‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 137 sur 392 · OBLIGATION DE RECEVOIR CE SACREMENT · texte numérisé non relu

OBLIGATION DE RECEVOIR CE SACREMENT

Quant à l'obligation de recevoir ce sacrement, l'enseignement de l'Eglise nous apprend qu'il n'est pas nécessaire de nécessité de moyen comme le baptême ; mais il est nécessaire de nécessité de précepte. Ce qui veut dire que négliger de recevoir ce sacrement ne serait pas s'exclure du ciel ; mais négliger de le recevoir quand on le peut facilement serait une faute plus ou moins grave, selon la gravité du danger auquel la foi peut être exposée. Ce serait se priver des secours précieux et des grandes grâces que notre Sauveur nous offre dans ce sacrement pour nous mettre à même de vaincre les ennemis du salut. Cette obligation semblerait plus urgente de nos jours que la religion et la foi sont exposées à de si grands et si nombreux dangers, surtout dans les pays protestants. De sorte que, par accident, il peut y avoir obligation sous peine de péché grave de recevoir la confirmation, bien qu'il ne soit pas certain que de se il y ait obligation grave. (S. Alph. i8i).

Q.u'il me soit permis, sur ce sujet, de citer encore le catéchisme du Docteur Lingard : « La confirmation complète ce que le baptême a commencé. Au baptême, nous nous enrôlons sous la bannière du Christ ; à la confirmation, nous : recevons la force pour soutenir avec courage les combats de notre chef. C'est pour cela que dans les premiers temps de ' notre sainte foi, lorsque le nouveau chrétien était exposé à

tout instant à se voir traîner devant le tribunal du persécuteur, on le conduisait directement des fonts du baptême à Tévêque pour recevoir la confirmation. Plus tard, quand, par suite de la conversion de plusieurs nations, le baptêmef des enfants devint beaucoup plus fréquent que celui des adultes, la même discipline fut, avec quelques modifications, conservée dans un certain nombre de pays. Ainsi, chez nous, en Angleterre, jusqu'à la Réforme, les parents étaient tenus, sous peine de s'exposer aux censures ecclésiastiques, de présenter leur enfant à la confirmation, la première fois que Tévéque venait à moins de sept milles de leur habitation. » « Une règle décidait aussi, dans l'Eglise catholique d'Angleterre, qu'aucune personne non confirmée ne devait être admise au sacrement du Corps et du Sang de Jésus-Christ, si ce n'est au lit de mort, et si elle ne pouvait par de bonnes raisons se justifier de n'avoir pas encore été confirmée. »

3. dispositions requises : (l) la science; (2) l'État de grace

Il faut : (i) Etre instruit des vérités de la religion, et en particulier de ce qui concerne ce sacrement afin d'avoir une foi éclairée et de savoir ce qu'on fait. Ainsi, ceux qui se préparent à la confirmation doivent connaître les principaux articles de la doctrine chrétienne surtout les quatre grandes vérités et tout ce qui a rapport au sacrement de pénitence, qu'on reçoit ordinairement avant la confirmation.

(2) On doit être en état de grâce, la confirmation étant un sacrement des vivants. Il y aurait sacrilège à la recevoir en état de péché mortel. Dans ce cas, on recevrait le sacrement et le caractère qu'il imprime, mais on se priverait des grâces

de ce sacrement jusqu'à ce qu'on ait obtenu le pardon des fautes qui souillent Fame.

Pour les dispositions qui regardent le corps, les enfants de la confirmation doivent être habillés proprement et décemment, avoir le front propre et découvert, et être à jeun, si on le peut facilement. Le jeûne n'est pas de précepte, et comme on donne souvent la confirmation dans l'après-midi, on ne pourrait pas rester à jeun sans de graves inconvénients.

Ce sacrement a trois effets surnaturels : (i) Il augmente la vie de la grâce, et en même temps les dons du Saint-Esprit déjà reçus au baptême. (2) Il donne la grâce sacramentelle, qui permet de professer la religion avec intrépidité contre toutes les tentations du démon et du monde, au milieu des dangers et des persécutions. (3) Il imprime un caractère qui fait du confirmé un soldat de Jésus-Christ. Il suit de là que la confirmation nous fait parfaits chrétiens. Le baptême est la naissance spirituelle ; la confirmation est l'accroissement de la vie spirituelle. Le baptême nous introduit dans la famille chrétienne ; la confirmation nous introduit dans la milice chrétienne. Le baptême nous communique les dons du Saint-Esprit ; la confirmation nous les communique avec abondance.

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