‹ Les Rouges et les bleus devant le pays [microforme]Chapitre 23 sur 49 · L. À. JETTÉ, J FERBAULT · texte numérisé non relu

L. À. JETTÉ, J FERBAULT

Moutréa!, 28 déc: mbre 1871.

MM. Jetté et Perrault niaient qu'ils étaient les chefs du nouveau parti, mais en admettaient l’existence

En 1872, le parti national se montra au grand jour, avec son organe le Nutional qui dans ce temps là ne parlait que des nationaux, mais jamais des libéraux. M.

Doutre devint muet, M. Dessaulles rangeaii son baillon dans la crèche du gouvernement et M. Dorion partait pour l'Europe. Les élections se firent sous le drapeau du parti national. Une fois les élections terminées, on vit M. Dorion revenir d'Europe, on lui remit un mandat de député, et en Chambre, il s'en vint sans façon prendre la place qu'il avait laissée libre, disait-on, pour M.dJetté. A mesure que le temps avançait, le National parlait de moins en moins des nationaux et de plus en plus des libéraux. Il cessait d'écrire des articies sur le mois de Marie pour reproduire des articles des journaux révolutionnaires de France et admettait M. Dessaulles à sa collaboration. Plus tard, M.

Aubin, un libre-peuseur, devenait son rédacteur ordinaire et les nationaux passaient dans le journal à l’ésat de mythes. Après la chute des conservateurs à Ottawa, M.

Dorion, un vieux de la vieille, comme disait Alex. Dufresne, M.

Fournier et Letellier, deux autres vétérans du ruugisme, puis M.

Geoffrion, l'ami du clergé de St.

Hyacinthe, entraient dans le cabipet fédéral. Où ét:ient les nationaux qui avaient fait la lutte en 1872 ?

L'an dernier, comme le Nationaë nägeait trop bravement dans lies eaux rouges, on fonda un journal qui devait être l'organe d’une fraction du parti de la réforme, libéral-national, le Bien Public. C'était l'organe religieux, disait-on,

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