‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 157 sur 392 · I. TÉMOIGNAGE DES PÈRES · texte numérisé non relu

I. TÉMOIGNAGE DES PÈRES

Le témoignage des Pères est unanime sur la doctrine de la Présence réelle. Les citer ne servirait qu'à prolonger inutilement ce chapitre. Comme le dit le Catéchisme Romain : « Apporter le témoignage individuel de chacun des Pères serait une tâche sans fin. Q.u'il suffise de citer, ou plutôt d'en indiquer quelques-uns dont l'autorité nous sera un critérium péremptoire pour juger des autres. C'est d'abord saint Ambroise qui proclame sa foi. Dans son livre sur les initiés, il dit qu'on reçoit dans ce sacrement le vrai Corps de Notre Seigneur, le même qu'il a pris dans le sein de la Vierge. Il déclare que c'est là une vérité qu'on doit croire avec toute la certitude de la foi. Ailleurs, il nous dit en toutes lettres, qu'avant la consécration, c'est du pain ; mais qu'après la consécration, c'est la chair du Christ. Saint Chrysostome, témoin d'une fidélité égale et d'une non moins grande autorité, professe et proclame cette mystérieuse vérité, particulièrement dans sa soixantième homélie où il parle de ceux qui reçoivent indignement ces mystères sacrés ; puis, dans sa quarante-quatrième et sa quarante-cinquième homélie sur saint Jean : « Obéissons à Dieu, dit-il ; n'allons point le contredire, alors même que ses paroles pourraient sembler contraires à notre raison et à nos sens. Ses paroles ne sauraient tromper; nos sens peuvent facilement se tromper. » Avec cet enseignement que nous donne saint Chrysostome, est absolument d'accord celui de saint Augustin, surtout dans ce passage de son commentaire du trente-troisième psaume : « Se porter soi-même dans ses propres mains est impossible à l'homme, et n'appartient qu'au Christ. Il se portait dans ses

mains lorsqu'il donnait son corps à manger et disait : « Ceci est mon corps. » Passons saint Justin et saint Irénée ; nous voyons saint Cyrille, dans son quatrième livre sur saint Jean, déclarer en termes si formels que ce sacrement contient le Corps de Notre Seigneur, qu'il n'est pas un sophiste, pas un interprète captieux ou obscur qui puisse en faire sortir un autre sens. »

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