‹ Les ruelles de XVIIIe siècleChapitre 8 sur 8 · A L'AMOU · texte numérisé non relu

A L'AMOU

Cruel petit enfant, l'homme est ton simple élève ; Ta juridiction à chacun pèse, hclas !

Sous ton joug enivrant nous sommes vite las, Même quand le bonheur partagé nous soulève,

Nous berce et nous enivre et bientôt nous enlève Au sein des paradis que l'on trouve ici-bas ; La femme nous les donne en ouvrant ses deux bras : Que tes baisers sont doux, ô femme, éternelle Eve 1

La flamme des matins et l'infini des soirs, Le nuage odorant qui sort des encensoirs, Les roulements d'échos quand l'oiseau des bois chante,

Ces murmures, ces voix, ces inclinations,

C'est l'amour, ô nature, ù mon cœur si touchante,

C'est Dieu qui nous le verse en bénédictions !

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