‹ Les ruinesChapitre 57 sur 66 · XIII · texte numérisé non relu

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Christianisme , on cidte allëgorif/ ne du Soleil , sous ses noms cabalistiques de Ghris-en ou Christ , et rf'Yêsus ou Jésus.

« En constituant un peuple séparé , Moïse avait vainement prétendu le défendre de l'invasion de toute idée étrangère : un penchant invincible , fondé sur les affinités d'une même origine , avait sans cesse ramené les Hébreux vers le culte des nations voisines ; et les relations indispensables du commerce et de la politique qu'il entretenait av ec elles , en avaient de jour en jour fortifié l'ascendant. Tant que le régime national se maintint , la force coèrcitive du gouvernement et des lois, en s'opposant aux innovations, retarda leur marche ; et cependant les hauts lieux étaient pleins d'idoles , et le dieu Soleil auait son char et ses chevaux peints dans les palais des rois et jusque dans le temple d'Vdhouh : mais lorsque . les conquêtes des sultans de Ninive et de Baby- . lone eurent dissous le lien de la puissance publique, le peuple , livré à lui-même, et sollicite

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par ses conquerans, ne contraignit plus son penchant pour les opinions profanes , et elles s'e'tablirent publiquement en Judëe. D'abord les colonies assyriennes , transporte'es à la place des tribus, remplirent le royaume de Samarie des dogmes des mages, qui bientôt pe'ne'trèrent dans le royaume de Juda ; ensuite , Jérusalem ayant été subjuguée , les Egyptiens , les Syriens , les Arabes , accourus dans ce pays ouvert , y apportèrent de toutes parts les leurs, et la religion de Moïse fut déjà doublement altérée. D'autre part les prêtres et les grands , transportés à Babylone et élevés dans les sciences des Kaldéens , s'imburent , pendant un séjour de cinquante ans , de toute leur théologie ; et de ce moment se naturalisèrent chez les Juifs les dogmes du génie ennemi (Satan), de V archange Michel (73), de V ancien des jours (Ormuzd ) , des anges rebelles , du combat des deux , de Vd?}ie immoi^lelle , et de Ja résuirection ; toutes choses inconnues h Moïse, ou condamnées par le silence même qu'il en avait gardé.

« De retour dans leur patrie , les émigrés y rapportèrent ces idées ; et d'abord leur innovation y suscita les disputes de leurs partisans les pharisiens , et de leurs opposans les saducéens , représentans de l'ancien culte national. Mais les premiers, secondés du penchant du peuple et de ses habitudes déjà contractées , appuyées de l'autorité des Perses , leurs libérateurs et leurs maîtres, terminèrent par prendre l'ascendant sur le>

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