‹ Les ruines de l'Abbaye de VillersChapitre 7 sur 45 · L- Escalier des dortoirs · texte numérisé non relu

L- Escalier des dortoirs

M. Dortoirs.

N. Église abbatiale.

O. Porte d'entrée extérieure de l'abbaye.

P. Cellules des copistes, avec bibliothèque à l'étage.

R. Grande infirmerie.

S. Porte par laquelle les frères convers et les hôtes accédaient à l'église.

Fig. 3. - VUE CAVALIÈRE DE L'ABBAYE DE CITEAUX, AU XII° SIÈCLE-

Si l'on ouvre l'intéressant ouvrage publié à Londres en 1874, E. Sharpe, sous ce titre : The Architecture ofthe cistercians,

et que l'on compare la disposition que nous venons de décrire ex abrupto avec la première planche du dit ouvrage, présentée par l'auteur comme le résumé d'une étude de plus de 40 abbaves, anglaises pour la plupart, et Yidéal d'une abbaye cistercienne, on sera frappé de leur concordance, surtout en ce qui concerne l'église, et on demeurera convaincu que réminent architecte de cette nouvelle abbaye a dû aller puiser ses inspirations en Angleterre.

Si, d'autre part, on examine la vue cavalière de l'abbaye primitive de Cîteaux, telle qu'elle était au xne siècle (fig. 3), vue qui fait partie d'un recueil d'estampes reposant à la Bibliothèque nationale à Paris, intitulé : Topographie de la France, on est également frappé de la ressemblance que l'abbaye de Cîteaux présente, au moins dans ses parties essentielles, telles que la situation de l'église et celle du réfectoire, avec l'abbaye de Maredsous, et on est naturellement amené à considérer cette dernière, quoiqu'elle soit habitée par des Bénédictins proprement dits, comme un type accompli de l'abbaye cistercienne du xn Ie siècle.

Mais l'abbaye de Maredsous n'offre pas seulement à l'excursionniste un type parfait de l'architecture monastique du xine siècle, elle lui présente aussi une occasion peu commune de s'initier aux détails intérieurs de la vie monacale dont, nous ne le cachons pas, nous n'avions qu'une fausse idée, il y a quelque quarante ans, lors de notre première visite aux ruines de Villers et d'Aulne.

Voyons-les donc à l œuvre, ces moines modernes, dont l'urbanité exquise, ou mieux la charité chrétienne, ne le cède en rien à celle de leurs devanciers Suivons-les à l'église abbatiale, dans les cloîtres, à la bibliothèque, partout enfin où ils nous permettront de le faire.

Grâce aux souvenirs, aux impressions que nous en emporterons, qui sait si, notre imagination aidant, les solitudes de Villers, d'Aulne, etc., ne se repeupleront, ne s'animeront pas pour nous, durant au moins quelques instants, nous donnant la réconfortante illusion d'une visite faite en plein xn Ie siècle?

Mais reprenons notre étude comparative. Remarquons tout d'abord que l'ensemble des ruines de Villers ne diffère guère de la disposition générale des bâtiments similaires de l'abbaye de Maredsous, du moins dans les parties essentielles. Ainsi,

PRELIMINAIRES

de même que dans celle-ci, nous trouvons l'église au nord du cloître, et le réfectoire au sud, s'avançant fortement à l'extérieurla sacristie, le chapitre et la salle des moines, se suivant dans un ordre identique, sur le flanc oriental du cloître. Seul le côté occidental présente des différences bien notoires, car les celliers y sont remplacés à Maredsous, par divers parloirs et salons de réception, disposition qui, du reste, existait en partie à Cîteaux

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