‹ Les ruines de TimgadChapitre 28 sur 71 · GRANDS THERMES NORD · texte numérisé non relu

GRANDS THERMES NORD

Les portes donnant accès clans ces beaux Thermes sont au nombre de quatre : la première * est celle ouverte sur le milieu du perron d'bonneur; la deuxième ", à gauche de la précédente, en était immédiatemcat voisine et constituait rentrée secondaire. La troisième, symétriquement disposée par rapport à la porte principale, avait la mémo largeur, mais n'était pas accompagnée d'une petite entrée; elle était accessible par une voie parallèle à la route de Cirta, bordant la façade occidentale des bains. Enfin, la quatrième (largeur, 1 m. 05) était réservée au service des chautTeries et donnait entrée, du côté Ouest, au couloir desservant les fourneaux.

Comme il advient toujours dans une disposition de Thermes, il y a deux parties distinctes qui frappent tout d'abord les regards, lorsque l'on jette les yeux sur le plan de ces bains : c'est d'abord l'espace réservé aux grandes salles, aux chambres froides, aux piscines; ensuite, celui affecté aux pièces chauffées, toujours voisines d'une galerie ou d'un couloir de service. On remarque une certaine analogie avec ces bains dans l'ordonnance générale des Thermes de l'Ouest de Cherchel [Cœsarca] qui otTrent une superficie équivalente, mais le plan de nos Thermes Nord nous paraît préférable parce que, à Cherchel, la circulation entre les grandes pièces se trouve interceptée par les bains froids, alors qu'à Timgad on ne saurait trop admirer l'aspect monumental, résultat de l'heureux groupement des salles d'honneur.

Ces salles, en effet, au nombre de trois, autour desquelles rayonnent tous les services, sont largement ouvertes les unes sur les autres; les deux extrêmes se présentent dans le seus de leur plus grande dimension et celle du milieu, dans celui de la plus petite, de telle sorte que leur réunion constitue une sorte de grandiose double T, long de près de (30 mètres. Non seulement on pouvait, de Là, parvenir facilement à tous les services de l'établissement, mais encore les baigneurs trouvaient dans ces espaces, aux vastes

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