‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 130 sur 392 · PROMESSES DU BAPTÊME · texte numérisé non relu

PROMESSES DU BAPTÊME

Par les promesses faites au baptême, nous contractons certaines obligations. Le don que Dieu nous fait de la vie naturelle nous oblige à remplir envers lui tous les devoirs religieux que dicte la raison, comme l'adoration, la reconnaissance, l'amour, l'obéissance. Il en est de même du don de la vie surnaturelle. Par le baptême, qui nous confère ce don, un véritable contrat s'établit entre Dieu et nous. En nous adoptant pour ses enfants. Dieu s'engage à nous donner la.vie éternelle et toutes les grâces nécessaires pour y arriver.

I " The Synods in English » p. 135.

Il est juste que de notre côté nous nous engagions à faire tout ce que Dieu demande de nous pour nous sauver.

Or, ce que Dieu demande de nous^ c'est : (i) de renoncer à Satan, à ses pompes et à ses œuvres ; (2) de vivre selon les maximes et les exemples de Jésus-Christ.

Satan est le père du mensonge, l'ennemi implacable de tout bien. Les pompes de Satan, c'est l'apparence de vérité ou de bonheur qui brille dans les fausses maximes, les misérables vanités et les dangereux plaisirs du monde, et dont il se sert comme puissant moyen de séduction. Les œuvres de Satan, c'est l'orgueil, la luxure, le péché sous toutes ses formes.

Renoncer à Satan, à ses pompes et à ses œuvres, c'est renoncer au mal et à tout ce qui peut porter au mal.

Jésus-Christ est la vraie lumière^ le saint et le juste par excellence. Ceux-là seront sauvés que Dieu trouvera conformes à l'image de son Fils. Nous devons donc nous pénétrer de ses maximes, dont les principales sont les béatitudes évangéliques^ et nous appliquer à imiter ses exemples.

Les enfants qui n'ont pas l'âge de raison, coïitractent les engagements du baptême par l'entremise de leur parrain ou de leur marraine, et, à leur défaut, par celle de l'Eglise. 11 est très utile qu'ils les renouvellent de temps en temps pendant la vie, particulièrement à l'époque de la première communion, au jour anniversaire de leur baptême, à la fin d'une mission ou d'une retraite.

Les esclaves de l'esprit de ténèbres s'indignent de nos jours, au nom de la raison et de la liberté, que l'Eglise, en conférant le baptême aux enfants, les engage sans leur aveu, sous peine d'apostasie, à observer la loi évangélique.

Nous répondons : Par le fait de leur naissance qu'ils ont reçue sans l'avoir demandée, les enfants sont liés par de

nombreuses obligations qu'ils auront à remplir plus tard envers des parents et une patrie qu'il ne leur a pas été donné de choisir. Seraient-ils bien venus à se plaindre d'avoir reçu au berceau un nom honorable, une grande fortune, la qualité de citoyens d'une patrie illustre^ à cause des charges qui résultent de ces avantages ? Pourquoi n'en serait-il pas de même de la naissance spirituelle qui les fait enfants de Dieu et héritiers du ciel ? L'obligation de vivre chrétiennement, c'est-à-dire plus qu'honnêtement, est à notre avantage ; elle est pour notre bonheur ici-bas, aussi bien que pour notre bonheur éternel de la vie future.

Le Sacrement de Confirmation

Page 1