Largeur 8 m. 40; longueur 27 mètres
2. Page 109, dans « les Ruines de Timgad », nous avions déclaré à tort que la porte de Mascula se trouvait plus loin vers l'Est; il existe bien de ce côté des restes d'un arc, mais nous ignorons encore quelle était sa destination exacte.
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L ENCEIATE i
des deux nouvelles entrées du Nord). Passé ladite porte, la limite Est poursuit sa course vers le Sud jusqu'à 100 mètres environ, puis on en perd à peu près complètement la trace. Le retour qui existe à l'Ouest de la première porte secondaire ', laissant bien loin en dehors l'entrée occidentale de la ville, ou porte de Lambèse ", aboutit à l'arc de triomphe pour reprendre, de l'autre côté de ce monument, sa ligne droite à travers les constructions commerciales de la voie du Gapitole jusqu'à une grande maison, dans l'une des salles de laquelle un troisième quart de circonférence fait repartir le mur de l'Ouest à l'Est en traversant l'habitation en question; puis, après avoir franchi le Gardo Maximus Sud, la muraille se confond avec la limite Nord d'un autre grand édifice privé pour se continuer un peu au-delà et se perdre vers l'Est oij les traces ne sont plus très apparentes. Le quatrième retour en quart de cercle n'a donc pu être retrouvée, mais la presque totalité de ce mur encerclant la cité a été relevée, et il est intéressant d'énumérer les remarques que sa découverte doit nous suggérer (PI. II).
Tout d'abord, il faut dire que cette muraille ^ est, sauf du côté Nord où quelques parties sont un peu plus soignées, composée de moellons informes grossièrement hourdés en terre. (Il faut aussi faire exception pour les parties du dit mur qui traversent les bâtiments de la voie Gapitoline et les deux grandes habitations du Sud de Timgad.)
D'autre part, à l'endroit où l'enceinte traverse le Cardo Sud, il est visible que le dallage en a été soit entaillé soit môme enlevé suivant sa direction biaise pour recevoir les montants de la porte Sud ; la poterne Nord (c'est-à-dire la deuxième porte secondaire dont il a été question plus haut), située à l'Est de la grande entrée septentrionale, est dans le même cas; (^t la porte Nord secondaire, disposée à l'Ouest de celle principale, a été établie sans symétrie, sur une des voies perpendiculaires au Decumanus Maximus, sans en
1. Celle située sur la voie prolongée du Cardo Sud; voir plus haut.
3. Cette enceinte de basse époque a été certainement démolie en partie, refaite, réparée ou remaniée bien des fois à des époques [)lus récentes encore.
limiter le parcours qui dépasse ladite entrée. Il résulte de ce qui précède que Tenceinte en question est postérieure à l'époque de prospérité de Thamugadi, dont toutes les constructions sont si soignées, et que, pendant une période de malheurs et de guerres, la ville étant devenue trop vaste pour le nombre restreint de ses défenseurs, on jugea qu'il fallait à tout prix faire la part du feu et se contenter d'un espace facile à garder. En conséquence, on utilisa la limite Est: mais au Sud, à l'Ouest et au Nord on coupa les maisons en laissant, en dehors des remparts, les grands Thermes Sud, le Gapitole, les marchés, le petit temple du Génie, toute la partie occidentale de la voie Dccumane et h. porte Ouest, tout le quartier Ouest de la Cité y compris la Cathédrale et les monuments que nous n'avons pas encore découverts, puis on se servit de l'arc de triomphe de Trajan comme porte de ville.
Donner une date même approximative à cette enceinte ne serait pas chose aisée, si l'on ne pouvait déterminer par le raisonnement la période de trouble où sa construction fut jugée nécessaire.
En examinant la structure de la muraille, il est évident qu'elle ne peut être attribuée aux Byzantins dont la manière de bâtir. invaria])lo pour toute l'Afrique, est entièrement différente. Il faut donc que celte limite réduite ait été établie soit avant, soit après leur séjour dans le pays. Or, cette dernière hypothèse doit être écartée parce que la porte Nord secondaire, contemporaine de l'enceinte réduite, témoigne encore de quelques souvenirs de l'art Romain qui n'existaient certainement plus après les Byzantins et aussi parce que les Bei'bères avaient détruit Tiiamugadi dans l'espérance d'empêcher les armées de Solomon de s'y établir '. (Test donc avant Bélisaire. peut-être même avant l'occupation Vandale, lorsque le j)ays était livré à l'anarchie, que les habitants derniers de l'antique cité en restreignirent la superficie.
1. Tiinf,';ul, une l'ité fifricaine sur l'empire romain. Introduction XII. — Les Ruines de Tiuigad, page 63.