OBSERVATION XVI
Marrius. — Congrès d’Insbürck, 1929, in Archiv. für. Gyn., 1922, p. 106.
Antécédents. — Première grossesse : Accouchement spontané, mais mort de l’enfant 2 heures après sa maïssance.
2® grossesse : Césarienne segmentaire faite 12 heures après le début du travail et 7 heures après la rupture des membranes. L’incision verticale s’arrêtait en haut, au niveau de la ligne de solide insertion du péritoine sur la face antérieure de l’utérus. Suture en 2 plans. Pendant les suites opératoires 2 accès fébriles : le premier
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3 jours après, dû à une bronchite, le deuxième, 10 jours après, occasionné par un petit abcés pariétal. La femme sort guérie 23 jours après.
La rupture. — 18 mois après, la femme à nouveau enceinte arrive à pied dans le service. Elle est à terme. Les douleurs ont commencé 3 heures auparavant. En chemin, elle a perdu un peu de sang et à son arrivée, elle continue à saigner un peu. Au moment de se coucher, elle ressent une violente douleur et présente une grosse hémorragie. Les contractions utérines disparaissent. Il existe de plus des signes d’hémorragie interne. On pose le diagnostic de rupture utérine.
Laparotomie immédiate. — On trouve dans l’abdomen, outre une grande quantité de sang liquide, l’enfant mort depuis peu et le placenta. La paroi utérine présente une large rupture au niveau de l’ancienne cicatrice, rupture qui semble déborder légèrement à gauche de la cicatrice. Le paramètre gauche est infiltré de sang.
Hystérectomie. Guérison.
Analyse. — La 1" opération paraît avoir atteint la limite extrême du segment inférieur. L’auteur reconnaît d’ailleurs qu’il a décollé le péritoine jusqu’à lextrème limite du possible, et généralement dans ce cas le musele utérin sous-jacent présente un aspect et une épaisseur l’apparentant plutôt à la partie corporéale de l'utérus. |
Les circonstances de la rupture la rapprochent également des ruptures corporéales.
Hystérectomie. Guérison.