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| Cou: projetée, pour la sauvegarde des droits civils et constitutionnels des diverses nationalités de ce PaYs ;
Que les tribunaux et les Juges de diverses Provinces sont actuvilement, en ce qui concerne l'ex: rcice et mise en force de tous droits et pouvoirs du parlement et du gouvernement général du Canada, pour les choses communes à tout le pays, considérés comme ses tribunaux et ses Juges ;
Qu'en conséquence l’établissement projeté de la dite ‘ Cour Suprème ”et‘ Cour d’Echiquier ” west pas, maintenant, désirable et ne justifierait pas les dépenses considérables qui devront en résulter pour le pays, et les frais souvent ruineux, que les justiciables auront à encourir.
Malgré l'opposition si fondée que firent à cette mesure les députés conservateurs du Bas-Canada, elle fut approuvée par la Chambre.
Bien plus, au dernier moment, M. Laflamme proposa de supprimer l’appel en Angleterre. C'était un coup d’annexioniste. M. Laflamme et ses amis, voulaient par là, briser un des liens qui nous unit à la mère-patrie.
Lorsqu'il s’est agit, de fixer les salaires des juges de cette cour, les libéraux ont affiché le mépris qu'ils professent pour leurs principes d'économie d'autrefois. Ils décrétèrent que le juge en chef de la cour recevrait un traitement de HUIT milles piastres par année et chacun des juges puisnés de SEPT milles piasires. On leur donnait les salaires des ministres, bien qu'ils ne soient pas tenus de faire les dépenses des ministres que leur position oblige à dépenser des sommes considérables soit pour les élections, soit pour les frais de représentations.
En cette affaire, comme en toutes
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autres, les libéraux ont voulu |nos tradition: et ensuite qu’ils se
prouver qu'ils ne se souciaient moquaient de leurs anciens prinnullement de conserver nos lois, | cipes d'économie.
La critique et la pratique.
Quiconque sait combien la tâche | 104, et M. Cartwright emprunte à d'attaquer est facile, et celle de |884, l'homme habile par exceldéfendre difficile, conviendra avec | lence ! nous, qu’un imbécile peut, sur la] M. Crookes, du gouvernement p'upart des questions, soulever | d’'Ontario, un libéral, par conséplus d’objections en un quart|quent un habile, vend les débend'heure, qu’un homme habile n’en | tures des municipalités à 82 à Lon. réfutera en vingt-quatre, Les li- | dres, et le gouvernement de Québec place les siennes à 98.
Personne n’a oublié tous l?s reproches que les rouges ont adressé à l'administration des terres de la Couronne de Québec. Combien de fois ne l’a-t-on pas accusé de ven
vaient qu’à critiquer la conduite de leurs adversaires, ils étaient intarissables, mais maintenant que nous les mettons sur la défensive, non-seulement ils ne réfutent pas |dre à tout hasard le domaine punos objections, mais ils gardent | blic, de le laisser exploiter par le sur elles un silence complet. commer£e sans Connaître la valeur A la vivacité et à la sévérité de | des terres louées aux marchands leurs critiques, on aurait eu lieu | de bois ? Combien de fois n’a-t-on de croire que, si jamais ils arri- | pas tonné contre l’extravagance du vaient au pouvoir, les plus grands | département des ‘erres ? prodiges d'administration et de ré-! Hélas ! que devient cette extraforme signaleraient leurs pas. | vagance, ce mépris de la chose pu- Toutes ces critiques, toute cette | blique, cet oubli des devoirs des sévérité se lournent aujourd'hui | gouvernants en présence de la sagesse du gouvernement grit-libéles trouve au-dessous des règles et | ral d’Ontario. des principes qu'ils avaient posés. | Un fait trop peu connu, parmi Comparés à leurs actes, ceux des | nous, fera bien saisir la différence. conservateurs paraissent sages ; | Un jour, le gouvernement suivant norre extravagance prend près de | le cœur des rouges, le gouverneleur conduite des airs d’extrème | ment libéral d'Ontario, offrait en prudence, et notre incapacité, grâ- | vente, aux enchères publiques, ce à eux, ressemble à de l’habileté. | 7,500 mizzes de terres publiques. Ainsi, ces mauvais administra-| Pensez. vous que ces teires avaient teurs du torysme ont diminué un |été arpentées, que le département jour les taxes de $2,000,000, et les | en connaissait la richesse ? Nulgrands financiers du rougisme les|lement, il ne Ia connaissait pas ont augmenté de trois millions de | plus que le centre de l'Afrique. Et piastres. lorsque M. Scott mettait ces terres Les négociateurs sans habileté | aux enchères, il y avait déjà dans du parti conservateur, emprun- Ontario, 12,000,000 d’acres sous taient des fonds à Londres à 105 et! permis d'exploitation !
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Cette monstruosité finit par sou-|le chose s'était faile dans notre lever le peuple d’Ontario ef la province ? On aurait essayé de veille de la vente, M. Scott retira | nous y faire voir toutes espèces de des enchères, 2,500 milles, “ parce- | scandales, de spéculations, et le que disait-il, à la session su ‘ante, | public aurait fini par le croire. un sentiment de défiance eæistait à ce| Maïs la chose s’est passée à Onsujet dans le pays. Il vendit néan-|tario ; elle était par cela même exmoins le bois qui se trouvait sur le | cellente, comme l'augmentation de reste de ces terres, c’est-à-dire sur 3 millions de taxes, et les em- 5,900 milles pour la somme de|prunts de MM. Crooks et Cart- $#600.000. Qu'aurait-on dit, si pareil- | wright.
La comédie du parti national.
politique. Dire qu'il s’est rencontré quelques centaines d’honmes pour se conterter afin de tromper toute une population ; que ces sinistres farceurs se sont engagés à rester ce qu’ils étaient,des rationalistes des annexionnistes, des pelits fils de Papineau, et À feindre
On a discuté, quelque part, Ja question Je savoir si le parti libéral, si cette associa tion hybride qui pourrait s’appeler le parti libéral, national, grit, réformiste, était le continuateur et héritier du parti libéral représenté autrefois dans la presse par l’Avenir et le Pays, et dans le Parlement par MM. Dorion, Geoffrion, Paquet etc ? Pour nous, il n’y a pasle moindre doute et il nous semble qu'il suffit de poser cette question, pour la résoudre dans l’uffirmative. Depuis la Création du parti national, le cours @°s| Le parti démocrate, tondé en événements politiques est venu dé- | 1848 avait arboré frauchement ses
un degout pour le libéralisme,c'est montrer au pays qu'il n'y el MM. Dorion, Papin, La-
quelque cho:-e d’inouï et d’incroyable ! Dissimuler pour régner.
Tel'e était la maxime de Louis XI Celle des rouges n’en était qu’une imitation. Dissimuler pour arriver, se sont-Hs dit.
rien de changé, qu'on avait modi | flamme, avaient plus de courage fié un nom pour les besoins de la| que les Dorion, les Laflmme, les circonstance. L'étiquette que l’on|Jetté, les J. Perrault de nos jours. colle sur un flocon de mauvaise li lis avaient des principes, et le queur ne la chañge pas ; de mê |courage de ces principes. Pleins me Ja pancarte portant le mot |d’ardeur et de zèle,ils prétendaient “ nationards” n’a pas changé |uous initier aux beautés du libélussociation libérale de notre | ralisme, et un beau jour ia previnpays. Tout au plus a t-elle fait des | re de Québec écoutait tout étonnée dupes et fourni à quelques-uns un |les premiers chants x libéralisart tein pour passer d’un camp|me.
l’autre, afin d’ettendre le soleil] + D'mocrater par conscience et. Canalevant. “‘dien -Frarçgrs d'ongin-.diegit le me
L'organisation de ce parti natio |* hot And Late ent sr it
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“de pouvoir trouver un fil conducteur ‘ sur jes terres di: nouveau monde...
“ Sans le sulage univers |, quelle s-ra ‘ Ja consécration légitima et rationnelle, “ des droits du pouvoir ? Sera-ce la goutte ‘ d'huile de la Ste. Amsoule, g'issent sur “ le front d'un homme, qui le f+ra souve
‘“ rain et lgislateur de toute uns 2ation ?
“ Nous avons le malheur de ne pas com.
“ pren ire ainsi le puissant droit de souve- < rainet6 ; nous prendrons donc la liberté «“ da préfrer très uniment à la huileuse “ consécration de Kheims, cell: qui, en <: f:vrier 1848, s'échappait forte et pure de « de la poitrine d’un nobl» peuple. Les na- «‘ tions ons jadis eu la christianisme, les «sciences, les arts et l'imprimerie qui les firent civilisées: elles auront mainte- ‘ nant l’éducatlon populaire, le commerce ‘“etle suff:age universel qui les feront x, hbres.”
Par une singulière coïncidence, ce club libéral s'appelait le Club NATIONAL démocratique:
MM. Jetté et Joson Perrauit, les pères putatifs du nouveau parti n'auraient rien innové; ils n’auraient tout au plus que repeinturer un nom qui s’effaçait sur l’en seigne.
Pendant vingt ans le parti libéral, ayant à la bouche les grands mots de liverté, d'affranchissement des peuples, de tyrannie du clergé, ess:.7a Ce battre en brèche l'édifice de nos institutions natio nales. La lutte fut longue ; les défaites ne le rebutaient point. Toujours battu, il se relevait après chaque ëèchec, jusqu’au jour où il resta sur le champ de bataille de 1367.
Les libéraux étaient tellement | ancrés dans leurs principes que pour les défendre et les répanüre, ilsne reculèrent pas devan! un crime de lèse-nation ; ils ne reculèrent point devant la responsabilité de diviser les Canadiens unis jusqu'alors. On aurait cru que dix ans de lutte leur auraient fait sentir l’'énormité de leur faute, le mal qu'ils nous faisaient. nl du tout. Périsse la patrie, plutôt
qu'un principe disaient-ils eux aussi, lorsque les conservateur:
leur demandaient de cesser leur lutte fraticide. C'est la réponse que faisait M. Dorion à Cartier, lorsque ce grand patriote venait lui tendre la main en 1+57 et lui offrir un portefeuille de ministre.
C'était une noble démarche de la part de Cartier: offrir la paix à so adversaire, une paix honora ble ponr l’un et l’autre, puisque le vainqueur ofirait au vaincu de partager les bénéfices de la victoi Je.
‘“ Je ne consentirai pas, disait M Dorion dans son adresse aux électeurs de Mont.
réal, en 1857, pour l’honnevr “avoir un si ge dans une a:lminisiration quelconque à Sacriti r les opin'ons at les principes qui m'oit guide jusqu’à présent, ni où ’humil'ante nécessité de contredire mes votes, de reconnai re q 16 tout ce que j'ai précédemment blâmé était bien, que tout re que j'1i approuvé était mauvais. Sije le faisais, je serait ind gne de voire confiance.
Ja me présente devant vous ainsi quejs e faisais en 1854, comm: apperterant au parti hhéral le plus avancé, celui qui a ‘oujours proclam les principes les plus sonciliants en fit d'union entre les cioyens des différentes origines, 1-8 plus larges en fait de liberté civile, poiitique et religieuse. {Voir Turc'tie, le Canada sous Uuion, pag» 324, vol If)
Après 1867, M. Dorion, vaincu, mais non dompté, professait ouvertement le libéralisme au Parle.
ment. Il réclamait le suffrage universel, demandait le vote au scrutin secret pour soustraire le peupie à l'influence du clergé et se montrait le libéral de 1857. Mais les chances du parti allaient de mal en pis,et il fallait aviser aux moyens de parvenir quand même. C’est alors que fut trouvée !a formule dissimuler pour régier et que fut conçu le parti de l'hypocrisie or.
ganisée, C'e:t-à-dire le parti libéral Le mal s’aggravait de jour en jour et l'organe ,ouge. le Pays, disparut le 26 décembre 1871, On fit alors circuler le bruit qu'il se for-
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se Trés
mait ua nouveau parti. On cherch2 partout de nouvelles recrues, enlesalléchantavecun programme trompeur et renié depuis par ses auteurs. On faisait circuler partout la nouvelle que MM. Dorion, Doutre, Dessaulles seraient mis à l'arrière-plan comme dangereux, et que les nouveaux chefs seraient des hommes modérés, religieux, enfin des conservateurs moins le nom, Ces ruses firent des victimes dont piusieurs se sont noblement rachetés depuis et qui nous ont aidé à démasquer nos adversaires, Enfin, le parti était formé ; la Minerve en parlait a'ors et MM.
Perrault et Jetté profitèrent d’une de nes erreurs pour annoncer euxmêmes dans nos colonnes, la formation du nouveau parti. Îl est bon aujourd'hui de remettre la letire qu’ils nous écrivaient alors sous les yeux du public et sous ceux de ses signataires.
Voici cette lettre que nous trouvons dans l1 Minerve du 25 décembre 1871 :