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LA POESIE DES RUINES

Les Ruines de l'Abbaye de Villers un soir de Printemps.

Arbres de la foret, à ma mélancolie, Prêtez vos abris verts, prêtez votre ombre amie. Aujourd'hui ce n'est pas le murmure du vent Que je viens dans les bois écouter en rêvant, Mais je viens visiter cette antique abbaye Que la' lune blanchit de sa pâle lueur. Oh! devant ce spectacle, Esprit de poésie, Laisse seul dans la nuit, laisse parler mon cœur !

Villers, j'aime ton monastère

Dont les restes, dans la poussière,

Se cachent à mon œil pieux,

Sous le vert tissu du lierre.

J'aime ces murs branlants, débris majestueux,

Qui s'élancent, voisins des deux.

J'aime d'ouir le cri lugubre et sombre, Que jette à tes échos le corbeau ténébreux,

Frôlant de son aile dans l'ombre, Les noirs sapins, que les vents orageux

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