CONSENTEMENT CONDITIONNEL
Le consentement ne saurait être conditionnel ; s'il était exprimé avec une condition opposée à la fin principale et à la substance de la vie conjugale, le mariage serait invalide.
Un consentement qui reposerait sur une chose future, par exemple, sur la condition d'une somme d'argent à recevoir, sur le consentement que donneront les parents, ne serait pas suffisant pour contracter mariage. Mais s'il dépend d'une condition passée ou présente, qui n'est pas opposée à la vie conjugale, le mariage serait valide, pourvu que la condition soit accomplie au moment du consentement.
La condition, acceptée de part et d'autre, de garder la chasteté, ne rendrait pas le mariage invalide.
La condition de faire élever les enfants dans l'hérésie et l'incroyance, quoique gravement coupable, n'invaliderait pas le mariage. Pendant que nous en sommes à cette question du consentement, nous devons parler de celui des parents pour le mariage de leurs enfants.