‹ Les routes. Préf. par le comte d'HaussonvilleChapitre 14 sur 36 · I.r SACHT DE UEIMS I I · texte numérisé non relu

I.r SACHT DE UEIMS I I

tous CCS hcros cic la cclcstc axcnture, inégaux clans les chances du vol, cgaux par leurs superbes élans de vaillance et de foi.

Je me bornerai à dire que pour le plus |)roranc des speetalcurs, avcclcs seules luniières (lu bon sens, l'utilisation prati(jue du mono plan apparaît aujourd'hui comme une sini])le question de moteur à perleclionner ; cela, on peut l'attendre sûrement du savoir de l'ingénieur. Nous en sommes où l'en en était il y a dix ans avec l'automobile, dans la période des làlonnements. Quant au vent, le grand ennemi, les premiers navigateurs apprirent vile à se faire un allié de cet adversaire : il est raisonnable d'espérer que les naulonnicrs de l'air maîtriseront de même ce gêneur.

Déjà, l'on discerne à Bétheny les bruits précurseurs d'une grande industrie, décidée à s'établir sur des bases solides. L'âme créée d'hier va revêtir un corps. C'est bien, il en doit être ainsi : l'âme n'agit point sans un corps. Mais nous aurons vu durant quelques jours cette âme à l'état libre, à l'état idéal ; avant les préoccupations et les conflits d'intérêts, avant le pari mutuel qui sévira l'an prochain sur les aérodromes. Nous aurons vu les touchants vagissements de l'enfant, son charmant eflbrt pour affermir ces premiers pas oii se devinent les futures actions de l'homme. Grand souvenir, et qui valait bien le déplacement.

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Nous avons \n surtout — avec quoi réconfort et quelle fierli'! — le sceau français mis délibérément sur une belle invention du génie humain. Des étrangers se sont fuit une place très honorable dans un mouvement si vite généralisé ; mais nul ne contestera que les propulseurs de l'idée se soient groupés dans notre pays. Sacrée à Reims, elle y a reçu notre estampille, elle y a fait fortune par l'adhésion rapide des esprits et des cœurs. Dans un prochain avenir, lorsque les aéroplanes fderont à travers l'Europe, ceux qui en useront devront dire en toute justice, avec le refrain de la naïve chanson :

C'est un oiseau qui vient de France 1 2y août 1909.

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