PRATIQUE DE LA CONFESSION
Quand on a examiné sa conscience, fait un acte de contrition, on se présente au confessionnal à son tour, suivant l'ordre des pénitents.
Il faut se rappeler qu'on ne doit pas se tenir trop près du confessionnal, afin de n'être pas exposé à entendre les péchés d'une autre personne. Si cela arrivait par hasard, ne pas
oublier qu'on est tenu au secret le plus rigoureux, à un secret qu'on ne doit jamais révéler.
En vous présentant devant le prêtre, vous vous agenouillez comme si c'était en présence de Dieu, que le prêtre représente au saint tribunal. Vous faites le signe de la croix, et vous demandez au prêtre de vous bénir, en disant : Bénisses-moi^ / mon pcrCy parce que fai péché. Le prêtre répond : Qiie le Seigneur soit dans votre cœur et sur vos lèvres, afin que vous confessiez vos péchés en toute sincérité et en toute humilité^ au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il. Vous récitez le Confiteor ']\is(\\\2. : C^ est ma faute. Alors, commencez votre confession en ces termes : Je ne me suis pas confessé depuis une semaine, ou un mois : j'ai reçu l'absolution et accompli ma pénitence. Depuis cette époque, je m'accuse d'avoir fait telle ou telle chose, d'avoir commis tel ou tel péché, tant de fois. En vous confessant, ayez soin de ne nommer personne, et efforcez-vous de vous exprimer en termes aussi clairs et aussi humbles que le permet la nature du péché.
Si vous n'aviez pas reçu l'absolution la dernière fois que vous vous êtes confessé, et que vous vous adressiez à un autre confesseur, il ne suffirait pas d'accuser les fautes commises depuis cette époque. Il faudrait confesser de nouveau vos péchés antérieurs, en remontant jusqu'à l'époque où vous avez reçu l'absolution après une bonne confession. Si vous vous adressez au même confesseur, il n'est pas nécessaire de renouveler l'aveu des fautes de la dernière confession, quand l'absolution a été différée, — à moins que le confesseur ne le juge autrement.
Quand vous avez terminé l'aveu complet et sincère de tous les péchés dont vous pouvez avoir souvenance, vous ajoutez :
if^O LES SACREMENTS EXPLIQUES
Je m'accuse de tous ces péchés^ de tous ceux de ma vie passée ; fen demande très humblement pardon à Dieu, et à vous^ mon père y la pénitence et F absolution. C'est ma faute ^ etc.. Vous finissez le Confiteor.
Votre confession terminée, vous écouterez avec attention et respect les avis et les instructions de votre confesseur, comme si Jésus-Christ lui-même vous parlait, et vous recevrez avec humilité la pénitence qu'il vous imposera.
Pendant que le prêtre vous donne Tabsolution, inclinez la tête avec un profond respect, comme si vous sentiez le précieux sang, qui a été répandu au Calvaire, couler sur votre âme pour la purifier du péché, et alors, rappelant toute la douleur que vous inspirent vos fautes, vous ferez du fond du cœur un acte de contrition.
L'absolution estla sentence du pardon que le prêtre prononce comme ministre de Dieu dans le sacrement de pénitence. ^
En quittant le confessionnal, on doit remercier Dieu de la grâce qu'on vient de recevoir, repasser dans sa mémoire les avis du confesseur, et prendre la résolution de les mettre en pratique. Par respect pour le sacrement, on doit éviter de parler de la confession, de la pénitence qui a été donnée, et éviter toute parole indiscrète, qui n'aurait d'autre but que de $atisfaire une vaine curiosité.
Une confession qui n'est pas valide doit se renouveler; et, comme je l'ai expliqué plus haut, si on s'adresse à un autre confesseur, il est nécessaire de refaire l'accusation des fautes qui en ont été l'objet ; ce qui n'est peut-être pas nécessaire, si on s'adresse au même confesseur. Le pénitent lui laissera la question à trancher.
I « Compagnon du Catéch.^ » 28' leçon, sur la Confession.
8. CONFESSION GÉNÉRALE, — QUAND ELLE EST NÉCESSAIRE, ET QUAND ELLE EST UTILE
Une confession générale est la répétition de plusieurs confessions antérieures ; elle peut porter sur toute la vie ou sur une certaine période de la vie.
La confession générale est nécessaire, lorsqu'il est moralement certain que les confessions antérieures sont invalides.
Il est quelquefois utile de faire une confession générale, surtout aux principales époques de la vie chrétienne, par exemple, lorsqu'on veut embrasser la vie religieuse, au moment de recevoir les saints ordres, pour se préparer au mariage ; et, pour plus de sécurité, il est fort à propos de la conseiller à l'heure de la mort.
Toutefois, la confession générale serait inutile, même nuisible pour certaines âmes, comme pour les personnes scrupuleuses et pour les consciences timorées. ^
I Voy. « Vie Mojiastique^ » p. 200.
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