Conn. scient. des faits musicaux, I
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ÉLÉMENTS D’ANALYSE MUSICALE
cipe du type précédent ?. » Il est donc claire qu'un tel principe doit être celui de toute musique où la notion de faux peut avoir un sens.
I1 amène à distinguer, distinction sentie par tous les vrais musiciens — deux sortes de faux :
1° Les pseudo-faux, ou faux d’école. Ceux qui correspondent à la violation, non d’un principe profond de la musique, mais d’une règle de grammaire ou de rhétorique musicale. On voit s’évanouir ces faux d’un siècle à l’autre. Les traîtés qui extraient des règles de Bach, ou mieux de Haydn, bientôt ne se vérifient plus pour Beethoven et Berlioz; les traîtés faits sur ceuxci, bientôt ne se vérifient plus pour Debussy ou Strawinski. On s'aperçoit que les quintes successives ne sont pas une horreur, mais une horreur dans certains cas; et si on veut énumérer ces cas, chaque jour un nouveau créateur prouve que cette énumération est incomplète. Et puis, l'oreille des hommes s’habitue et c’est bien sincèrement que nous supportons avec plaisir ce que peu d'oreilles, au temps de Mozart, eussent supporté.
2° Mais ce que nous ne semblons pas devoir jamais supporter, c'est une musique qui commencerait, par exemple, comme commence une sonate de Beethoven et puis qui ne finirait pas. Ce que nous ne supporterions pas, c’est un pas, quel qu’il fût, fait dans une certaine direction, introduisant une certaine dissymétrie et, dans la suite, à ce pas ne correspondrait nul autre, rien ne viendrait compenser la dissymétrie maladroïitement introduite, ramener à cette quiétude, à