INTRODUCTION
J’ai donné, dans le premier volume de cet ouvrage, les Monuments funèbres placés hors de l’enceinte de Pompéi; le second volume a offert les Efidices privés; celui-ci traite des Monuments publics qui n’appartiennent ni à la religion, ni aux spectacles, tels que le Camp, où logeaient les soldats; les Curiœ, où s’assemblaient les corporations de la ville ; les Portiques , le Forum, la Basilique , les Arcs de triomphe, et autres Monuments honorifiques.
En suivant un ordre méthodique dans la publication des Antiquités de Pompéi, je me suis privé sans doute d’un grand moyen de succès, puisque j’ai renoncé à provoquer l’intérêt et à le soutenir en variant les sujets que je présente ; mais j’ai fait ce sacrifice en faveur de la science : ces ruines pré- > cieuses ne m’ont pas semblé destinées à servir seulement d’aliment à la curiosité, d’amusement pour ceux qui jettent de temps en temps un coup d’œil sur les productions des arts, des sciences et de la littérature; j’ai pensé qu’elles devaient concourir à répandre le plus grand jour possible sur l’histoire de l’art, sur la connaissance des usages publics et privés, sur les mœurs des temps reculés auxquels elles appartiennent : aussi , comme le chimiste qui ne laisse aucune substance dans la nature sans lui demander ce qu’elle peut contenir d’utile aux besoins de l’homme, je n’ai voulu laisser aucun débris de Pompéi sans l’interroger, sans obtenir de lui quelque révélation intéressante pour l’his-