HISTOIRE
Toutes ces nations, sans doute, étaient établies depuis les lenips les plus reculés dans les territoires occupés par eux. Ils soutenaient que leurs aieux avaient montés d<'s régions souterraines à la surface de la terre, et ses princes s'appréciaient d'être descendus de roches, d'arbres ombrageuses ci de bêtes sauvages. Il y eut dans les temps anciens beaucoup de guerres entre les Tzapotèques el lis Mixes, et entre les Tzapotèques et leurs parents les Mistèques qui avaient avancés leurs établissements Justine dans le voisinage immédiat de Zaachilla, capitale des t'ois Tzapotèques. Les Mexicains enfin, qui étaient devenus la nation la plus puissante du pays et dont les
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buts commerciaux les poussaient à se tenir ouvert le chemin aux autres terres riches de cacao de Soeonuseo, province située sur la côte «lu Pacifique à l'esl de Tehuantepec, s'étaienl introduits dans le cœur même du territoire Tzapotèque et avaient fondé une colonie militaire à / "■'-
Kg. i.
Fig.
yacac, "sur le promontoire des Acacias" VOaœaca de nos jours, point éloigné de quelques lieues seulement, de Zaachilla on Teotzapotlân. I>;ms le manuscrit pictographique, connu sous le nom Codex Telleriano-Remensis, appartenant à la Bibliothèque Nationale de Paris, il y a un passage qui parle de la conquête de la province
d'Oaxaca, qui aurait eu lieu sous le règne d'Auitzotl, prédécesseur de Moteucçoma. Voir, Fig. 1 et 2. Le commentaire dit: "Dans L'année, "deux lapin,'' 1494 de uotre Ere, les Mexicains subjuguèrent le village Mictla qui • -si dans la province de Huaœaca; dans l'année appelée "trois roseau," 1405 de notre Ere, les Mexicains subju-
Fig. 3.
guèrenl le village de Tevtzapotlân qui était la capitale de Huaœaca; dans la même année il y eut un tremblement «le la terre." Sur la feuille du Codex Mendoza, où les conquêtes <\\\ roi Auitzotl s'énumèrent, on voit, en effet, indiquée aussi la ville de Tzapotlân i voir fig. 3). Les historiens racontent des prouesses plus grandes en-
SELER.
core que, quelques ans plus tard, les Mexicains, et particulièrenienl les Pochteca, c'est-à-dire les marchands mexicains, organisés en troupes armées, accomplirenl sur les contingents de Tecuantepcc, Izuatlân, Xochtlân, AhKi.rthin. Quahteontlân, 1//"". Omitlàn, Mapachtepec, \ illes appartenant au district de Tehuantepec e1 à la pro \ ince de Soconusco; on ne doil pas en inférer que les Tzapotèques de Zaachilla el de Tehuantepec perdirenl
entièremenl leur liberté. Mais il n'y a pas dte doute qu'ils vivaient dans une certaine sujétion vis-à-vis des puissants pois de Tenochtitlan. Ceux-ci soutenaient une garnison dans l.i \ ille de / aœyacac on Oaxaca (voir ûg. 4 i. Ilv s'étaient certainement l'aii stipulé le libre passage pour les caravanes des marchands mexicains qui allaient de rAtwhttfic, aux provinces de la eût e. Et les villes <le la vallée d'Oaxaca, ainsi que celles de la Mixteca et celles du district «le Tehuantepec, étaienl obligées de tributer
LES RUINES T>i: MITL A. 7
aux magasins royaux de Tenochtitlân. La vallée d'Oaxaca, p. e. payait 800 charges de pièces de tissus de coton ouaté, 1600 charges de pièces de tissus grands, quatre auges grandes remplies de inaiz, une autre d'iharicots et une remplie des graines huileuses de la Salvia chian; 20 lingots d'or de la forme et de la grandeur d'un plat et de l'épaisseur d'un pouce et iM) sachets de cochinille. Car cette couleur, appelée nocheztli, "sang du figuier des Indes" était l'industrie propre de la vallée d'Oaxaca, éteinte aujourd'hui à cause de la fabrication moderne de couleurs artificielles.
La village de Mictlan ou Mitla est mentionné dans le
Fig. 5.
commentaire au passage cité du Codex Telleriano-Remensis, mais il ne figure pas dans le Code lui-même, ni dans la liste des villes et des villages de la vallée d'Oaxaca (pii tributaient à la cour du Mexique. Mais nous rencontrons l'hiéroglyphe de Mictlan (fig. 5) sur la dernière feuille de la première partie du Codex Mendoza, où un petit nombre de villages appartenant au district de Villa Alta, sont énumérés connue étant conquis par le roi Mo*teucçorna.
Quanl aux rois Tzapotèques, no-us connaissons les noms de Çocijœça "la foudre qui vient" et de < '<>ci jo/ii j "vent de la foudre" fils de Çocijoeoa et de la princesse mexicaine Coyolicatzin, appelée Peîa-xilla "flocoi] de co-
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ton" par les Tzapotèques. Le premier, chef de la nation, étail seigneur à Zaachilla ou Teotzapotlân; l'autre avait le commandement dans le royaume affilié de Tehuantepec. Lorsque les Espagnols apparurent dans le pays, ils se soumirenl spontanément aux conquérants, sans doute parce qu'ils voyaient en eux 1rs libérateurs <ln joug mexicain, ils exerçaient depuis un simulacre de gouvernement, sans puissance réelle. Leurs descendants tombèrent bientôt (Lins la pauvreté la plus cruelle.