‹ Les ruines de Pompéi (volume 2)Chapitre 14 sur 36 · C. PDMIDIÜS DIPILDS HEIC (me) FUIT AD MOKAS OCTOBREIS · texte numérisé non relu

C. PDMIDIÜS DIPILDS HEIC (me) FUIT AD MOKAS OCTOBREIS

M. LEPID. Q. CATUL. COS.

(4) Cette description, comme tout le reste de l'ou.mge de Vitruve, a donné lieu à beaucoup d'interprétations. Sous distinguons parmi

c'es. TuTel ZZ’ t.ra.dUCti0“ *,lemande <ie A' Rode ' do”* le ,“18 « “vives clair et raisonné. Quant aux distendons ,

« L appui (pluteum ) entre les colonnes supérieures et inférieures paraît devoir être pareillement d’un quart moins haut que les colonnes du dessus, afin que ceux qui sont dans les galeries hautes ne puissent etre vus par les marchands qui sont en bas. Quant aux architraves , aux frises et aux corniches, elles auront les proportions indiquées dans le troisième livre. »

Ainsi ces basiliques étaient de vastes salles, ayant au milieu une nef plus large, entourée de portiques à deux étages; et nous voyons plus loin, par la description que cet architecte donne d’une basilique construite par lui-même, à Fano, que ces salles étaient couvertes et éclairées par les côtés. Vitruve ne fait pas mention de la tribune, pour les sièges des magistrats, dont ces édifices étaient pourvus, comme nous le savons par d’autres auteurs; il place au contraire le tribunal en dehors de sa basilique de Fano, dans l’intérieur du temple d’Auguste, attenant à celle-ci, afin, dit-il, que ceux qui sont avec les magistrats, ne puissent pas être gênés par les négociants de la basilique. Apparemment que la multiplicité des affaires donna lieu, dans la suite, à ces séparations et fit consacrer des édifices particuliers à ces différents usages. Nous en verrons plus loin un exemple à Pompéi même.

Outre ces récits des auteurs de l’antiquité, il nous reste une tradition non équivoque de ces édifices dans les anciennes basiliques chrétiennes, qui non-seulement en empruntèrent le nom, mais aussi la forme. Ces basiliques ne diffèrent guère, quelquefois, des dispositions prescrites par "Vitruve , que par l’absence des galeries supérieures qui n’existent pas dans toutes, et aussi par l’emploi d’un double et souvent d’un triple rang de colonnes aux deux côtés de la nef principale, au lieu de simples bas-côtés à deux étages. Nous voyons par là que les préceptes qu’il donne n’étaient pas toujours rigoureusement appliqués, et l’auteur lui-même ne les a pas tous suivis dans sa propre construction. Tl n’est donc pas surprenant que la salle de Pompéi s’en écarte de même, surtout en ce qui concerne les proportions des colonnes du milieu, dont la hauteur doit avoir été égale à la largeur totale de la grande nef, et non au tiers, comme veut la règle. Par cette proportion, et aussi par la disposition des bas-côtés qui entourent la nef principale sur les quatre faces, notre édifice acquiert une assez grande ressemblance avec la basilique construite par Vitruve, et c’est peut-être pour cela, aussi, que tous ceux qui ont mentionné cet édifice de Pompéi supposent une galerie supérieure autour de la nef principale (i). Cependant, et malgré la présence des colonnes engagées d’un diamètre inférieur aux autres colonnes, cette galerie n’a pu y exister; et nous sommes portés à croire que cette disposition n’était pas d’une nécessité absolue, quoique Vitruve en parle, une seconde fois, à l’occasion de la distribution des salles égyptiennes. Les basiliques chrétiennes nous en fournissent encore la preuve.

La restauration que Mazois a faite de cet édifice, et que nous donnons planche XVII, nous paraît, sous ce rapport, aussi satisfaisante qu’il est possible, à moins qu’on ne veuille supposer que les extrémités des solives de la galerie en question eussent été portées, en scellement, par les grandes colonnes, ce qui n’est pas probable. L’édifice aurait été horriblement défiguré par un pareil arrangement, qui est très-mauvais et qu’on peut tout au plus se permettre dans une salle de spectacle, quoique nous voyions un nouvel exemple d’un tel ajustement dans la chambre des députés à Paris. Si les constructeurs de l’édifice de Pompéi avaient voulu y établir une telle galerie, ils auraient pris apparemment le moyen aussi vicieux dont Vitruve luimême s’est servi, celui d’adosser des piliers aux colonnes de la nef principale pour supporter les solives. Je pense donc que si les partisans de cette galerie avaient voulu se rendre compte de la manière de la construire , ils y auraient peut-être renoncé.

(1) Roraanelli, Bonnucci, Hirt, Gell, Donaldson et autres, sont tous de cette opinion. Il en est de même d’un de nos jeunes architectes distingués, M. Callet, ancien pensionnaire de l’Académie à Rome, qui , dans une très-belle restauration du forum de Pompéi, représente la basilique pourvue d’une galerie légère en bois.

Ce n’est pas le seul point sur lequel notre opinion diffère de la leur. Les mêmes auteurs prétendent que la nef du milieu était anciennement à découvert; S. W. Gell seul suppose la voûte surbaissée, le Testudo de Vitruve (i). Quoique le texte de cet auteur antique soit positif à ce sujet, et que tous les exemples qui nous restent montrent les basiliques entièrement couvertes, la simple présence d’un caniveau, au pourtour du sol intérieur, a suffi pour faire généralement adopter une opinion contraire. Certainement l’existence de ce caniveau ( voyez pl. XV et XVII, n° 8) ne peut pas être contestée, et suppose naturellement un écoulement d’eau; mais, d’une autre part, il est difficile d’imaginer qu’un espace aussi peu large que celui de cette nef ( io mètres environ) ait été à découvert. Je regrette vivement de n’avoir pas été à meme d’examiner ce caniveau avec assez d’attention pour pouvoir prononcer sur une question aussi importante; mais si l’indication du dessin de Mazois est exacte, ce caniveau a été couvert de dalles et pourvu seulement de regards, de distance en distance, pour recevoir les eaux. Cette disposition particulière, en supposant un bâtiment à découvert, prouverait du moins que ces eaux n’ont pu être abondantes. Enfin je rappellerai encore le passage de Vitruve, qui dit clairement que la toiture du milieu était plus élevée que celle des portiques, ce qui s’accorde parfaitement avec la forme des basiliques chrétiennes parvenues jusqu’à nous.

Je ne dois pas oublier de citer ici l’opinion de feu Mazois, qui, en ce qui concerne cette couverture, est conforme à celle de M. Gell. Malheureusement je n’ai trouvé dans ses papiers qu’une très-courte notice au sujet de cet édifice. La voici :

« En face de la maison dont il est parlé ci-dessus ( la maison de Championet ) , se trouve une enceinte de colonnes engagées dans un mur, et entre les deux côtés il y en avait d’isolées. Divers indices de bois, de tuiles à couvrir , me font soupçonner qu il y avait un toit, et que c’était la basilique. »

Une disposition de notre édifice qui paraît moins s’accorder avec les notions que nous en avons, c’est l’espèce de loge élevée qu’occupe le fond de la salle, et qu’on appelle communément la tribune. (Voy. planche XV, n° 6. ) Ce n’est pas la forme carrée de cette construction qui nous surprend, puisque nous savons par d’anciennes médailles que ces espèces de tribunaux n’avaient pas toujours la forme demi-circulaire; mais si c’est là la tribune des magistrats, comme on paraît le vouloir absolument, je demanderai par quel motif elle est masquée non seulement par deux fortes colonnes de la nef, mais encore par une statue colossale dont le piédestal subsiste encore. Ce n’est pas tout : les quatre colonnes de la façade même de cette loge auraient encore caché, en grande partie, les personnes qu’on suppose y avoir été assises pour présider aux affaires publiques ou judiciaires. Si de plus, l’on cherche à se rendre compte de la position respective des juges, des avocats, des parties, des témoins et du public, il sera facile de reconnaître que ce local n’a pu satisfaire aux conditions ni d’un tribunal ni d’une salle de justice. Pour prouver encore mieux l’impossibilité d’une pareille destination , nous citerons le passage suivant de Pline, qui doit convertir les plus incrédules :

« Une foule extraordinaire formait plusieurs cercles qui environnaient les juges; le tribunal ou ils étaient assis en était comme assiégé; les galeries hautes de la basilique étaient encombrées, les unes de femmes , les autres d’hommes , se pressant, ou pour entendre, ce qui n’était pas facile, ou pourvoir, ce qui était plus aisé.» Or, il n’aurait été nullement facile de voir ce qui se passait au tribunal avec les dispositions qui s’y trouvent. On se demande encore par où l’on aurait pu arriver à cette tribune, puisqu’il n’existe nulle part de trace visible d’un escalier pour y conduire. Car le peu de marches indiquées sur notre plan ne servent qu’à descendre dans le souterrain (voy.

nef' q!ïil recou v^eTun ^ ^ étag<î’ ^ entre-colonne'nents à jour, au-dessus des colonnes de la grande

acquière par là .«« de LvM.nl C“,”re 4 “ ^

la coupe ). Lapplication d’un escalier mobile, en bois, auquel il faudrait avoir recours pour soutenir cette hypothèse, ne s’accorderait guère avec les autres détails de l’édifice, tous ajustés avec art et d’une manière architecturale. Quoique nous voyions souvent des exemples de ce genre d escaliers dans les peintures gravées dans le premier volume des Antiquités d’Herculanuui, il nous répugne d’en admettre ici l’application (i).

Ainsi, en résumé, l’absence probable d’une galerie supérieure; la supposition, de quelques auteurs, que la nef du milieu a pu être à découvert; et enfin la forme toute particulière de la tribune en question, nous disposent assez à voir ici, avec M. Hirt, non pas une basilique, mais bien le Comice ( Comitium ) où le peuple s’assemblait pour la nomination de ses magistrats (2). Si on se rappelle, en effet, ce que nous avons rapporté sur la manière de voter, on reconnaîtra avec nous, dans cette soi-disant tribune, la loge, le passage étroit et élevé, le ports ou ponticulus , où chaque citoyen allait déposer son vote, en présence du magistrat qui présidait l’assemblée. Les urnes pour recevoir les votes devaient être placées dessus ou dessous les deux ouvertures circulaires pratiquées dans la voûte du souterrain , soit que ce passage existât sous la voûte, par les escaliers qui y conduisent, soit par-dessus en traversant la loge, ce qui me semble tout à fait indifférent. Je pense encore retrouver, dans les espaces formés de chaque côté de la loge par deux colonnes accouplées, les enclos, les septa, ovilia , dont il a été question précédemment, et où quelques auteurs ont voulu reconnaître les chalcidiques de Yitruve (3). Nous ne devons pas omettre de rapporter ici l’opinion des auteurs qui ont voulu reconnaître, dans la pièce voûtée sous la loge, et dont les soupiraux sont grillés en fer, la prison où étaient déposés les accusés pendant le procès; et dans les deux trous pratiqués dans la voûte, les ouvertures pour les interroger. Mais cette question ne saurait soutenir la critique, puisque chacun sait que les accusés étaient interrogés en présence des magistrats et du public, et placés à la vue de tout le monde.

Supposons donc que 1 édifice qui nous occupe ne soit pas une basilique, et en effet il n’en remplit entièrement aucune des conditions voulues, de quel autre monument pourrait-on, à sa place, faire une basilique indispensable au forum? Certainement d’aucun, et c’est là, peut-être, la plus grande preuve en faveur de la dénomination généralement adoptée; si toutefois les fouilles qui restent encore à faire sur une immense surface de l’ancienne ville, ne nous font pas découvrir un autre forum, plus complet, au centre de cette cité.

Après avoir exposé ces considérations générales, il nous reste à décrire les détails de cet édifice, 1 un des plus considérables de cette place. Sa longueur totale est d’environ 200 pieds sur 78 de large. 11 fut découvert et déblayé en 1 8 1 3 , et on trouva sur le sol l’empreinte d’un pavement en marbre qui pourrait encore servir de preuve, si l’on en doutait, que ce bâtiment

(1) Il existe, derrière la loge en question, du côté de la rue, un pilier formant avant-corps, de dix-huit pouces, sur la rue. M. Gallet, dans sa restauration , s en est servi pour y adosser un escalier, conduisant du dehors à la loge. Cet architecte aura trouvé sans doute quelque trace convaincante pour motiver une disposition aussi extraordinaire, car jamais nous ne nous serions avisé d’imaginer un pareil moyen, surtout après avoir observé que la rue, qui n’a que sept pieds dans sa plus grande largeur, en perdrait la moitié par cet escalier. Du reste, le plan de 1 ouvrage de M. Donaldson, savant architecte anglais et auteur de plusieurs ouvrages estimés, indique la continuation du pavage dans cet endroit, ce qui prouve que l’arrangement ingénieux de M. Callet n’a pu exister.

(a) Nous citons ici le passage de l’excellent ouvrage sur l’histoire de l’architecture chez les anciens, de M. Hirt, d'accord avec notre opinion : «Le Comice était un autre édifice faisant partie du forum, et où s’assemblait ordinairement le peuple pour l’élection des magistrats.

« Aussi , un espace , entouré de murs et de colonnes , et assez vaste pour contenir les citoyens qui avaient le droit d’élire , se trouve-t-il atte- « riant au forum. Cet édifice a été appelé la Basilique, mais à tort. Ce bâtiment se trouvait, comme tant d’autres, en état de restauration au a moment de T éruption, et il est facile de reconnaître que la partie du milieu n’ était pas destinée à être couverte : c’était une cour entourée a d’une colonnade à deux étages. Ce qui prouve que ce n’était pas une basilique , c’est l’absence de l’ hémicycle formant le tribunal, et qui est « remplacé par une élévation destinée sans doute pour ceux qui dirigeaient les élections, recevaient les votes et dépouillaient le scrutin. Le a porche de cet édifice, que j'appelle , sans hésitation, le Comice , faisait partie du portique du forum. »

(3) M. Callet y dispose deux grands escaliers pour monter à la galerie supérieure; mais les enduits et peintures des murs ne conservent aucune trace de ces escaliers, qui, d’après notre opinion, n’ont pas plus existé que la galerie à laquelle ils doivent conduire.

4o EXPLICATION DES PLANCHES.

était couvert. Isolé sur trois faces par des rues plus ou moins larges, son entrée principale est du côté du forum. Cinq portes y conduisent dans un vestibule qui précède la salle. Les piédestaux adossés aux piliers, et les restes dune statue en bronze doré, annoncent que cette entrée était richement ornée. L’intérieur devait être décoré avec le même luxe, si l’on en juge par des bermès , des vasques et même des fragments de statues équestres qui y ont été trouvés. Quelques auteurs ont supposé, d’après les feuillures entaillées dans les pieds-droits (pl. XV, n° 4)> que les baies de ce vestibule avaient été fermées par des trappes. Il est vrai que le peu de largeur de ces trumeaux n’aurait pas permis le développement des battants des portes ordinaires; mais comme il en reste à peine quelques assises, toute conjecture, à cet égard, sera toujours hasardée. Quant à l’escalier (n° 10) placé à côté de ce vestibule et dont l’entrée ou Pemmarchement est en dehors et sur la rue, il est évidemment du nombre de ceux dont nous avons parle précédemment, et que nous supposons destinés à conduire aux portiques supérieurs du forum, sans avoir du reste aucune communication avec notre édifice.

Du vestibule on monte quatre marches pour en redescendre une dans l’intérieur de la salle. (Coupe, pl. XVIII.) C’est sans doute cétte différence de niveau que l’on a voulu égaliser par le dallage en marbre dont les traces ont été découvertes lors de la fouille; à moins quen supposant le milieu de la salle à découvert, on ne veuille voir dans ce rebord un moyen de retenir les eaux pluviales dont l’écoulement s’opérait par les caniveaux existants (n° 8). La présence d’une margelle, Puteal, prête encore un appui à cette opinion : elle est justement placée en face d’une des entrées latérales, dans Pentre-colonnement du portique (n° 3), et barre le passage direct de la porte à la grande nef. Ne pourrait-on pas en conclure, si toutefois cette margelle se trouvait anciennement à la même place, que la communication du portique à la nef du milieu n’était pas nécessaire, cette prétendue grande nef n’étant autre chose que Y Impluvium, c’est-à-dire une cour découverte entourée, sur les quatre faces, par un portique? Nous exposons cette opinion, toute contraire qu’elle soit à celle que nous avons précédemment émise, pour éclaircir autant que possible ,1a controverse.

La vue de la planche XVI représentant l’état actuel et la restauration de cet édifice, par Mazois, donnera une idée de son aspect grandiose et magnifique. Nul doute que l’ensemble du bâtiment ne répondit dignement au caractère que Vitruve voulait qu’on lui donnât. Les coupes de la planche XVIII, en reproduisant ce qui reste des murs et des colonnes, font connaître, eu même temps, l’état et l’ajustement de la prétendue basilique avec le portique du Forum. Du premier étage de ce portique on avait vue sur la salle à travers le vestibule, et de la terrasse du même vestibule on aurait pareillement pu voir ce qui se passait dans l’intérieur de l’édifice. Ce qu’il y a d’intéressant parmi les nombreux détails recueillis dans cette enceinte, a été réuni sur les planches XIX et XX. On y remarquera, surtout, sur la première, la composition gracieuse des profils, dont le sentiment indique une tout autre époque que celle où il faut placer la construction de 1 ensemble de l’édifice. Ces profils sont pour la plupart en pierre et recouverts en stuc. Il y en a aussi en marbre, mais leur composition est moins recommandable et date vraisemblablement de l’époque romaine. Parmi les premiers nous rangeons : le profil du soubassement de la loge, fig. I (la base du socle est entièrement détruite); l’entablement du premier ordre de cette même loge, fig. Il, en tuf; le gracieux chapiteau et l’entablement du second ordre, fig. III; le profil des pilastres du vestibule, fig. V; les trois corniches, de 9 à 10 pouces de haut, dune destination inconnue, fig. VI; et le chambranle des portes, fig Vil. Les profils du piédestal, fig. IV, appartiennent à la seconde époque.

La planche XX, fig. I, reproduit le joli chapiteau de l’ordre inférieur de la loge et rappelle celui du temple de Tivoli ou l’ancien style italique. Le chapiteau ionique, fig. II, provient des co-

tonnes engagées, ainsi que la base, fig. III. Les figures IV et V donnent le profil de celles des grandes colonnes, et le système de construction, en briques, de leur fût. Le noyau est en briques circulaires , de 1 5 lignes d’épaisseur, entouré de briques façonnées dont Tune recouvre alternativement les joints de l’autre; les cannelures sont formées par le stuc. Cet assemblage, dont 1 usage est très-fréquent à Pompéi , donne une très-grande solidité aux monuments. Les profils délicats et pleins de goût des enduits des murs intérieurs sont reproduits fig. VI et VII. Nous avons encore recueilli les dessins d’une corniche en marbre , à modifions, d’un fronton richement sculpté et portant il pouces 6 ligues de haut. Ce fragment provient sans doute du fronton de la façade principale.

La planche XXI, qui termine la description de cet édifice, donne une idée bien faible, il est vrai, de l’effet du décor en peinture qui y est employé. Les compartiments, légèrement indiqués en relief, sont peints en marbre de différentes couleurs; on y remarque principalement les marbres jaune, vert et rouge. Les soubassements sont noirs et rouges.

Voici quelques-unes des inscriptions rapportées par M. Gell, et tracées par les passants sur les murs extérieurs de cet édifice; les autres sont peu lisibles, et, comme dit le même auteur, ni l’orthographe ni la morale ne gagneraient à ce qu’elles fussent déchiffrées.

Nemo nisi Bulius nisi qui amavit mulierem .

H. Cœsari. tertio Germanico. Cæsare iter.

Non est ex albo Judex pâtre Ægpptio.

Nous y ajoutons les trois inscriptions suivantes, que Mazois dit, dans une note, avoir trouvées dans la basilique :

Page 1