‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 211 sur 392 · LE « MANUEL DE THÉOLOGIE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

LE « MANUEL DE THÉOLOGIE CATHOLIQUE

La définition du sacrifice de la messe, telle que la donne le « Manuel de Théologie » : « Un sacrifice relatif au sacrifice de la croix, » ne donne pas une notion claire et complète du sacrifice de la messe. Elle ne fixe pas non plus la différence spécifique, ni l'élément premier qui compose le sacrifice.

Elle me semble dès lors absolument défectueuse. L'opinion qui voudrait faire de l'élément relatifs de \2i forme ^ qui nous donne l'essence ^rû»^r^, la vraie nature, le caractère essentiel de la messe, n'est pas bien établie, et n'est pas très intelligible pour l'esprit catholique ordinaire. Celle qui soutient que la représentation du sacrifice du Christ est l'essence propre du sacrifice de la messe, ne peut pas, je crois, se soutenir dans son sens réel et littéral. Essentiellement le sacrifice de la messe est absolument le même que celui de la croix, et il n'en est pas une simple représentation oucommemoration.il n'estpas facile de comprendre comment une représentation quelconque, considérée comme telle, pourrait prendre le nom de la chose réelle elle-même, malgré toutes les explications que donne de cette opinion le « Manuel de Théologie. »(Part. ii., 1. vii, ch. v., sect. 267, vol. 11, p. 459). Le sacrifice ne consiste pas dans Voffertoire^ qui n'est qu'une préparation au sacrifice, et parce que, comme le définit le Concile de Trente, à la messe on offre le corps et le sang du Christ, qui ne sont pas présents au moment de Toffertoire. Il ne consiste pas non plus dans la communion^ parce que l'action du sacrifice appartient essentiellement au prêtre, et que d'autres reçoivent aussi la communion, et parce que la communion n'est qu'une participation au sacrifice déjà offert. De plus, le sacrifice s'offre en la personne du Christ, qui est le principal ministre, tandis que la communion est pour le bien de ceux qui la reçoivent. Toutefois, la communion du prêtre appartient à l'intégrité du sacrifice : d'abord, parce que le sacrifice de la messe est une offrande pacifique, et que, suivant l'ancienne loi, la participation à la victime était nécessaire à l'intégrité de ce genre de sacrifice ; puis, parce que Jésus-Christ communia

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ses Apôtres à la dernière Cène quand il institua le divin sacrifice ; enfin, le Missel Romain, et la pratique constante de TEglise, prescrivent que, dans le cas où le prêtre qui célèbre la messe mourrait après la consécration, ou deviendrait autrement incapable de continuer jusqu'après la consommation des espèces, un autre prêtre, même non à jeun, devrait continuer le sacrifice et consommer les espèces.

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