I HÉBR. V. I
S^O LES SACREMENTS EXPLiaUÉS
homme rejette l'appel de Dieu, et choisit lui-même une autre condition de vie, il renonce par le fait à ces grâces, et se prive ainsi des moyens de sainteté que Dieu lui destinait. Il peut bien se faire que le sacrement de l'ordre ne soit pas par lui-même nécessaire au salut; mais il peut l'être par accident pour ceux que Dieu appelle à une vocation ecclésiastique.
D'autre part, ceux qui ne sont pas appelés, ne doivent pas recevoir les saints ordres. Ce serait une intrusion dans le sanctuaire, et c'est à L\eu de choisir ses ministres. « Que nul, dit saint Paul, ne s'attache à soi-même cet honneur; il faut y être appelé de Dieu comme Aaron. » ^
Il y a donc une double obligation vis-à-vis de l'état ecclésiastique : celle de ne pas l'embrasser sans une vocation, divine, et celle de ne point s'y refuser, lorsqu'on a l'honneur de cet appel divin.
5. LES SIGNES d'une VOCATION DIVINE. AVIS AUX PARENTS ET AUX ENFANTS A PROPOS DE L'ÉTAT ECCLÉSIASTIQUE
Les principaux signes de cette vocation sont : (i) Un attrait pour les fonctions saintes ; (2) une aptitude suffisante pour les remplir ; (3) une grande pureté d'intention ; c'est-à-dire, le désir principal et surnaturel de travailler à la gloire de Dieu et au salut des âmes.
Tout ce que nous avons dit nous amène à la conclusion que les parents ne peuvent, sous aucun prétexte, s'opposer à la vocation de leurs enfants que Dieu appelle au sacerdoce. Toute opposition injuste de leur part serait : (i) Une usurpation contraire aux droits que leurs enfants tiennent de Dieu ;