‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 198 sur 392 · LE CAS DE CEUX QUI COMMUNIENT EN ÉTAT DE PÉCHÉ VÉNIEL · texte numérisé non relu

LE CAS DE CEUX QUI COMMUNIENT EN ÉTAT DE PÉCHÉ VÉNIEL

Il est à propos de noter ici que les péchés véniels passés, ceux dont l'habitude reste dans l'âme, et y laisse des taches, considérés au point de vue du châtiment qu'ils méritent, n'empêchent pas les effets du sacrement ; car, comme nous l'avons dit, il arrive souvent que l'Eucharistie efface ces péchés. Mais si l'on considère ces péchés tu actu^ comme un manque de respect ou une distraction volontaire au moment de la communion, ou comme un plaisir, une affection au péché véniel subsistant dans l'âme, ils n'empêchent pasTefifet premier du sacrement, c'est-à-dire l'augmentation ou l'accroissement de la grâce sanctifiante. Dans ce cas, ils empêchent l'effet secondaire, à savoir, la réfection de l'âme parla suavité

spirituelle ; ils diminuent la ferveur de la charité ; et, conséquemment, rendent la communion moins fructueuse. Une personne ne se rendrait pas même coupable d'une faute vénielle en communiant avec la tache ou l'habitude du péché véniel dans Tâme ; mais il y aurait faute vénielle, si, au moment d'aller à la communion, elle commettait un péché de ce genre ; par exemple, si elle allait communier par vaine gloire, avec une absence volontaire de dévotion, ou encore, sciemment, avec affection au péché véniel. La raison en est que, dans ce cas, il y aurait un manque positif de respect envers le sacrement, et un obstacle volontairement mis aux efïets et aux fruits qu'il produirait autrement dans l'âme.

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