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Les plans furent préparés, mais AVANT que la vente n’eût lieu moi et mes associés apprimes que le canal Lachine allait étre élargi, comme cela avait été annoncé publiquement. Nous adréssämes alors alors au ministre des travaux publics la lettre suivante :
(Voir la lettre du 17 septembre et la réponse déjà citée.)
CCALEITILEEPN TETE LIT) CRLLENTEETT] - CLULLLEL ET]
L'on peut voir par là, que les propriétaires de cette propriété ont tenu ce qu'ils avaient promis au gouvernement, de manière à lui éviter les frais d’expropriation de 20 ou 40 acheteurs,
La vente a donc été faite sous ces circonstances, el il est vrai qu'elle a trèsbien réussi, il est vrai qu'un peu plus de la moitié de cette propriété qui six mois auparavant avaii été achetée pour $250,- 000, a été vendue $500,000.
Plusieurs personnes, à Montréal et ailleurs ont été surprises de ce résultat, mais pour ceux qui savent combien la valeur des terrains a augmenté, à Montréal, depuis quelques années, ce r'ésultal n'arien d'élonnan.
CLIN ELELE CECERECLLLIE CAT
Je crois que tous ceux qui connaissent la valeur des propriétés à Montréal, admettront que les résultats ne dépassent pas ceux que l’on doit attendre d’une $péculation conduite avec soin et suivant les précautions d'usage. Quelques journaux ont avancé quéles prix que lui et ses associés ont demandés au gouvernement pour ces terrains étaient basés sur les.tarifs de ceux de cet encan. J'ai déjà dit que je n'avais pas proposé au gouvernement de lui vendre des lerrains ; conséguemvnent je n'ai pas étadli de prix.
Que de mensonges dans ces lignes. s
Le ? mars, il prétendait n'avoir reçu aucune information. Le 11 mars, il avoue avoi” reçu des informations, qu'il prédend permises.
Mais MM. Braun, Sippell et Trudeau ont déclaré’ que personne pas même des jéputésn’avaient le droit d’avoir ces iuformations.
Pourquoi MM. MtKenzie et Jetté auraient-ils ainsi trompé la Chambre le ? mars, s'ils n'avaient pas eu 1 conscience d'une mauvaise action.
amortir le coup en avouant d’a-
om ms
| Pourquoi cacher cette demande et cetle réponse s'ils ne s'étaient pas sentis tous deux coupables ?
Voyant le châtiment arriver avec les documents, ils ont cru
vance. Trop tard : le désir de cacher quelque chose indique la culpabilité. :
Donc second mensonge.
Pourquoi M. Jetté dit-il que c’est seulement quelque temps avant la vente du 10 octohre, après que leurs plans fussent près, qu’il a:appris que le Canal Lachine allau étre élargi? Ne le savait-il pas, 1° 17 avril, le jour qu'il acheta ce terrain par procuration ? Ne s’estil pas hâté de compléter Ia vente ce jour-là, parce que le lendemain.
c’est-à-dire le 18 avril, l'énoncé des intentions de M. McKenzie aurait pu mouter les prix ? Or, le 18avril 1874, bien avant que les plans de M. Jetté fussent faits sur le papier, M. McKenzie avait annoncé que. le Canal Lachine serait élargi de 100 pieds et que peur étre, on feraïit'un nouveau canal à côté de l'ancien.
C'est donc de l'innocence mal jouée, que cette ignorance feinte de M. Jetté.
Troisième mensonge.
M. Jetté représente devant la chambre sa vente cornme “sérieuse et de bonne foi. Il prétend qu’elle.a réussi et que les. ventes ont réalisé $500,000.
Mais l'enquête a prouvé que les ven:es, au contraire, étaient pour la plupart factices.
Quetriènte mensonge.
M. Jetté nous assure que son intention n’était pas de vendre au gouvernement et que, conséquemment, IL N’A JAMAIS FAIT DE PRIX.
Cela esr encore un mensonge au ays. Que veut dire la fin de! sa
ettre, si ce n’est qu’il conseille au gouvernement d'acheter d'eux-plutôt que de cent acquéreurs futurs ?
Mais voilà qui est plus direct.
L'ingénieur du gouvernement donne les prixque MM. Jetté, Laflamme et autres ont demandés.
Cinquiéme mensongc. 3]
Que dire de *:. McKenzie, qui après avoir déclaré qu'il ne s'était rien passé entr'eux, est trouvé se promenant de bureau en bureau pour les charger d’inforrnations et donnant ordre à ses employés de leur donner des renseignements officiels.
Maintenant, voilà qui est plus grave encore. La chambre ordonne à M. McKenzie de produire toute la correspondance et tous les documents qui se rapportent à cette affaire. Or, l'enquête dans le procès Jetté-MeNaughton a prouvé qu'il avait recelé cinq télégram- - mes des plus importants trompant ainsi la chambre de la manière la plus cynique.
Ces cinq dépèches sont :
Montréal, 2 Octnbre 1874.