MEN£ONGES SUR MENSONGES
Nous touchons à la fin @e ce triste épisode ; mais il reste encore un point qui jettera un éternel déshonneur sur MM. McKenzie et et Jetté. Entrons maintenant dans la série des mensonges qui sont l'accompagnement inévitable de cette dégoutante affaire.
Le 2? Mars 1875, M. Jetté a fait un discours en Chambre sur cette
uestion. Nous citons ses paroles
u Hansard, le rapport officiel de la Chambre :
J'ai été accusé par quelques journaux de l'opposition d’avoir usé de mon influence auprès du gouvernement afin d'obtenir des informalions d'avance. de crois que c'est le temps convenable pour nier pérémploirement une telle accusation …… .…
Et je désire une enqué:e pour PROUVER que ves accusations sont FAUSSES comme je l’ai toujours prétendu.
L’Hon. M. MaAcKENzIE ajoute :
JAMAIS il n’y a eu d'applications auprès du gouvernement pour qu'il ACHETAT les terrains de mon honorable ami.
Aucun terrain n’a été offert et aucune information n'a été DEMANDÉE, si ce n'est ceci. On me présenta une carte des terrains que ces Messieurs devaient vendre et ils me demandèrent si cette vente pourrait entraver les plans du gouvernement dans le cas où il aurait besoin d’acheter des terrains dans ces régions. Je leur répondis que le gouvernement n’A- VAIT PAS ENCORE DECIDE s'il élargirait l’ancien canal ou s’il en ferait un nouveau, et j'ai refusé de leur donner aucun avis s'ils devaient vendre ou non.
C'EST TOUT CE QUI A EU LIEU à MG Connaissance, e! comme rien ne s'est fail AILLEURS que dans mon ve bureau, je suis sûr que l’honorab'e Monsieur est exempt de tout soupçon de MÉFAIT dans c tte offen-
se,
C'est dur à dire : mais la cor.
respondance officielle prouve que toutes ces paroles sont autant de MENSONGFS des plus graves.
D'abord, il est évident que MM.
Laflamme, Jetté et autres ont offert leur terrain au gouvernement. La letire du 7 Octobre, de M. Braun à M. Jetté prouve le contraire, puis-
qu'elle dit : “ relativement à cette partie de votre lettre du 17...
OFFRANT DE VENDRE AU gOuvernement une lisière de terre...
j'ai reçu l’oRDRE de vous informer OC...”
M. MacKenzie qui avait crdonné de répondre declare donc par cêtie lettre savoir que ces terrains lui élaient offerts. Premier mensonge. |
Continuons :
Voyant leur supercherie découverte, M. Jetté change immédiatement de front. Il ajoute une seconde confession à sa première, dans la séance du 11 mars avec cette différence que c'est tout le contraire.
Il avoue alors qu'il s’est mis en communication avec le gouvernement et que le gouvernement lui a fait connaître ses plans.
Voilà maintenant qu’auflieu de cette infécision du gouvernement, il appert que celui-ci a informé, par lettre officielle, MM. Jetté et autres qu’il prendrait de 225 à 250 pieds, QU'IL LUI FAUDRA CELA, Ce qui jure avec la déclaration de M.
McKenzie QU’IL N'# AVAIT RIEN DE DÉCIDÉ.
Le 2 mars, M. Jette disait : { Je nie avoir usé de mon influence pour obtenir du gouvernement des informations avant le temps ( rapport du Hansard.\
Le 11 Mars, M. Jetté produit la lettre par laquelle il demande des informations.
Voici des extraits de ce second discours :
Je répète de nouveau que je n'ai jamais reçu du gouvernement, sois directement ou indirectement, d’information qui N'AU- RAIT PAS PU ÊTRE ANNONCÉE PUBLIQUEMENT.
En avril 1874, j'ai acheté, conjointe.
ment avec d'autres, ne grande étendue de terrain sur le côté nord du canal Lachine, et au mois de septembre, nous avons déridé “e veudre aux enchères la
plus grands partie de cette propricté,
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