‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 261 sur 392 · SOIT LICITE · texte numérisé non relu

SOIT LICITE

Si on peut entendre une confession, et donner une absolution par téléphone, c'est une question qui n'est pas encore complètement tranchée. Il ne serait certainement pas permis à un confesseur de se servir de cet instrument pour entendre la confession d'une personne absoute, et lui donner l'absolution, si ce n'est dans un cas de nécessité.

Pour le cas d'extrême nécessité, la question reste soumise à la décision du Saint-Siège. Cependant un prêtre pourrait donner l'absolution par téléphone sous condition, à une personne qui tomberait subitement malade au point d'être en

danger imminent de mort, quand le confesseur est dans rimpossibilité de se rendre auprès de cette personne. On ne peut pas affirmer que cette absolution serait invalide, parce qu'on ne peut pas dire que ces personnes ne conversent pas réellement ensemble, et, conséquemment, qu'elles ne sont pas moralement présentes Tune à l'autre.

6. LA CONFESSION SACRAMENTELLE PUBLIQUE n'a JAMAIS ÉTÉ OBLIGATOIRE

Il n'y a aucune obligation de faire publiquement une confession sacramentelle ; le Concile de Trente enseigne que la confession doit se faire en secret à un confesseur. Le Christ n'a jamais défendu la confession publique des péchés, mais il ne l'a non plus jamais commandée : elle n'est donc pas de précepte divin.

Nulle part on ne trouve une loi humaine prescrivant de confesser publiquement ses péchés, surtout les péchés secrets.

D'où il suit que la confession qui ne peut pas avoir lieu sans que d'autres l'entendent, dans les hôpitaux, ou à un prêtre sourd, n'est pas obligatoire, ou que l'intégrité matérielle n'en est pas exigée.

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