‹ Les Rythmes: comme introduction physique à l'esthétique, Nouvelles méthodes d'analyse et leur application à la musique, aux rythmes du français et aux mètres doriensChapitre 20 sur 91 · DENE TS TU EM · texte numérisé non relu

DENE TS TU EM

LES STRUCTURES NUMÉRIQUES DANS LE DOMAINE DES SONS

Que si l’on approfondit encore, on revient à peu près aux positions initiales, mais avec un autre principe de classement. L'architecture reste un art de l’espace. Mais cet espace se distingue du temps par sa réversibilité.

Plus exactement, ce n’est pas vers le temps et l’espace qu’il faut regarder, mais vers deux notions plus précises qu’on en peut déduire : celle de réversible, analogue à l’espace; et d’irréversible, analogue à la durée.

Une musique entendue (et non pas musique pour les yeux, musique sur le papier) se déroulera dans la durée, et c’est dans la durée qu’elle obéira au principe de Curie. Les symétries qu’il permet de prévoir, projetées dans l’espace y apparaîtront déformées. On rencontre bien, en musique, de la musique pour les yeux, de la musique réellement spatiale : elle se traduit en thèmes suivis de leur symétrique rigoureux, le renversement du thème; en fugues suivies de leur image exacte dans un miroir, l’inversione della fuga etc. Mais dans la musique qui oublie le papier écrit (on dirait parfois : les réussites d’école), dans la musique qui suit un ample mouvement intérieur, l’image dans un miroir apparaît déformée et contractée, si l’on regarde ce miroir suivant l’espace.

Des thèmes d’architecture ont beau se peindre sur la rétine suivant une succession dans le temps; cette succession est toujours contrôlable au moyen d'une succession inversée. Cela rétablit les symétries spatialement exactes. Autrement dit, la lecture d’un texte

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