‹ Les ruelles de XVIIIe siècle (volume 2)Chapitre 15 sur 38 · ARTICLE VIII · texte numérisé non relu

ARTICLE VIII

Au moyen desquelles conditions le sieur Malisset s'oblige de faire conduire par ses voitures tous les grains qui arriveront à Corbeil, pour raison de ladite manutention, et de les faire transporter des bateaux ou voitures dans les magasins près et loin. Il fera aussi faire par les mêmes voitures tous les partages de grains, farines et issues, soil dans les magasins, soit à la mouture, delà mouture dans les magasins, et des magasins aux bateaux, ou chez les marchands ou boulangers à résidence de deux ou trois lieues de Corbeil. — (Note de Manuel : On fait convertir beaucoup de bleds en farine, parce qu'elle se vend plus cher que le bled, et que l'acheteur, qui ne calcule pas, croit y gagner la mouture. D'ailleurs, le sac de farine tient deux tiers moins de volume pour l'emmagasinement et le transport.) — Le sieur Malisset fera cribler tous les bleds qui entreront dans les magasins de Corbeil, et fera moudre tous ceux qui sont destinés à la mouture, et il ne leur sera passé pour tout déchet que vingt et demi pour cent, sans toutefois qu'ils puissent profiter du déchet, s'il se trouvoit moins considérable.

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