Abrégé Bullet. Soc. Géog. hongroise, XVI, 1886, p
Cfu’il russifiât les noms magyars : comitats Marmarusskij (Marmaros), Zemplianskij (Zemplen), Uszokszkij (Ugocza).
Ce coin de RiiLliénie, échu à la Hongrie, est resté une <( terre maudite » et sauvage, et l’Etat hongrois a laissé aux suggestions de la misère ces montagnards qu’un bon observateur a déclarés plus intelligents et entreprenants qu’on n’affecte de les juger en Hongrie b L’âme assoupie et dolente de ces déshérités s’éveille, depuis plusieurs années, au verbe mystique d’évangélistes, qui s’efforcent de ramener ces Russiaks à l’Eglise orthodoxe orientale ou russe. .Une société russo-galicienne, présidée par le comte Bobrinski, envoya des émissaires ou missionnaires, organisa des pèlerinages aux sanctuaires et couvents russes, instruisit des catéchumènes, futurs propagandistes parmi leurs compatriotes. Un de ces « médecins d’âmes a été le moine Alexis Kabalouk, né catholique grec, converti à la religion orientale, dont il s’était pénétré à Kiew et au Mont Athos. Kabalouk exaltait, confessait, mariait ses < congénères;
Le gouvernement hongrois qualifie ces agissements d’attentat à la sûreté, à l’intégrité territoriale de l’État ; il soupçonne cette prédication de préparer l’annexion à la Russie des régions occupées par ses sujets ruthènes; il n’ose incriminer le gouvernement russe, directement, mais les associations, comme celles du comte Bobrinski", comme la Ligue populaire russe, sont accusées de subventionner ce mouvement politique, dont la tendance n’est pas douteuse; l’accaparement de citoyens hongrois par une Église dont le chef est étranger. D’où le procès qui, au début de 1914, s’est déroulé à Marmaros-Sziget, procès qui dépassait la personnalité des quelque quatrevingt-dix paysans ahuris, y compris leur apôtre, mais qui visait les menées panslavistes b surveillées, d’après le
d. Bidermann, p. 97.
2. Le comte Bobrinski comparut comme témoin à Marmaros-Sziget et put s'e.tprimer, non en russe, mais en français.
3. Il semble bien que le prosélytisme religieu.Y ait eu quelque succès . car de 1836 à 1911, la dénomination grecque orientale a gagné plus de 10.300 adeptes enlevés au rite catholique grec, et 1.700 de l’Eglise romaine. [Annuaire Statistique, XIX, 1911, p. 432).