‹ Les Rouges et les bleus devant le pays [microforme]Chapitre 28 sur 49 · LL · texte numérisé non relu

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basse calomnie. Les procédés pour décréter la mise hors la loi, ont été conduits d'une maniere si insolite (pour ne pas dire davantage), que le Greffier de la Cour du Banc de la Reine de Winnipeg a cru devoir dégager sa responsabilité, e1 écrivant aux journaux qu'il n'avait eu aucune participation à ce qui vient d’être fait. Evidemment il y a manigance. C'est à ceux qui out commandé et exécuté cette manœuvre à expliquer comment la chose s’est faite, Pourquoi accuser MM. Royal, Girard et Dubuc, ue loin d’être pour quelque chose dans ces procédés aussi -extraordinaires dans leur nature que dans leur précipitation, les ont combattus de toute leur force. M. Royal, l'avocat aussi zélé que désintéressé de ceux contre lesquels on à intenté des poursuites ! M. Dubuc, qui n’a accepté la position de pro.

cureur-général, qu'à la condition

u'il ne prendrait aucune part A l'action contre Riel et ses amis, et qui, depuis, n’a accepté d’être avocat de la Couronne, qu’à la condition encore qu'il pourrait conduire la défense de M. Nault.

M. Girard, qui, dans le gouvernement et ailleurs, s'est toujours montré l'ami et le défenseur des Métis et de leurs chefs ! On choisit des noms loyalement identifiés à la cause de Manitoba, parce qu'on a besoin de donner violemment le change à l'opinion publique et la distraire des procédés iniques sur lesquels on s'appuie, mais dans lesquels bien certainement les honorables MM. Roya!. Girard et Dubuc n'auraient jamais consenti à prendre une part quelconque.

Sans vouloir relever toutes les in.

justices commises, sous le prétexte de nos difficultés, je me crois tenu de dire quelque chose dans le cas actuel, parce que les trois honorables Messieurs que l’on accuse si

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faussement sont des premiers cana- | nombreuses et étendues sur le diens-français qui sont venus se | Nord-Ouest, se joint chez M. Masfixer à Manitoba après nos troubles, | son le disir sincère de le servir. qu’ils nous y ont rendu des servi-|Je connais les sacrifices nombreux cessignalés, et que l'injustice qu’on | que l’Honorable Membre pour Terleur fait est préjudiciable à notre | bonne s’est imposé en notre faveur, population. et puisqu'on l'attaque et que même

J'ajouterai un mot en faveur !on l’insulte à notre occasion, qu'il d’un autre ami de Manitoba, accusé | nous soit au moins permis de dire lui aussi bien à tort, et précisé-| qu’il ne travaille point pour des inment parce qu'il nous sert avec grats, et que si jamais l’histoire de plus de générosité. Je demande à | Manitoba s'écrit par une main im- M. D. R. Masson la permission | partiale, son nom y sera consigné d'affirmer ici le sentiment de re-|en beaux et nobles caractères parmi connaisance que nous inszire à | les amis sincèrement dévoués des moi et à notre population, le zele | Métis français et de toute la popudésintéressé avec lequel il reven- | lation du Nord-Ouest diqué les droits de ses compatrio-| Merci donc à tous ceux qui nous tes de Manitoba. Je sais que M.'ont fait du bien ou qui ont voulu Mussca s’occupait du Nord-Ouest, | nousen faire. Merci à la Légisavant de s'occuper de politique. | jature de Québec d’avoir répondu Hé'itier de l’importante corres-|à l'appel de l’homme de cœur qui, pondance que l’Honoroble Rode- | après être venu mettre son talent rick MacKenzie a entreienue, pen- | au service de nos accusés politidant de longues années, avec un | ques, a invitéla Chambre à prengrand nombre de membres de l’an- | {re sur la question du Nord-Ouest, cienne Compagnie du Nord Ouest. | une attitude qui nous a été d’au- M. Masson, en étudiant et Coor-|tant plus agréable quelle à été donnant ces précieux documents | unanime.

inédits, a acquis sur le Nord-Ouest aue foule de connaissances que bien peu de personnes possèdent.

Naturellem?nt, de pareilles études et l’intérèt qu'elles inspirent, ont conduit M. Masson à s'occuper d’une manière spéciaie de la population de la Rivière-Rouge.

Dans ces deruières aniées, mes relations personnelles avec sa fa-

oo,

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