‹ Les Ruptures de Cicatrice de Césariennes BassesChapitre 41 sur 54 · SIÈGE, DE: LA RUPTURE · texte numérisé non relu

SIÈGE, DE: LA RUPTURE

La rupture utérine siège presque toujours au niveau même de la cicatrice : telle était du moins sa situation dans 23 des 37 cas relatés. Dans 10 autres cas, le siège exact de la rupture n’est pas précisé. [Il nous semble d’ailleurs logique d'admettre que si cette rupture avait siégé à distance de la cicatrice, ce fait paradoxal n'aurait pas manqué d’être indiqué. Néanmoins, il est probable que si, dans ces 10 cas, le siège exact de la rupture par rapport à la cicatrice n’a

pas été précisé, c’est que, dans plusieurs d’entre eux, la cicatrice était invisible.

Ce n’est que dans 4 cas que la rupture était soit adjacente à la cicatrice, (Obs. 28) soit nettement à distance d’elle (Obs. 29-30-31). Ces 4 cas sont d’ailleurs fort intéressants à considérer. [ls permettent d'établir la solidité parfaite, du moins anatomique, de telles cicatrices qui avaient résisté aux phénomènes divulsifs de accouchement.

Le point de départ de la rupture est également important à considérer. Malheureusement, 1l à été le plus souvent impossible à établir. Nous avons pu néanmoins préciser ce siège initial de la rupture dans deux cas de cicatrices de césariennes seemento-corporéales. Dans ces deux cas nous pouvons affirmer que la rupture a débuté au niveau du segment corporéal de l’ineision. Dans l’observation 10 en effet l'auteur relate : « qu’à l’examen on est frappé par l'existence « d’une masse de la grosseur du poing beaucoup plus facile- « ment perceptible que les autres parties fœtales et siègeant € tout près de l’ombilic. Pendant que l’on prépare la femme « pour l’opérer, on constate que la masse précitée a consi- « dérablement augmenté de volume et s’est étendue vers « le bas ».

Dans l’observation 15, Samuel rapporte le cas d’une rupture utérine survenue à la suite d’une césarienne segmentocorporéale et qui portait uniquement sur le segment corporéal de lincision.

Ces deux constatations, l’une clinique, l’autre anatomique, permettent donc d'établir que, du moins dans ces deux cas de césarienne segmento-corporéale, la portion segmentaire de l’incision était plus résistante que la portion corporéale.

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