Zalloxy, op. cil., p
2. Raicevich (Ign.-Stef.), Voy.ii^re en Valachic et en Moldavie, trad. de l'italien par X.-]M. Lejeune, ex-professeur particulier de S. A. le prince de ^loldavie. Paiis, 1822, p. 75 et suiv.
6o LES ROUMAINS.
d'en acheter au dehors ' ; tantôt ils profitent de ce que la Sublime Porte fait des réquisitions de bétail et de céréales dans les Principautés, pour en exagérer le chiffre et disposer à leur profit de la différence - ; tantôt ils créent de nouveaux impôts : <( le câminarit, le fumarit, le gârdararit, le soponarit, le cantararit, la spendonia ». (( Ce fut, dit M. Pompiliu Eliade, tout un vocabulaire spécial que celui de ces impositions indirectes, vocabulaire qu'on a bien de la peine à comprendre aujourd'hui \ »
Mais c'est surtout de la vente des fonctions et des dignités que les hospodars phanariotes tirent leurs ressources les plus considérables. Obtenir une fonction publique, c'est le moyen de s'enrichir le plus rapide et le plus sûr. Quand l'exemple vient de si haut, quel fonctionnaire hésiterait à dilapider les fonds dont il a la garde ou à pressurer les malheu-
I. Pompiliu Eliade, L'influence française sur l'esprit public en Roumanie. Paris, Leroux, 1898, p. 95. 3. Zalloxy, loc. cit.