ABSENCE DE RYTHMES : LA PROSE RÉELLE
et d’une désorgamisation des structures sonores. Ce serait du lyrisme s’efforçant inconsciemment d’imiter la prose réelle.
De cette prose réelle, on trouvera des exemples dans les ouvrages de médecine, de géographie, de législation. P. ex. art. 640 du Code civil. « Les fonds inférieurs sont assujettis envers ceux qui sont plus élevés, à recevoir les eaux qui en découlent naturellement sans que la main de l’homme y ait contribué, etc. » P. ex. « Deux triangles qui ont leurs côtés respectivement semblables, sont semblables. ».
On trouve de ces passages sans organisation sonore régulière, même dans des œuvres généralement lyriques. Si on veut étudier ces œuvres dans leur lyrisme et dans leurs rythmes, il! importe alors d'en éloigner soigneusement pareil amorphe sonore. Nous avons insisté longuement, ailleurs, sur cette méthode d’étude, par élimination de l’amorphe, qui nous a rendu de
grands services pour l’analyse rythmique de la Nouvelle Héloïse, et pour l'analyse d’Afala.
8. Rythmes simples. — Ces structures sans organisation, prose réelle, une fois éliminées, nous voici en présence de structures régulières.
La régularité peut être sensible dans un-seulement des domaines sonores que nous avons distingués : dans la distribution des toniques parmi les atones, ou dans le groupement des syllabes en vers blancs, ou enfin dans les timbres.
Si cette régularité n’a pas été cherchée artificielle-