‹ Les ruelles de XVIIIe siècle (volume 2)Chapitre 37 sur 38 · DU XVIII0 SIÈCLE · texte numérisé non relu

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dus. * Ajoutez à cela une telle inconscience des vérités morales, des devoirs sociaux, qu'on pourrait comparer ces filles aux sauvagesses d'un autre continent, et vous aurez une faible idée des mœurs du XVIIIe ; ces mœurs ne tendent pas à disparaître.

Le cant n'eut rien à démêler avec la feuille de ruelle ; la rigoureuse noblesse de ce langage de salon fut son caractère exceptionnel, encore les plumes les plus délicates de l'aristocratie de naissance ne réussirent-t-elles pas toujours à marquer la distance des deux idiomes ; le slang brutal, populacier, rabelaisien, occupa les intelligences après avoir donné son empreinte aux mœurs ; — les expressions breneuses fourmillent dans ces productions et rappellent Pantagruel, l'œuvre le plus étonnant, le plus complet, le mieux fouillé que l'esprit humain ait conçu dans le cours des siècles. Au XVIe, quand Rabelais tenait la plume, les mots breneux remplissaient une mission, puisqu'il fallait dépister l'inquisition religieuse et la censure royale. Que de

* Les articles conjugaux, sur lesquels on a tant écrit, tant discuté, articles laits par les hommes et préconisés par eux, — critiqués par les femmes et dirigés contre elles, — ^nous les examinons dans un ouvrage en cemomeat sous presse. On peut, d'ailleurs, toujours disserter sur la femme et sur l'amour ; le sujet est inépuisable. Et ceux qui écrivent contre l'amour et contre la femme ne sont-ils pas souvent ceux qui se livrent à l'un et qui adorent l'autre ? Amour, femme, — toute la vie est dans ces deux mots, toutes les angoisses de la vie et toutes ses ivresses, toutes ses larmes et toutes ses espérances.

précautions furent nécessaires ! Plus tard, la ruelle avait un champ plus large, un horizon plus étendu ; les le Noir et les Sartines composaient quelquefois avec le libelle; les magistrats laissaient infléchir, au risque de le pulvériser sous l'effort des passions, l'axe de la loi ; et la liberté de tout dire commença la révolution dans les esprits, révolution qui devait passer dans les faits. Conséquence directe d'une tolérance voisine de la faiblesse.

Le pamphlet, imprimé tantôt à Londres sous l'inspiration de Pont-de-Veyle, de Morante, de Mc Doublet, du duc de Choiseul, de d'Aiguillon, de Maurepas, de Richelieu, du chevalier d'Eon, — tantôt à Paris sous l'inspiration opposée du ministère et de ses attaches administratives, toutes plus ou moins intéressées au maintien intégral des institutions, — le pamphlet mit en circulation le langage des feuilles volantes ; c'est la même rhétorique, les mêmes allures, la même inconscience des dangers, le même oubli de la question sociale, le même appétit des plaisirs et la même fièvre de distractions féminines.

L'œuvre considérable du Sottisier au XVIIIe nous manque ; les esprits contemporains sentent bien que les collections particulières détiennent des manuscrits

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précieux ; cette donnée est entrée tellement dans le domaine de la conviction qu'un homme de philosophie et de spéculation historiques, le duc de Broglie, le constate dans la Préface de son livre Le secret du roi : « Je ne terminerai pas sans ajouter une réflexion au sujet des pièces tirées d'archives de famille, et ce sera pour faire remarquer qu'avant l'étude que j'en ai faite, leur valeur était peu connue et mal appréciée de ceux d'entre nous qui les avaient reçues en héritage. Il a fallu, pour les mettre en lumière, les éclaircir, et pour ainsi dire les éclairer par l'histoire contemporaine. Je suis persuadé qu'un travail du même genre pourrait être entrepris avec fruit par beaucoup des descendants de familles dont le nom se rattache aux souvenirs de l'ancienne France. Tout Paris court en ce moment contempler dans le musée rétrospectif de l'Exposition universelle des trésors de curiosité et d'art, cachés dans des demeures particulières, et qui sont livrés pour la première fois à l'admiration publique. Il est probable que les archives, je ne veux pas dire les greniers de plus d'un château, renferment, sous une couche de poussière séculaire, des trésors historiques qui n'ont peut-être pas moins de prix. On ne saurait trop engager ceux qui les détiennent, peut-être sans les connaître, à entreprendre un voyage de découverte qui ne peut être qu'à l'honneur de leurs ancêtres et qui enrichirait nos annales nationales. En tout cas, je puis leur assurer par mon expérience qu'ils y trouveront un emploi utile de leurs loisirs et un passe-temps instructif. »

(Broglie, ier septembre 1878.)

Bien avant le duc de Broglie nous avons tenu le même langage; et cette rencontre de deux hommes, séparés par tant de souvenirs et sur tant d'autres questions , n'est pas une observation à négliger. Dans un article intitulé Les manuscrits du XVIIIe siècle *, sous le pseudonyme Loys Francia, nous exprimions le même vœu : « Faudra-t-il définitivement s'incliner devant cette force de choses ? Est-ce qu'il ne se rencontrera pas un bibliophile, possesseur d'une riche bibliothèque, contenant quelques-unes de ces merveilles, qui mettra à la disposition d'un littérateur amoureux du XVIIIe siècle, les feuilles volantes, les originaux si curieux des articles anglais et hollandais ? Ce serait rendre un signalé service à l'histoire, à la langue, à l'étude des mœurs; ce serait véritablement faire œuvre de justice et de tolérance ; car, qu'on veuille bien le remarquer, ce n'est pas, — à Dieu ne plaise ! — pour le plaisir de renouveler en public des discussions politiques épuisées, des satires qui n'auraient plus le sel, ni le charme, ni l'attrait de l'à-propos, — ce n'est pas pour discuter sur les mérites ou les défauts de tel ou tel régime gouvernemental, que l'on supplie les heureux détenteurs de ces manuscrits de vouloir bien en laisser prendre une copie ; — non, mille fois non, la politique n'a rien à voir là-dedans; le but réel, le seul but, c'est d'éclairer l'histoire officielle par les récits plus mouve-

* Miscellanées Bibliographiques, année 1878, pages io5 et suivantes.

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mentes, personnels et quelquefois vivants, de l'histoire racontée par les broehurettes et les articles manuscrits ; aucune passion de parti ne vient jeter ici sa note aigre et discordante ; il ne s'agit que- d'histoire, d'analyse et de littérature.

« Allons, debout et tous à l'œuvre, critiques, journalistes, hommes de pensée et hommes d'art, lundistes, dramaturges et poètes, et vous aussi moralistes, légistes, philosophes, — que la Légion sacrée se lève, qu'elle veuille de cette volonté forte qui découvre de nouveaux cieux et de nouveaux continents, et les vieux manuscrits reviendront prendre dans la librairie de luxe une place qui leur revient de droit.

« Les rats, — chose horrible à penser ! — les dévorent peut-être dans quelque château inhabité, au fond de quelque chambre remplie de livres ; allons droit au plus pressé ; et, pour nous réconforter, répétons-nous cet adage consolant :

.... Labor omnia vincit Improbus, et duris urgens in rébus egestas,

(Virgile. Géorgiques).

« Et puisque, s'il faut en croire le plus grand poète de l'antiquité latine, tout cède à la puissance du travail infatigable et à celle de la nécessité, nous sortirons vainqueurs de cette lutte entreprise au nom de l'art, de la justice et de l'histoire. »

Paris, 3o juin 1878.

Espérons. Les manuscrits du XVIIIe nous reviendront sans doute; et, comme nous l'écrivions en 1875

et l'année dernière, si les heureux possesseurs de ces feuillets jaunis et rongés par le temps ne savaient d'aventure à qui les confier, nous les accepterions volontiers.

Au moment de conclure le plus brièvement possible, nous sera-t-il permis de faire une preuve éclatante des facilités aristocratiques et des mœurs plus faciles encore, — s'il se peut? Le XVIIIe avait sur la femme une opinion aussi rare qu'originale; — la voici :

Entre nous qu'est-ce qu'une femme ?

Un joli corps, peut-être une âme, Un rien agréable et charmant ; Le mot d'honneur est sa chimère, Et la brise son élément.

(Ruelle de 7754, feuillet 365 de notre manuscrit.)

Le joli corps passe avant l'âme, — et il faut noter le peut-être, la réserve d'une époque amoureuse qui faisait passer le sentiment après les humeurs, le sang et les muscles.

Une autre pièce de 1 752, feuillet 1 29 de notre manuscrit :

Il est joli, l'objet que je désire; Raison, gaîté, doux regard, doux sourire, Rozire a tout. Vous autres beaux esprits A qui parfois Phébus a tant appris, One ne sauriez mieux jaser ni mieux dire. Un sein, hélas ! dont je sais tout le prix ; Je l'ai baisé, je l'ai vu, je l'ai pris, Par quoi l'amour ici me fait écrire Il est joli.

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Et cet endroit et ce secret pourpris, Où le plaisir fait sentir son empire, Las ! Cupidon ne m'en a rien appris; Bien est-il vrai que je vois à Rozire Un pied mignon ; et pied mignon veut dire Il est joli.

Un pendant à ces deux ruelles, — c'est une lettre au lieutenant-géne'ral ; elle ne s'analyse pas, tant la matière est délicate. Laissons la parole aux documents :

« Les lieutenants de police ne connoissoient pas seulement des duels entre hommes. L'amour et la folie les consultoient quelquefois sur des affaires de ruelles. Il est plaisant de voir le marquis de Bièvre, qui leur supposoit le talent de rapprocher les parties, leur redemander son infidèle à ma rente.

Monsieur,

« Je crois n'avoir pas besoin de vous faire une confession générale pour vous mettre au fait de toutes mes sottises, et vous savez déjà que si le Règlement qui a supprimé les galons des domestiques de ces demoiselles, avoit aussi supprimé les contracts, j'aurois dans ce moment-ci de grandes actions de grâces à vous rendre. La belle Raucour, qui commence par où les autres finissent, à dix-sept ans et neuf mois, a arraché à mon ivresse ou à ma stupidité un contract qu'elle a fixé à deux mille écus; car il faut lui rendre justice, elle m'a sauvé l'embarras de cette affaire, elle a choisi elle-même le notaire, elle a pris son heure, réglé les articles et je n'ai eu que la peine de signer. La forme de ce maudit contract est si sévère, toute cette manœuvre étoit si mal déguisée, que j'ai ouvert les yeux une demi-heure ; je me suis même ouvert au notaire sur mes craintes, et j'ai signé doutant encore si on me tiendroit les conditions verbales qu'on avoit fait avec moi. On les a tenues tant bien que mal pendant cinq mois et demi, et avant-hier j'ai reçu mon congé, sans me douter du prétexte honnête qui a pu y donner lieu, sans pouvoir même en venir à une explication. Vous conviendrez, Monsieur, qu'un rêve aussi court, qui laisse à sa suite de pareilles réalités, rend le réveil un peufàchiux. Tout ceci paroit jurer fortement avec la gaîté que je porte dans le monde, et la tournure honnête que j'y avois prise. Vous

avez eu des bontés pour M"" Raucour. je ne veux point lui faire tort dans votre esprit ni dans celui du public. Quoiqu'il arrive, je ne m'échapperai sur elle d'aucune manière, je le dois à moi-même, et, d'ailleurs, je ne puis la croire coupable d'un aussi détestable procédé; je l'attribuerai toujours à des conseils étrangers qu'elle aura suivis, parce qu'elle n'a point de caractère. S'il n'était pas indigne de votre ministère d'amortirun peu le coup que je reçois, je me prêterois aux accommodemens que vous voudriez bien prescrire. Quoique le sceau du notaire y ait passé, je crois qu'il vous est possible de changer, sur cet article, les intentions d'une femme qui vous doit beaucoup, et qui mériteroit moins vos bontés, si elle persévéroit. Si vous voulez avoir la bonté de me donner aujourd'hui un moment, j'aurai l'honneur d'en causer avec vous de la manière la moins fastidieuse possible; car cette lettre- ci le devient un peu, et je me conduirai d'après vos intentions comme un galant homme qui ne méritoit pas d'être aussi grossièrement trompé, mais qui n'en conserve ni aigreur ni ressentiment. J'attends vos ordres et suis, avec respect,

Votre très-humble et très-obéissant serviteur,

de Bièvre.

Ce 22 juin 1774.

« Le lieutenant-général de police mande la reine du théâtre, et, après avoir examiné les formes et le fonds, M. de Bièvre fut mis hors de cour. »

Les payeurs de rentes malgré eux ont toujours prêté le flanc à l'ironie, pour ne pas dire au ridicule. La Raucour, amoureuse de rentes, Tribade à ses heures, aimant à narguer les marquis, protégée par la lettre de la loi, par les actes notariés, n'est pas la moins curieuse figure théâtrale du XVIIIe ; — elle n'eut pas le monopole de ces exercices, d'autres les pratiquèrent et se moquèrent ouvertement des plus aristocratiques personnages. Le galant par excellence mit son crachat au Mont-de-piété pour donner des arrhes à la célèbre Maupin, — aussi la ruelle ne perdit pas une occasion de chansonner :

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Judas vendit Jésus-Christ Et s'en punit de rage; Richelieu plus fin que lui, N'a mis que le Saint-Esprit En gage, en gage, en gage.

Est-ce qu'une autre courtisane n'obtint pas du duc de La Vallière qu'il cracherait sur son Saint-Esprit? Puissance de la femme, formidable puissance, puisqu'elle corrompit les mœurs au point de légitimer les premiers excès de la Révolution. — Le siècle de l'amour fut puni par l'amour.

Après ce dernier exemple d'abaissement, un seul mot pour conclure, un mot décisif : les criminelles extravagances de la ruelle portèrent à la Monarchie un coup mortel, un coup dont elle ne s'est pas relevée depuis. Si 1789 était venu à la mort de Louis XIV, le icr septembre 1 7 1 5, la France n'aurait pas dans son histoire les douloureuses pages des cinquante-neuf ans qui racontent les folies de Law et du Palais-Royal, les triomphes et les corruptions des filles de Nesle, la Pompadour, la Du Barry, les passades à l'infini, les honteux plaisirs du Parc-aux-Cerfs, — qui racontent l'éloignement de Choiseul, l'alliance prussoanglaise, Rosbach, la perte de nos colonies, les affronts infligés aux pavillons de nos flottes, aux drapeaux de nos armées, — qui racontent le partage de la Pologne, le plus grand crime public du siècle, ratifié par notre faiblesse, nouvel essai d'une théorie qui a fait son che-

min depuis : le viol du droit par la force, — qui racontent la conscience royale morte et la conscience de la nation prête à consacrer la Déclaration des Droits, — qui racontent le sentiment de l'honneur, l'âme des monarchies, (Montesquieu), vicié dans ses sources profondes, — qui racontent la conservation, le respect, l'avenir de la famille, atteints dans le sacerdoce de la mère, dans la pudeur de la jeune fille, — qui racontent la jouissance immédiate tenant lieu du devoir, — la sensation physique tenant lieu de l'amour, — qui racontent l'esprit, le talent, l'acquis intellectuel, le génie même, ne servant qu'à fournir des armes aux plus détestables passions, — qui racontent la confiance dans les rapports intimes du mariage perdue au point qu'elle n'appelait plus sur les lèvres et dans les cœurs que des amertumes, des sarcasmes, des doutes outrageants ; — ces douloureuses pages qui racontent enfin le mépris ouvertement professé pour les droits de la raison, de la vérité, de la justice, de la chanté auraient pu se trouver remplacées par les découvertes, les splendeurs, les travaux féconds d'une civilisation avide de lumières, amie de la pitié, de l'instruction et de gloire véritable. Au lieu de la Révolution que nous connaissons, nous aurions eu le pacifique mouvement des intelligences ; et, dès la fin du XVIIIe siècle, les conquêtes libérales, aujourd'hui définitivement acquises. — Qui peut savoir quelle serait maintenant la grandeur de la Patrie et de quel poids elle pèserait dans la balance européenne ? Un pareil doute, — qui est dans la nature des choses, — condamne à la fois le Régent, Louis XV, les attaques de ruelle, de libelle et de pamphlet, Tac-

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tion de la femme sur les mœurs et l'influence des mœurs sur les événements.

Dès le 10 mai 1774, la Monarchie absolue, (Car tel est notre bon plaisir), était devenue impossible en France ; et l'on pouvait, dès ce moment, considérer la succession ouverte, la ruine imminente, le prestige effacé, les aspirations sociologiques de plus en plus comminatoires : Louis XV avait tué la Royauté.

Des écrivains éminents, placés à d'autres points de vue, ont dit exactement la même chose. La conclusion sévère s'impose au nom de la raison, au nom de la Patrie, au nom de la conscience, au nom de ces trois belles vertus des cœurs généreux, des intelligences supérieures, des hommes distingués par la science : — la justice, la vérité, la tolérance.

Page 2 de la première partie nous avons fait la déclaration suivante : « Nous écrivons une œuvre littéraire, en dehors et au-dessus de toute école politique. »

La politique, hélas! voilà notre misère,

Mes meilleurs ennemis me conseillent d'en faire,

Etre rouge ce soir, blanc demain; ma foi, non.

Je veux quand on m'a lu. qu'on puisse me relire ;

Si deux noms, par hasard, s'embrouillent sur ma lyre.

Ce ne sera jamais que Ninette ou Ninon.

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Ninette et Ninon sont plus femmes que les autres, disait Richelieu; — et le Re'gent, et Louis XV, et Letorière, et Lauzun, et Rohan, et Conti, et Bernis, et Maurepas, et de Jarente, et la Vallière, et Mirabeau, et les viveurs, et les roués, tous le pensèrent, tous agirent en conséquence. — Quant à nous, si nous avions pleinement tenu notre parole , si nous pouvions croire qu'après nous avoir lu, on nous relira, notre joie serait grande, notre satisfaction complète; et nous rassemblerions de nouveaux documents avec une ardeur voisine du devoir accompli, le plus doux sentiment pour la conscience de l'écrivain, la plus rare et la plus haute des récompenses.

Paris, i 5 mars 1879.

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