‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 236 sur 392 · HÉB. VI · texte numérisé non relu

HÉB. VI

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certainement ; car, malgré la sévérité de ces avertissements, on ne cessait de leur rappeler que : «Si néanmoins quelqu'un pèche, nous avons pour avocat auprès du Père, Jésus-Christ, le juste ; car c'est lui qui est la victime de propitiation pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux de tout le monde. » ^

Comment, alors, sans un second baptême, le pécheur pourrait-il se réconcilier de nouveau avec Dieu ? A cette question de la plus haute importance, — et cette remarque surprendra sans doute tout homme qui regarde l'Ecriture comme la règle unique et suffisante pour tous les chrétiens, — à cette question, les auteurs inspirés ne donnent aucune réponse satisfaisante. Ils parlent à maintes reprises de la première réconciliation par le baptême ; mais c'est à peine s'ils font allusion à celle d'après ce sacrement. Sur le mode de l'obtenir, l'Ecriture ne nous donne aucun renseignement. Il nous faut, sur ce point, recourir à la pratique de l'Eglise catholique dans les premiers siècles. Cette pratique, comme elle a universellement prévalu, doit être fondée sur des principes légués par les Apôtres. Elle nous apprend que la seconde réconciliation exigeait une épreuve plus longue et plus laborieuse que la première. Au juif et au païen^ on demandait de croire, de renoncer à leurs péchés, et de recevoir le baptême. Le chrétien coupable, lui, était exclu de la communion du corps et du sang du Christ ; il était invité à confesser ses péchés; on lui faisait suivre une longue voie d'humiliation et de renoncement, alors, il devait supplier pour obtenir l'absolution, qui souvent lui était refusée jusqu'aux approches de la mort. Dans cette absolution, il était réconcilié en vertu du sacrement de pénitence.

I I s. J. II. I, 2.

Pour nous, qui avons été baptisés dans notre enfance, nous ne pouvons pas avoir commis des péchés actuels soumis à la rémission du baptême ; mais, comme eux, le baptême nous a rendus héritiers du ciel ; et, comme eux, nous pouvons, après le baptême, perdre notre héritage par le péché. Si nous avons ce malheur, il ne nous reste d'autre ressource que celle qui était la leur : nous n'avons qu'à chercher notre pardon dans le sacrement de pénitence.

(2) Le pardon des péchés. — Les Evangiles nous montrent notre Sauveur pardonnant les péchés en se proclamant le Fils de Vhomme, et, si on lui conteste ce pouvoir, il en prouve l'existence par un miracle. Ce même pouvoir, il l'a confié à ses Apôtres après sa résurrection.

« Que ce pouvoir n'est pas expiré avec les Apôtres, mais se soit transmis à leurs successeurs, c'est ce que prouvent et la nécessité de la chose et le témoignage de toute l'antiquité chrétienne : les Apôtres l'ont communiqué à ceux qu'ils ordonnaient pour ce ministère ; ceux-ci à d'autres, et ainsi, de génération en génération, il est venu jusqu'à nos jours. »

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