‹ Les Rouges et les bleus devant le pays [microforme]Chapitre 7 sur 49 · RER · texte numérisé non relu

RER

DORE SF Ar

Ra na te a

SR

des preuves ? Mais nous vous en avons donnés à foison.Gela ne suffit point.—Eh bien, un peu de patience et vous en aurez d’autres. Il ne vous suffit pas de savoir que M.

MacKenzie construit le chemin de

la Baie Georgienne pour l'avantage exclusif d'Ontario; il ne vous suflit pas d’avoir constaté, avec nous, qu’il à allongé ce chemin de 35 milles à l’est du terminus,äixé deux fois par le parlement fédéral au sud du lac Nipissingue. Il ne vous suffit pas d'avoir vu M. MacKenzie accorder $12,000 par mille au 120 milles du Canada Central, »eudant qu’il refusait d'accorder un sou, au chemiu de laColonisation, eh !

bien puisque vous voulez être écrasés par les preuves, vous le serez,

Ces faits sont indéniables ; ils viennent de se passer. Vous savez également que lorsque le gouverment conservateur a propasé de construire l’Intercolonial, les grits.

M. MacKenzie en tê'e, s’y sont opposés, parceque ce chemin traversait trois comtés du Bas-Canada.

Vous savez que, s’ii avait été au pouvoir, nous n’aurions jamais eu ce che nin qui rend tant de services au bas de la province de Québec Vous n’ignorez pas, non plus, que lorsque Sir John a proposé à la Chambre d’enlsver à notre pro vince une dette de quatre à cinq millions, M. MacKenzie et ses amis ont voté contre cette proposition.

Vous venez de voir l’implacable hostilité du chef grit contre notre province, cependant ce même M.

MacKenzie qui voulait nous imposer une dette de cinq millions, a remis d’un trait de plume une dette de $3,000,000 due au trésor fédéral par une puissante compagnie de chemin de fer d'Ountario, sous prétexte qu’elle ne pouvait faire face à ses engagements.

Le gouvernement avait, sur les

propriétés de cette compagnie, une bypothèque de £4%75 000 sterling, et il consent à donuer main levée de cette hypothèque, si la Compagnie Northern Rai w y lui douue £100,000 sterling.

Voici les deux principales dispositions du biil de M. MacKeuzie, qui comprennent cet excellent marché :

Considérant que l'hypoihèque de la Puissance sur le ch-min de fer et les propriétés de la compagnia du chemin de fer du Nord du Canada, s'élève à la sonme d+ quatre cen' sorxin'e-quinze mille louis sterling (£475,000), et que le gouvernement du Cinada possè ie au-si des bons privilégiés de la compa.

gaie au moutant de cinquante mille louis sterling; et qu'il est à propos d'adop'er des dispositions pour faire

pu: ger cette hypo'h'q''eaux conditions -

ci-dessous m-ntionnees : À ce- causes, S1 Majasté, par et de l'avis et du esn- *entement du S'nat er de la Chimbre des Communes du Canada, décrète ce qui suit:

Si la dite compagnie ou toute compagaie formée par sa fusion avec quelque autre compagnie en vertu d’un acte de la présente session, paie au R:ce-.

veur-G°néral du Canada, ou aux agents financiers du Canada en Angl-terre, le vu avant le premier jour d'avril milhuit cent 80i*4nte-seiz2, — ou dans le cours de telle période plus longue que l: Gouverneur en conseil pourra accorder, n'excédant pas trois mois de la da.

te ci-dessus fix*e,—l1 sonime de cent mille louis sterling, (£10 ,000), ce paiement operera une C0 uplète quittence et décharge de la dite hypothèque et de toute somme principale et des inté.

rêts dus à son égard ; et le R:ceveur.

G ‘néral ou les. dits :gents financiers (selon le ca ) donneront à la compaguie un ceruticat da ce paiment, qui sera une preuve suffi sante de la dechurge de l'hypothèque et de toute réclamations à -on égard,

Les intérêts accumulés sur cette dette ajoutés au Capital, la portent à $3 OUU. 000. :

N'estce pas là une subvention indirecte accordée à ce chemin ?

hf En lui faisait cadeau de $3,000.-

000, M MacKenzie ne met-il pas la compagrie en état d’aller audevant du chemin du Pacifique? C'est ce qu’apppré.

hendait la compagnie du chemin de la Colonisation #t la compagnie du chemin de fer du Nord, lors de leur entrevue avec le Premier miuistre au commencement de l'hiver. Leurs directeurs représentaient que, puisque M: Mac- Kenzie se proposait de diminuer les obligations du Northern Rail.

way, envers le gouvernement, il devait, en Ccompensstion, accorder un subside au chemin du Nord.

Dans la requête présentée à cet.

te entrevue au ministre des travaux publics, il est dit :

“ Les soussignés attirent respectueusement votre attention sur la probabilité que l’on demandera à la législature fédérale d'abandonner les grands inté.

rêts qu’elle à dans le Northern Railway de Toronto,qui #2 dirige vers le nord et s'approche rapidement de l’objectif com mun du lac Nipiseingue. L’abandon de cet inté:êt, ou continucr de ne pas for.

cer cette compagnie de le payer, équivaut à un aide à cette ligne de To:onto, dans ses efforts pour atteirnüre la région du lac Nipissiogue dans Ontario.

Ce raisonnement avait beaucoup de force. Quelle réponse M. Mac- Kenzie fitil? Il nia hardiment que le gouvernement eut l’intention d'abandonner ses droits. Nous trouvons cette réponse dans le comp'e - rendu sténographié de l’entrevue :

# Quant à ce quiregarde le Northern Railway, disait alors M MacK:nzie, le gouvernement n’entend pas perdre un sou de ses .cr‘ances sur les propiiités de la Compagnie. Il prétend se faire p'yer j'1squ’au dernier farthing.... Les détenteurs de bons en Angleterre ont la première hypathèque, le gouverne.

ment vient ensuite et il prétend 8e fai.

oo

une fois les ‘porteurs de bons payés.’ (Voir compte rendu de la Gazetle de Montréal.)

Comme on pourrait nous taxer d’exagération, lorsque nous disons que le gouvernement fait remise au Northern Railway d'une dette de $3,000,000, nous aopelons à notre secours, un des amis les plus ardent de M. MacKenzie, M. Wood.

Voici ce qu'il disait de ce marché le 18 mars dernier, dans la.

Chambre des Communes :

M. Wood dit que les hons,. membres.

doivent se rappeler qu’un Bill sembla.

ble à celui-ci fut introdui!, relativement au chemin de fer Northern par l'arcienne administration, Îl est vrai que le gouvernement de ce temps-là désirait prendre uve plus petite somme en compensation que le présent gouverne.

ment, Un très-fort article sur le eujet a paru dans le: Globe, et le gouvernement a eu peur. Le présent gouvernement est venu devant la Chambre demandant des pouvoirs presque semblables ; il demande que le p:y+ cède une réclamation d'environ trois millions de piastres pour environ un mi:lion. En 1859, la compagnie était dans l'embarras. Elle devait une tiès-grande somme d'argent, et des arrangements furent faits pour la mettre dans une meilleure condition, La dette due au gouvernement se montait à £475,- 000, et l'intérêt non payé jusqu’au mois d'Août 1859, était de £116,00)0, qui fai.

sait un total de £591,0)0.... C'est pourquoi il (Wood) croit qu’il n’est pas juste que la Chambre soit appelée cesoir,sur la foi de cette rérolution,de passer un Bill privant le gouvernoment de ce qui lui est dû par cette compagnie, La com.

pagnié est parfaitement capble de payer, et c'est tout simplemeit un moyen de mettre une somme considérable dans ses oofires, Les corporations de ce genre sont parfiitement en état de 5e soutenir d’elles-mêmes,

La Compagnie du ‘ Northern Rail.

w y ’ vient devant le Parlement et demande qu’on lui donne une dette de $3,000,000, pour laquelle le gonvernewent pe :aC-vra que £100 000 comp:

tant et £50,000 en debeniures de troi-

re payer la valeur de cette hypothèaue | sième classe uui pourraient valoir 60

ss Je

ou 7à par cent. Ceoi signifie récllement uo priement par la eompagnie de 30 eeuts dans ‘a piastre, Il proteste con.

tre le gouvernement qui donne au # Northern Rai w:y ’’ $5 000,000 auxquelles cette comprgnie n’a pas droit, et qui provienneut des taxes payée:

par le peuple, .(voir compte-rendu off cielle, 18 mai 1875,

Un autre député, M McGillum a abondé dans le même sens, mais il y a plus que tout cela encore ; c’2st le rapport de l’'Hon. M. Crooks trésorier d'Ontario, sur la position de la Compagnie, rapport présenté au lieutepant-gouverneur en Conseil le 3 mai 1873.

L'Hon. M Crooks dit dans ce document offlciel.soumis aux amis de M MarKeuzie à Toronto :

‘4 Aniès avoirexaminé les états des recettes f.ites par ce chemin de fer et après avoir donné une marge libéral (/ibe.

ral allowanc-) poug les dépenses sur le compte du c'pital il appert au souséi gné que la Compagnie pourrait facilement payer un inté: ê{ de 5 p. 100 par année sur le montant de-son obligation er.vers la Province et en même temps fonctionner parfaitement et faire de temos à autre les changements et modifica.

tions exigés par le trafic et l’inté:êt public. ÆEa conséquence le soussigné est d'avis que cette somme est une excel.

lente créance de la Province du Cinada (a ccnd asset) pour le montant de $2.- 311 666,67 er que la somme de £:50,000 en bons uvec intérêt a da er du ler juil.

let 18:7, l’est également et que ce se rait un arrangement très désivantageux (a most disadvantageoss arrangement) et ir juste pour la Province, si le proposition contenue dans les dites résoluuions étaient adoptées.

(Signé) An, CRooks,

Faisons remarquer qu’en 1873, cette créance appart..nait à la Province d'Ontario etque le gouvernement gritn’a pas voulu l'abandouner. Depuis elle est tombee dans l'actif du gouvernement fédé.

ral et M. Ma Keuzie (1e chef de M. Crock:) qui ne voalait ps faire

perdre un sou au gouvernement d'Ontario, se hâte de biffer cette créance du grand livre du Bouvernement fédéral parce que toutes

les provinces sont aopelées à supporter la perte.

Nous n'avons rien à ajouter, après le discours de M. Wo ‘1, un anni dévoué du gouvernement,qui disait à ses électerrs, aux dernières élections : ‘ JZ heartily endorse the poliry cf the government as contained in Mr. MucKerzie's address to his constituents.” Notre cause u’a plus besoin de preuves et nous sommes certain que ceux qui ont suivi la politique du gouvernement en ce qui Concerne les chemins de fer, diront avec nous que le Bas-Canada a été sacrifié à Ontario. Il suffit de jeter un cou) d’œil sur le résultat de la polilique pour embrasser toute l’étendue de ces sacrifices. Ontario s’est enrichi de $10,000,000 et Québec n’a pas obtenu un seul sou.

Que pouvons-nous ajouter de plus.

Ces chiffres ne sont-ils pas pius éloquerts que tout ce que nous pourrions dire ?

Que M. MacKenzie donne la part du lion à sa province, c’est déjà fort mal pour lui. Placé à la tête des affaires, il ne doit que distribuer également les deniers entre toutes les provinces, mais enfin, il peut plaider son tropgrand amour pour les siens. Que dire alors de MM. Geoffrion, Fournier et Letellier, qui, en face de cet:e affection immenss de M. MacKenzie, n’ont que de l'indifférence ou de lhostilité pour notre province. Ge n’est pas M. MacKenzie qui est le grand coupable, mais ce sont MM. Geoffrion,Fouruier et Letellier,qui,noa content: de ne pas obtenir notre partdes deniers publics, cherchent à uous enlever Ce que nocs avons, en s’florçant de ruiner nos entreprises nationales,

CSENFSE D AU OM NRSEE EE re

Leur politique financière.

Le régime Prown MacKenzie sera connu dans notre histoire coinme le règne de la duplicité et de la fourberie. Pius nous examinons les actes de nos gouvernants, plus nous arrivons à nous convaincre que lorsqu'ils ne trompeat point le pays, ils le font souffrir par leur incapacité. Estil possible de tromper plus la province de Québec que ne l’a fait M:MacKenziedans sa politique des caemins de fer ; sa conduite n'est-elle pas entachée de.duplicité depuis le commencement jusqu’à la fin ?

Lorsque nous é‘udierons les agissements du gouvernement fédéral touchant l'administration de nos finances, si nous ne nous trouvons pas en face d'une tromperie aussi indigne, nous verrons une incapacité tout ausai préjudiciable, non-seulement aux intérêts de Québec, mais à ceux du pays tout eutier.

Pendant leurs six années de pouvoir, les conservateurs ont réussi à dépenser {1 millicns de

liastres pour des travaux pu-

lics ; plus de 2 millions et demi pour le fonds d’amortissement de l’Intercolonial, ce qui éteindra cette dette en trentesix ans. Puis ils ont diminué les taxes de deux millions, en laissant en caisse un surplus de plus d’un million. C'était un résultat maguifique. Le pays avait lieu de s’applaudir de son gouvernement, qui, tout en dépensant des sommes cousidérables pour des fias d'utilité publique, diminuait les taxes e:

laissait, avant de mourir, un surplus eu caisse.

taxes étaient trop lourdes, on nous épuisait ; 1ls faisaient des assemblées pour protester contre les impôts Il va sans dire qu'ils pro:

mettaient de changer tout cela s'ils arrivaient au pouvoir.

Ils ont tenu promesse. Ils ont tout changé, mais non pas comme ils nous avaient donné lieu d’espérer. En moins de dix huit mois, ils ont augmenté les taxes de trois millions et les dépenses de deux mill'ons. Voilà, en deux mots, le résultat d: leur administration financière. Il est vrai que les conservateurs avaient pour financiers Sir Alexander Galt, Sir John Rose, Sir Francis Hincks, M. Tüilley.

hommes d'un talent hors ligne et que les’ libéraux ont remis leur succession entre lés mains de cet individu jaloux, Richari Cartwright, connu, dans sa province.

sous le nom de grand incapable.

A la session de 1874, le pays fut on ne peut plus surpris d'entendre M. Cartwright nous faire un ta.

bleau effrayant de notre position financière. Il nous montrait un défici‘, résuitat du gaspillage des conservat.urs, et nous déclarait qu’il n’y avait qu’ur moyen de le combler. C'était d'imposer des taxes pour ur montant de trois millions.

Comme on sait, les dépenses de l’année se font toujours d’après des estimations faites l’année précé-' dentes et c’est dans les comptes de 1873-74, faits par M. Tilley que M. Cartwright voulait nous faire voir un déficit. Neuf mois üe l’anuée étaient alors écoulés ; c'était une excellente base pour faire les

Cette exceilerite administration | calculs de toute l’année et arriver ne pouvait contenter les roug-s,|approximativement au chiffre des nos libéraux. A les entendre, les ! dépenses des douze mois.

— dé —

Ur, pendant ces neut mois, les|taxes ? Le Globe, le Miuistre des

recettes avaient êté de $16,052,27#,- | Finances, et tous ies:journaux rou-

68 et les dépenses pendantla même |ges, nous ont appris que les nouçénmode de $15,970,405 98, en sorte | velles taxes avaient produit une que le surplus pour les neuf était | augmentation de revenu de $546,de 881,868 70 ivoir les documents | O9U.

soumis à la chimbre,30 avril 187#.| Posons maintenant le surplus Nous avons maintenant pour nous |cité plus haut de..…..…..8880.776 guider l'expériance des années pas- | et retranchons en... 246 000 sées. Or, ii s'est trouvé que c’est

endant les trois derniers mois de 8334,776

’année fiscale que les recettes sont! Voilà le surplus que nous troules plus fortes et les dépenses | vons en nous servant des chiffres moindres. Il nous suffira de dire | que nous fournissent les journaux que les subsides aux provinces.qui ke gouvernement ; mais il est en forment une des plus lourdes char- | réalité beaucoup plus considéra. ges du gouvernement fédéral, sont | ble, comme nous l’établirons plus payés pendant les neuf premiers | loin, Il est done impossible de justimois. Il y avait de plus l’année pré-| fier l'imposition de nouvelles cédente un surplus de $1,500,000 | taxes, qui ne servent seulemsnt qu'il faut ajouter à celui de 1873 |qu'à payer l'augmentation des et 1874. ee ‘deux millions de dépenses que M. Il nous sera aussi facile deprouver | Cariwrigat nous iaflige cette anque M. Cartwright était dans l’er-| née, reur en citant ses propres chiffres] Cela posé, il nous sera facile ceux dont se sont aussi servis ses| d'établir. Lo. Que M. Cartwright organes. | ÿ a tromp; le pays l'an dernier en D'après M. Cartwright, les re-| prétendant que l'extravagance da celtes et les dépenses de l’année de | parti conservateur avaii produit 1873-74, se répartissent comme |un déficit et qu’il fallait imposer suit : | des taxes jusqu’à concurrence de Recettes et dépenses de l’année | t-ois millions pour le combler. 20. 1874 :— ) Que le gouvernement qui a juré Revenu... $24,205,092 | de pratiquer l'économie, se donne Dépenses COPCETESCTEET ….: 23,316,316 un étrange démenti en augmenà -—— | lant, cette année, les déLenses de Laissant un surplus de $ 888,776 deux millions, en demandant à la Ce surplus, M. Cartwright l’at-| chambre de voter un budget plus tribue à l'augmentation des taxes, | élevé de deux millions que le plus mais il ne fait pas remarquer que | fort budget du gouvernement Ces taxes n’ont été imposées que | MacDonald-Cartier. pendant moins de trois mois. Il! Comme nous venons de le dire, pe fait pas remarquer, non plus, | M. Cartwright a prétendu, en faique pendant les neuf premiers |sant son exposé financier à la sesmois de l’année 1874, il y a eu un sion de 1874, qu'il y aurait un désurplus, comme l’a exabli M. Tup-|ficit considérable pour l’année per et comme M. Cartwright l’a re-| 1873 74, et il partait de là, pour counu lui-même J’an dernier | demander une augmentation de Quelle a été maintenant l’augmen-|taxes. M. Tugper s'inscrivit en tation de revenus produite peudant|faux contre les assertious de M. les trois mois par les nouvelles | Cartwright et prétendit qu’il n’y

re Che

ce 4

aurait pas de déficit. Il prouva que pour les neuf mois écoulés, il y avait un surplus et qu’à la fin des douze mois,au ler juillet 1874.

il y aurait encore un surplus, en s'appuyant, sur le fait que les années précédentes, c'était toujours toto cette dernière période de ‘année fiscile que les recettes ét.ient le plus considérables. Au mois de juillet dernier, le Globe fut forcé d’avouer qu'iln'y avait pas eu de déficit et M. Tupper à à la drranière gesson, a établi avec plus de force encore que l’an dernier, qu’il y avait eu un surplus et, qu'il avait été inutile d'imposer 3 millions de taxes nr des objets de première nécessité.

M. Cartwright a vu venir le coup qui allait l’atteindre, et, chose qui sort de toutes les coutumes des ministres des finances, il a essayé de diminuer le surplus qu’il avait en caisse et qu'il était forcé d’avouer. C'était le seul moyen qui lui restait pour se just'fier de nous avoir imposé 3,000,000 de taxes. Il a été facile au Dr. Tupper de lui prouver qu’il trompait la Chambre et le pays. M. Cartwright avous un surplus de $883,776 pour l’année 1873.74, qu’il prétend devoir à l'augmentation des taxes. Pour ditninuer le surplus réel, M. Cartwright place au compte des dépenses courantes des sommes qui doivent être portées au compte du capital, et en suivant le même procédé, il fait entrer dans les dépenses d:s sommes qui n’y devraient ps figurer. Ainsi, il est absurde de pretendre que les $545,625 dé.

pensées pour les frais de coustruction des chemins de fer du Nouveau-Brunswick doivent être portées au compte des dépenses d:

l’année. D'uu autre côt+, il faut ajouter aux recettes de l’année, les primes sur l'emprunt de M, Tilley :

oo ,

8384,727, comme cela s'est tou.

jours pratiqué pour ces sortes de revenus. Ces additions faites d'un côté et les soustractions de l’au.

tre: nous arrivons au chiffre suivant :

Recettes... 824 589,419 Dépenses... sonosssose . 22 807,208 Surplus ennonièssor ee 2 STTRRT TC

M. Cartwright a été obligé d'inventer un nouveau système de tenue des livres pour masquer ses fou: beries ; mais mal lui en à pris.

[l avait affaire à trop forte partie :

M. Tupper l’a poussé au pied du mur, et a mis en lumière ca que le gouvernement voulait cacher.

M. Tupper a démoli le discours de M. Cartwright sur toute la ligne, et l’a détié à son tour de trouver ses calculs en défaut.

M. Tupper avait eu beau jeu à attaquer le gouvernement sur ce poiut, mais il se présentait un autre champ plus ouvert encore à ses accusations. Il a su en profiter, et là,ila réduitle panvre M Cartwright au silence. IL faisait bien triste mine l’homme qui s'est separé de Sir John, parce quil fui avait préféré Sir Francis Hincks, comme ministre des fluances Quelle vilaine chose que l’ambation, parfois ! Elle a porté le plus maladroit manipulateur de chilires qu»

uous avons eu, à jilouser le plus grand fiuancier du Cinada !

Cr sait que les grits rouges se:

sont toujours élevés contre ce qu'ils apnelaient le g:spillage du parti cor::srvateur.t.es dépenses étaier.t u4 consider:bles, disait on, au te aps de MM. Hincks, Rose, Galt et Tilley, les taxes trop lourdes, Pratiquez l'économie. Reduisez les depenses et par conséquent les taxes. Si jamais nous arrivous aù Jouvoir,nous diminuerons les unes.

et les autres pour le plus grand |au gouveraement l’énormité des bien du pauvre peuple.” Que font | frais de collection du revenu des

ils ces chers amis du peuple? Vous allez le voir, à vous électeurs de la province de Québec, vous dont on veut faire encore une fois des du

pes pour s’en moquer, vous allez voir comment les grits-rouges pratiquent l’économie. Ils la pratiquent en augmentant les dépenses de deux millions! Oui, c'est à peine croyable, mais c’est vrai: les dépenses recommandées par M.

Cartwright sont de deux millions pis considérables que le plus fort

udget du parti conservateur. Ci

tons des chiffres. Les dépenses du gouvernement civil sont argmen

tées de $38,406 ; celles de l’administration de la justice de 837, 00 ; celles de l'immigration de $164.- 308 ; ils augmentent de $140,981 les dépenses du fonds de pension et de retraite dans lesquelles figurent $50,000 pour les vétérans de 1812 ; nous approuvons cette dépense mais non le reste de l'augmenta:ion de $100.000. La milice aous coûtera $152,624 de plus que sous le régime de ces conservateurs, ennemis de l'épargne.

Nous allons voir mieux encore. Les travaux publics nous coûteront $8647,749 de plus que sous le régime du gaspillage. Le service océan.

q'e a peu augmenté, 833,262 ; une misère. Arrivons à un des items qui a lieu de nous surprendre au plus haut degré. Sous le régime desconservateurs,les grits ont passé des jours et des nuits à reprocher

Douanes, Cependant, ils viennent augmenter ces dépenses de $63,022, Les frais de collection de l’accise sont aussi augmentés de 30,565.

Afin de mettre nos lecteurs à mêmé de faire les comparaisons, nous citons les dépenses de la plas fort anné: du régimé du gaspillage et les dépenses du régime de l'économie :

Dépenses du gou-

VETEMENT ss, P883685 F922,691 Aïminiitration de

Ja [uStiCR ss soso 450037 531,295 Immigration .….....…… 318.572 482,91 Pensions et retraites 120,896 217,434 MilCA se LLLLLE EL 977,376 1,130,000 Travaux - Pubiss,

(administration)... 1,826,000 2,543,750 Service océanique et

HUVIAIS ss, 407,/00 440,962 Frais da collection,

Douanes ........…. 658,299 721,520 Frais de cclisction,

de l’accise ……….. 206935 237,500 POMOP creuses téeese 1,387,270 1,689,500 Travaux Pubiics.…. 1,844,154 2 379,745

Soit une augmentatipn de près de 2? millions du côté du régime de la réforme. Chose singulière, le gaspillage des conservateurs coûlait moins au pays que l’économie des grits.

La comparaison entre le régime du gaspillage et celui de l’économie sera complète lorsque nous auruns ajouté que le premier a réduit les taxes de $2,000,000 et que le second les augmentées de $3,000,000. Qu'il fait beau vivre sous le régime de l’économie !

tin pen D

ns. QE un

Les places.

mentations, n'est-ce pas ? Eh bien!

que direz-vous lorsque vous apprendrez que les ministres gritsrouges ont ajouté grandement au nombre des nouvea:ix employés enélevé, qui faisait éclater leurs plus | trés à la dernière heure, dans des beaux mouvements oratoires. Lors-| bureaux déjà encombrés. C'est

Lorsqu'autrefois les avocats rouges qu'ils nous peignaientcesemployés | cependant vrai de tous points,

donnaient libre carrière à leu: faconde, devant les portes d'église, c'était la question du grand nombre d'employés et de leur salaire

nourris pa! la patrie, paur ne rie | comme vous allez voir. faire ; ces emp'oyés Dies sur | À la dernière session, un député braient Rene publics, et vi-|à demandé au gouvernement de valent au dépens "lu pauvre peu-| résenter à la Chambre une iiste ple, ils manquaïent rarement leur | j, tous les employés du Canada, effet. . [avec la date de leur nomination.

Les candidats rouges ne négli-|Cute liste n'a pas été imprimée, Realent Are celte ficelle, ce moyen | ous ne savons pourquoi; nous l'afacile d'obtenir de faciles succès, | &ons parcourue.et nous avons cnnset nous pourrions nomraer des cé- taté que plus de CENT VINGT lébrités rouges qui ont dû leur! bloyés avaient été nommés de. entrée en Chambre, à leurs décia: puis l’arrivée des rouges au pou- , + A Le) mations Contre les employés pu-| {ir Et encore nous avons pu es nommés par les Con-erva- | eohstater que cette liste était in- RS tu La stunt NORRIS:

On parvint à surexciter l'opinion Afin qu'on ne nous accuse pas

sur ce sujet et la pression en | + ; nt uve Chambre en devint si considérable | 1 parler au hasard, sans preuve, nous donnors la liste des nouveaux

u’en 1868 ou 69, le gouvernement +

AR MMA S MAG Une les sa- employés telle que pous | “ya lue laires de tous les fonctionnaires |SUr les documents officiels : publics de 12 par 100, plus 4 p. 100 pour un fonds de retrait. En 1872, ii remit aux employés leur salaire | MM. E. H. Mercier, R Trestier, de 1867. Depuis cette époque, les | Garon, Lemieux, Vallée, J W Guy, rouges ont continué à plaindre le | Clifford, Beauchamp,dohn B-own, peupl: obligé de payer tant d'em-|Jos Schryn, Thomas Newbiggan, bloyés. On se rappelle qu'après le | Robert Miller, Thos Batemau, C 5 novembre 1873, après Larritée | Daugians, P ‘Nicholson, Finlay, des libéraux au pouvoir, il s’é-! Patterson, D Rablin, Adam She. leva un cri d'horreur contre le |riff, James Carr, Thos Stinson, N gouvernement sortant de charge |MiGillvray, Whittield Outhovse, qui avait, suivant les usages cons. |Jo-eph D Griffin, D B Blackwood, ütutionnels uommé. des em-|J R Barton, Robert Dill, Jus Baployés. ‘C'était une infimie,disait. ,tes, 4 L Brown, Alex Roy, Jarnes ou, les bureaux sont déjà encom- | Lent, Geo Bremner, Henry A Macbré: et il vient en uomamer de nou |kenna, Wellington Nelson, Wm veaux.” Passmore, Jos MacDonald, W F

Vous n'avez pas oublié ces la-| Leslie, Chas N Ball

Page 1