‹ Les Rythmes: comme introduction physique à l'esthétique, Nouvelles méthodes d'analyse et leur application à la musique, aux rythmes du français et aux mètres doriensChapitre 46 sur 91 · I NE · texte numérisé non relu

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CLASSIFICATION DES RYTHMES DU FRANÇAIS

ment, elle doit venir de ce que nous nous trouvons dans une région lyrique. Il faut alors penser que la régularité constatée n’est probablement pas unique, mais seulement prédominante. Néanmoins, en première analyse, on n’aperçoit guère qu'un rythme tonique, ou arithmétique, ou de timbres.

Nous allons utiliser, concuremment avec la classiication en ces trois rythmiques, la classification courante en « vers » et « prose ». Cela, à titre de comparaison. Ces mots du langage courant, mis ici entre guillemets, ne signifient guère pour nous, on la vu, qu’une distinction plus ou moins nette entre mouvements contraints et mouvements libres. Cette distinction n’est d’ailleurs valable que lorsque la « prose » est vraiment spontanée, et de rythme imprévu et involontaire. Ce n’est pas toujours le cas : par exemple, lorsque Joubert, en « prose », prend plaisir à enfiler des octosyllabes, la” distinction entre « prose » et « vers » n’est plus qu’une affaire de disposition typographique : dans cette « prose »-ci, le mouvement est contraint, et le mot prose perd le reste de sens qu’il peut avoir pour le rythmicien.

Quoi qu’il en soit, voici une classification suivant les trois principaux facteurs de rythme que nous avons distingués; et chaque fois nous montrerons des exemples empruntés à la « prose » et au « vers ».

1° Rythmes arithmétiques : A) Comme « vers » on peut citer les traductions voltairiennes de Shakespeare. M. V. Bérard, traducteur d’Homère, utilise aussi

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