PÉRIODE D'HÉMORRAGIE TARDIVE
C’est brutalement, à la suite d’un effort, ou même spontanément, que le drame abdominal d’hémorragie interne survient.
Suivant la rapidité de l’évolution, nous .distinguerons trois formes :
Forme foudroyante : Sa symptômatologie est celle d’une hémorragie interne banale mais foudroyante. Les symptômes généraux seuls existent (faciès exsangue, pouls incomptable, syncope). Le blessé est enlevé en quelques minutes par une anémie suraiguë. C’est le cas du malade de Chaumel qui, se croyant guéri, tombe mort en franchissant la porte de l’hôpital.
Forme rapide : C’est le cas commun. Le syndrome d'hémorragie interne coexiste avec le syndrome d'inondation péritonéale (matité dans les flancs, contracture, vomissements, arrêt des matières et des gaz). Le blessé meurt, soit en quelques heures, soit dans la journée, au cours d’une syncope. |
Forme lente : Le tableau clinique est complet et tous les signes qui peuvent exister à l’état fruste, au cours de la période de latence, apparaissent dans toute leur acuité. Ce sont les cas exposés dans les observations I et II de M. Patel.
On observe constamment une vive douleur dans l’hypocondre gauche, parfois en coup de poignard faisant songer à une perforation d’organe creux par chute d’une escarre, et s’irradiant vers l’omoplate et l'épaule gauches. Les signes physiques dominent la scène. Ce sont des signes d’épanchement dans l’hypo-
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condre gauche (matité, contracture, obscurité respiratoire). Les signes généraux sont moins accentués que dans les deux autres formes ; néanmoins, le pouls est rapide et le malade est sujet aux syncopes. L’évolution peut durer, un, deux et même trois jours.
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