‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 119 sur 392 · I. MATIERE ELOIGNEE — POUR LA VALIDITE ET LA LICITE · texte numérisé non relu

I. MATIERE ELOIGNEE — POUR LA VALIDITE ET LA LICITE

La matière éloignée de ce sacrement est toute espèce d'eau naturelle, eau douce, eau de rivière, de source, de puits, d'étang, de pluie, etc. — toute eau créée par Dieu. C'est ce que prouvent les paroles de saint Jean : « Si un

homme ne renaît de l'eau, » etc.. L'eau, qu'on peut toujours avoir sous la main, ou trouver à sa disposition, est, de tous les éléments, la matière la plus convenable pour un sacrement qui est nécessaire à tous les hommes. Elle est aussi l'élément le mieux choisi pour signifier l'effet du baptême. Elle lave toutes les taches, et montre donc bien l'efficacité du baptême qui fait disparaître les taches du péché. On dit aussi que, comme l'eau calme et rafraîchit le corps, ainsi le baptême, par sa grâce, calme puissamment et éteint les tentations qui naissent de la concupiscence de notre nature humaine, et rafraîchit l'âme.

Bien que l'eau naturelle, sans aucun mélange, soit, en cas de nécessité, la matière de ce sacrement, dans le baptême solennel selon le rite de l'Eglise, cette eau doit être bénite, comme le prescrit le Rituel, et mêlée d'un peu d'huile sainte et de saint chrême d'après la tradition apostolique, afin d'exprimer plus complètement l'efficacité du sacrement. Ce mélange est requis pour la licite, non pour la validité du sacrement, dans le cas où il est administré solennellement.

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