L’AMNISTIE COMPLÈTE AURAIT ÉTÉ AC- CORDÉR, SI ON L'AVAIT DEMANDÉE
On prétend que Lord Carnavon n'aurait jainais consenti à accorder l’'amniste pleine et simpie nour tous. Qui le sait ? puisque déjà le télégraphe annonce que le noble Lord + donné son assentiment aux
résulutions Ge l'Honorable M. A.
mille, le respect affectueux et la | MacKenzie, qui pourtant sent loin
reconnaissance que'je nourris pour | d’être en harmonie avec le dernier sa vénérable mère, m'ont mis en | paragraphe de sa dépêche. Des contact avec lui d’une manière | hommes aussi distingués que Sa toute spéciale, il a, par conséquent, | Seigneurie ne sont pas obstinés ; la pu apprendre ane fouls de détails, | preuve en est évidente dans la réque bien d’autres ignorent, et qui | ponse faite à la dépêche du Trèsont augmenté l'intérêt déja si vif| Honorable Comte Dufferin, Ce qu'il nous portait. Dans ces rela- | dernier n’a eu qu’à exprimer son tons qui m'on‘ été si agréables, | opinion pour le faire approuver jai eu tout le loisir de me con-|sur tous les points par le Ministre vaincre qu'à des connaissances | des Colonies, : Si le gouvernement
tr
canadien avait pris la respousabilité de demander l'amnistie pure et simple, il l'aurait obtenue comme il a cbtenu une amnistie partielle. Le gouvernement de Sa Majesté n'aurait pas refusé le gou
de
‘“ barbarcs qui rôdent depuis des “siècles dans les vastes p'airies ‘du Nord-Ouest, et vous ne trou ‘ verez rien de PHRps ne à votre
sauvage atrocité ! ” Cette phrase a dù être préparée longtemps à
vernement du Canada, puisque |l'avance, car dans les témoignages
Lord Carnarvon lui-même dit que ‘ cette question ne peut être par- ‘ faitement comprise, dans toute sa portée, que par ceux qui rési- # dent sur les lieux et quien con- ‘ naissent familièrement tous les “ détails, ”
Son, Excellence le Gouverneur-
contre M. Lépine il n'y avait rien qui pôt la justifier. Si celui qui a prononcé ces paroles avait ignoré ce qui s’est dit dans ie milieu où il a vécu, avant de venir à Manito ba ; si ses idées sur les troubles du Nord-Ouest ne s'étaient formées qu’à la Cour du Banc de la Reine
Général, en parlant de l'opinion | de Winnipeg, il n'aurait pas tenu par moi émise, ‘ que le Gouverne-|ce langage. Un excès conduit à ment Impérial et Colonial sont|un autre, comme on le voit dans liés par les promesses d’ Amnistie la phrase suivante, prononce ée dans
que J'ai faites, “ dit que ‘ l’'Administration Canadienne actuelle, est!
la même circonstance : ‘“ Pas un ‘ seul individu n’a jamais osé dire
de ceux qui ont refus. Te reconnai- |‘ où écrire une seule phrase, je ne
tre la valeur d'une pareille obliga-
‘‘ (: pas pour justifier, mais mê
tion.” La dépèche semble donc |‘ re pour pallier, atténuer, excuindiquer que le 10 Décembre 1874, | “ser ou expliquer son atrocité.”
le Cahinet Canadien, g Rapport du Comité du Nord-Ouest,
n'avait pas encore reconnu ce que | les Résolutions du 11 Février 1875, |
graves qu'il a reconnu depuis. |
L faut que, preadant ces deux mois, il soit survenu quelque chose qui a eu encorc plus d’effet que le Rapport pour influencer L'opinion du Cabinet d'Ottawa. Ce quelque
cuose por.vait bien être indiqué | n'ont pas p
au Trèes-Honorable Secrétaire d’'Etat pour les Coionies, et aurait eu indubitablement sur le Gouverne
malgré le!
S'il était possible, en octobre der-
|nier, d'ignorer qu'il se fût dit
meut Impérial l'iufluence qu'il a |
eu sur le Gouvernement Canadien La covvurre pu JUGE Woo.
Cette réflexion m'est inspirée |
par l'impression produite par la |
manière dont les procès politiques
ont été conduits à Manitoba, et par |
des assertions comme la suivante,
ou écrit quelque chose en ce sens, on à pu l’apprendre depuis Ainsi va le monde ! Les departements, les gouvernements st même les uribunaux subissent des in fluences, comme celles que font naître les lettres de l'infortuné John Br sen et autres données qui us de valeur réelle.
’AMNISTIE INCOMPLÈTE OFFERTE PAR M. MACKENZIE, EXCEÉPYANT RIEL ET LÉPINE.
Je dois avouer, dit Sa Grandeur, qu'une pareille restriction me désappointe autant qu'elle m'étonne.
On affirme qu'il faut une amnistie, parce qu'en 1870, des promesses ont été faites à plusieurs person nes distinguées de Manitoba, parce que l’Archevèque Taché, de bonne
qui se lit dans la sentence de mort |foi, fit les mêmes promesses au nom du gouverment Impérial ; que ces promesses n'ont point été
portée contre M. Lépine : “ Cher- ‘‘ chez dans Les annal°s des tribus
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désavouées ; et que l'acceptation de ces promesses à facilité lacqui sition du territoire du Nord-Ouest; et, chose étrange, on exclut du bénéfice d’une amnistie pure et simple ceux 1récisément qui en ont reçu l’assi rance d’une manière plus explic te, plus directe et plus personnelle ; ceux qui, se reposant sur ces promesse, ont déterminé leur compatriotes à les accenter, et par cela même à cesser toute résistance.