‹ Les Rouges et les bleus devant le pays [microforme]Chapitre 6 sur 49 · D SE 9 E · texte numérisé non relu

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an. it 27, CRD. À

ner une paiti: des deniers qui|de nous tromper, de nous arracher vont tomber dans l’escarcelle du |nos deniers pour enrichir queiques vertueux M roster ? spéculateurs. [Il faut y renoncer. Cependant, des hommes que la Nous n’avons encore fait qu’ef-| province de Québec envoie à Ottafleurer ce sujet, et nos lecteurs |wa pour sauvegarder ses intérêts doivent être étonnés de l’absurdité | acceptent ces projets es yeux ferde ce plan inconcevable. Qu'on nous!més! Vraiment, leur abnégation, trouve, dans l'histoire de notre |leur esprit de sacrifice — po:ir le pays, quelque chose de plus mon-|Bas-Canada,s’entend—est à la haustrueux, de plus insensé ; qu’on | teur de l'ambition de M. MacKennous montre un plan mieux ar:êté | zie pour sa province.

Le Chernin du Nord et le Gouvernement.

s'est passé à Ottawa, à la der-|jet de son prédécesseur, pour lui nière #£sssion, relativement au | substituer je plan que nous convhemiu Ge fer de la Colonisation, |naissons et qui consiste à nous que nous allons mettre le plus en | donner une route, moitié par eau, lumière, le manque absolu de pa-| moitié par terre. Après avoir extriotisme de MM. Fournier et Geof.| pliqué qu’il construirait un chefrion, leur esprit étroit, rancunier | min de la Baie Georgienne jusqui les pousse à combattre les in- | qu’au sud du lac Nipissiug, ilajoutérêts du Bas-Canäda, pour satis- | tait :

faire leurs haines politiques. This will involve the construction of a short ine of railhoay from the mouth of French River on G'orgian Bay to the Scuth East shoreof Laka Nipissing and a grant in aid of extension tn that point of the cxisting ani projected lines in Quebec and Ontario.

Ce projet entrainera la construction ñ’une ligne peu étendue de chemin de fer depuis l’emoouchure de la Rivière Françuise sur la Baie Georgienre aux bord sud-est du Lace Nipissingue et nécessilera un subside pour aider à prolonger ju'qu’à ce point les l'qnes exi tantes ou prejelées de Québee et d'Onturio.

[Discours de Sarnia,]

Cette promesse était-elle assez, formelle ? Ces paroles peuventelles s'appliquer à d’autres lignes qu’à celles du Canada Central et de la Colonisation du Nord de Montreal?

M. MacKenzie ne leur at.il pas donné cette intérprétation en sub-

On sait que la Chambre a été saisie de cette affaire, pendant la discussion du projet du chemin du Pacifique de M. MacKenzie. Le premier-ministre venait d’annoncer aux députés que pour permet.

tre au Canada Central de se souder au chemin du gouvernement, il lui accorderait une subvention de $12,000 par mille. Cest alors que M. Masson se leva pour mettre M. MacKenzieen demeure de tenir ses promesses à l'égard du chemin de la Colonisation et de lui accorder une subvention comme au Canada Central. Sa demande était des plus légitimes, puisqu'elle s’appuyaitsur un engagement s0lennel de M. MacKenzie. En arrivant au pouvoir, le premier-ministre fit connaître la ligne de con-| ventionnant le Canada Central ? En duite qu’il entendait suivre. - Il | dennantses explications, M. Mac-

Cest en étudiant ce qui|gouvernement abandonnait le proannonçait donc au pays que le Kenzie eut l'audace de dire à la.

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lac Nipissirgue, comme il vous

‘Vous avez refusé. Les Directeurs

‘laissé 2n suspens pendant quelque

voyer, dans l'intervalle, des ingé-

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Chambre qu’il avait eu des entre-|refusé à la délégation. M. Macvues avec les directeurs du Che-|Kenzie prétendit ne l'avoir pas miu du Nord de Québec et du |lue. Maïs ses collègues ne de. Chemin de la Colonisation et que | vaient pas en ignorer l'existence. ces directeurs l'avaient quitté | M. Holton crut al 1rs très-spirituel pleinement satisfaits. d'insu'ter la législature de Québec

C'est alors que M. Masson se 19-| et M. Geoffrion qui n’a élevé la va et écrasa M. MacKenzie par sa|voix en chambre que pour com réponse pleine @e logique et de | battre les mesures du Bas-Canada, sarcasme. v’a pas appris à son chef rette

“ Vous prétendez, dit-il, que la|que cette requête existait. Pou- Province de Québec est contente | vait il n'en pas tenir comple, et ne de vous ? Elle doit l'être, s’ilsuffit|la regarder que comme lœuvre de lui refuser tout ce qu’elle de-|d’un parti à Québec? Non, cette maude pour la contenter. La dé-|requête avait été adoptée säns op. légation à laquelle, vous avez fait | position, M. Joly avait contribué allusion, vous a d’abori demandé à sa rédaction et y avait souscrit

Ae fixer le terminus au sud-est du | COMme M. Beaubion. Voici cette requête :

‘ Considérant, que la Province de Q 1ébec sera appelée à payer une prodes deux chemins vous ont alors | portion considérable du montant requis

avait été statué par la ie prié de faire passer la ligne sub. | Pour construire is chemin du Pacifique |

ventionnée par le chemin le plus et pour subventionner la ligne qui re-

d de l'Ott: liera son terminus aux voies ferrées court, au nord de l'Ottawa, et VOUS | saintenant existantes ou en construcavez êgaleme: ‘ refusé. Ils onten-

ez egal , tin, sans qu'aucune partie de ces trasuite insisté pour que ce point fut |vaux ne parasse devoir être faite sur

son territoire : ‘

‘: Qu'en conséquence la Province de Q 1ébec doit s’attendre à ce que dans la localisation du termiaus du Pacifique aussi bien que dans le tracé d’une ligne reliant ce terminus aux ligues ferrées existantes ou en construction, «es justes droits soient reconnus en autant qu’ils ne porteront pA8 atteinte à l'intérêt génëre] de la puissance ;

Considérant, que d’après les rapports d'homwes éminents sur la nature ei la configuration du terrain, il résul.

terait que vant pour la branche du P4cifique à l’Est de la B'ie G:orgienne,que pour la ligne à être subventionnée par le g'uvernement un tracé qui suivrait la Matsw:n, présenterait l1 route la plus économique, la prus facile et la plus prompte pour l'ecoulement. du vaste commerce de l'Ouest et du Paci-

| fique ;

+ Qu'il sait résolu que la Province de

FÉd de ne Québec prie SON Ex0:LLEN3E LR GnuvuRr. clamait justice pour nous et reve NEUR Gras de bin vouloir o1avuner Dail à la Charge auprès du 50 1iver-|üne exploiauon munitieuse du terrain nement,pour obteuir ce qu'il avait | et des diff rentes voi:8 proposées avant

temps, afin qu’il fàt possible d’en

nieurs qui verraiens où passe laroute la plus courie: nouveau refus.

Enfin, nous avons imploré du Premier-Ministre uno dernière faveur :

nous l’avons prié de fixe: le point de jonction des deux lignes à Pembrooke et non à Renfrew, attendu qu’à ce dernier endroit, la configuration du pays reud impossible la construction d’un chemin de fer.

Ilue s’est pas rendu à noire demande. Nous avons donc éprouvé refus sur refus, et C’est pour cela que nous devons être satisfaits.” C’est.en vain que M. Misson et ses ami montrèrent, À celte occasion, à M MacKenzie la requête du Parlement de Québec, qui ré-

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ou

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mandait au Parlement, entre au.

Ares droits, celui d'hypothéquer ses terres, Concession du gouvar.

nement de Québec. Ce bill était absolument n$ca33aire à la compagnie. Sielle ne pouvait obtenir ce droit, il lui devenait impossi.

ble de négocier ses débentures en Angleterre, car les capitalistes anglais exigeaient cette garantie, On croyait que ce, bill subiraît, sans

difficulté, l'épreuve de la discussion, au comité des chemins de

16 que de se décider sur l'adoption d’au- | seule demande contenue dans cette + | cune d'elle ; requête, MM. MacKeñzie, Fournier, | à F « Et que dans Le cas où l'exploration Geoffrion,foulaient donc aux pieds d' 3e prouverait qu’une ligne préférable à les reclamations unanimes de tou- | R el È celle de la Matawan existe au sud de la | te notre province, exprimées par ‘à BC à rivière Ottawa, la ligne a être subven |ses représentants. On ne pouvait | la dl tionnée par le gouvernement soit «me- | croire à un pareil abandon de nos | ss ee OR 1e pat Ée droits. Tous les députés indépen- À te ë ferrée de la Province de Q'iébec est im- rs ar er de ee ; ok à possible, vu les dépenses énormes opposition était indignée, et des 1e | Ses élrnion rufondément outils | s k , ste , me ie Sertrslerle Pad | Céndant, il nous restait à voir F suffisamment sous le contrôle du gau- | Plus que de l'indifférence pour ce 1 Fe f vernement f'déral, pour assurer pleine chemin, chez MM. Geoffrion et Éi F et égale justice, à toutes les compagnies | Fournier, plus que de la complici- Lt Ë de chemin de fer qui désireraient se |1{6 dans les projets de M. MacKen- ; Li mettre en communication avec le Paci- zie, mais même une déclaration de | É fique ; guerre en forme contre cette en- | le È En refusant de faire droit à une |tepriîse nationale. | 0:

is ; rene 1 D» Turpitude libérale. 1 e8 c- l a- Pendant que les députés du!|Geoffrion et Fournier se ruer con- | ail Bas-Canada s'étonnaient de voir |tre ce bili et lui faire une guefre \ # MM. Fournier et Geoffrion, per-| acharnée ! Il devint évident dès | la mettre à M. MarKenzie d'accorder | lors que non seulement, ils ne vou- À 16 $1.449,000 a Canada Central et de | laient aider en rien cette entre- : 1 1e refuser toute : subvention, toute | prise nationale, mais qu'ils vies justice au chemin de Colonisation, | saient à lui donner le coup de grâ- M. DeB2llefeuille, secrétaire de la | ce. | Compagnie, st M. Loranger, ve-| fl fut impossible d'arriver à une | | naient à Ottawa pour défendre un | entente au comité des chemins de bill par lequ2! la Compagnie de |fer, tellement les ministres fran-

çais se montraient hostiles au bill.

Ceux qui s'étaient chargés de le faire adopter, demandèrent alors de le soumetre à un sous comité, qui pourrait plus facilement l’étudier. Dans ce sous coraité se trouvaient Sir John, MM. Geoffrion, Moss, Baby, MacLelan. M: Geoftrion, reprit la lutte et lui qui n'a jamais pa dire un mot en Chambre, se montra ici bavard, brutal, et d’une grossierté de démocri te, en acsusant MM. Baby et Ouimet

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fer. Quelle ne fut pas notre sur-\d'ignorance ou de mauvaise foi. prise lorsque nous vimes MM. ‘Ces derniers ainsi que M. Mousseau

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expliquèrent si clairement la cause, montrèrent si bien la futilité des objections de M. Geoffrion, que MM. Misset MacLelan,ne voulu.

rent pas le suivre dans son opposiion. (C'est alors qu’on vit un étrange spectacle, M. Moss défendant une sntreprise du Bas-Canada contre un ministre de cette province. Ce que nous disons-là est exact au pied de lalettre. Le bill, grâce à M. Moss dont l'attitude décoùragea M. Geoffrion, fut renvoyé au comité général. Les rouges recommencèrent la bataille et essayèrent d> prendre une revanche de leur délaite dans le sous comité, tant ils avaient à cœur de faire échouer cette mesure. M Moss vint de nouveau à la rescousse et contribua plus que qui que ce soit à sauver le bill. Qu'il accepte ici nos remerciements.

Nous sommes certain que tout le Bas-Canada lui saura gré de son indépendance.

‘1 était donc de la dernière évidence qu'il y avait un complot monté pour tuer cette entreprise et ruiner du même coup une instiution monétaire de cette ville que les rouges croyaient créancière des ent'epreneurs du chemin pour une forte somme. Ce qui le prouve bien, c’est

ses fonds de certaine Banque.

“ Retirez votre argent, lui disait-il c’est un conseil d'ami que je vous donne, cette ïinstitutien va tomber.” M. Laflamme peut rerseigner le public sur ce fait et nous donner de précieuses informations sur cette manigance. On crut d’abord que ce n’était qu’une ruse pour éloigner ce député au moment d'un vote, carla banque était à l'abri de toutembarras, mais tout vint s'expliquer plus tard et le plan des rouges fut percé à joir, lorsqu'on les vit tenter l'impossible pour faire échouer le bill du chemin de fer de la Colonisation.

Ainsi ces défenseurs du Bas-Canada ces gens, qui laissaient M.

MacKenzie donner dix millions à la province d'Ontario sans réclamer une piastre pour nous, ces grands hommes n’avaient de zèle, n'avaient d’ardeur, que pour monter un complet destiné à ruiner une institution monétaire canadienne et une entreprise nationale.

N'avions-nous pas raison de dire jue ces rouges ne sont pas des Canadiens ; qu’ils n’ont ui patriotisme, ni cœur, et souvent ni intelligence. En toutes choses, ils sont les valets de M. MacKenzie et

que quelques jours äüpara-|lorsqu'ils sortent de leur torpeur, vant, un député ministériel était | lorsqu'il retrouvent un peu de viallé trouver un membre de l’oppo-|rilité, ce n’est que pour faire la sition pour lui conseiller de retirer ' guerre à la province.

Tout pour Ontario,

J1 nous semble que les p?ges |sentants sont d'avis que puisqu’elle

qui précèdent doivent avoir porté chez nos lecteurs, cette conviction intime que l'idée dominante à Ottawa, c’est qu’en toutes choses, Ontario doit primer, doit dominer. Ses repré-

est la province la plus riche, la plus populeuse, il lui ronvient de jouer le rôle da lion de la fable en société avec d’autres animaux. plus faibles que lui.

Des preuves, diront les rouges.

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