‹ Les ruptures traumatiques de la rate: avec hémorragie retardéeChapitre 18 sur 28 · DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL

Lors de la période intermédiaire, on peut avoir à éliminer quelques affections.

L’immobilité du thorax à gauche, la contraction des muscles de la région, peuvent faire penser à une fracture de côte, coexistant d’ailleurs souvent, comme on le sait, avec une rupture splénique, mais la crépitation, la douleur exquise au foyer de fracture, feront le diagnostic.

Une matité remontant très haut sur le thorax et s’accompagnant d’un point de côté, comme c’est le cas dans l’observation n° I de M. Patel, peut faire croire à une pleurésie. On peut néanmoins penser qu’en géné-

CAE A

ral, la toux, l’état infectieux du malade et la radioscopie mettront sur la voie.

À la période d’hémorragie tardive, on peut se trouver en présence de signes de péritonite et d’hémorragie interne suivant la forme clinique. Le syndrome de péritonite peut résulter de la perforation tardive d’un organe creux (estomac, vésicule, intestin), par chute d’une escarre à la suite d’une contusion de l'abdomen. Mais l’absence de signes d’hémorragie interne élimine ces affections.

L’hémorragie interne peut être due à la rupture traumatique d’un viscère plein (foie, pancréas, rate) ; mais aucun de ces viscères, sauf la rate, ne donne d’hémorragie tardive.

Le diagnostic reste à faire avec la rupture de grossesse tubaire. La palpation de l’abdomen et Ie toucher vaginal seront suffisants pour les différencier.

Nous estimons d’ailleurs superflu, dans ce cas, de rechercher longuement le siège de la lésion. En effet, pratiquement, la laparotomie d’urgence s’impose, soit qu’on ait à boucher la lésion perforante du viscère creux, soit qu’on ait à faire l’hémostase. Et, on reconnait au cours de l'intervention, le siège de la perforation ou de l’hémorragie.

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