DIVISION DES sacrements: (i) nécessaires et non
NÉCESSAIRES. (2) CEUX QUI IMPRIMENT UN CARACTÈRE ET CEUX QUI n'en IMPRIMENT AUCUN. (3) SACREMENTS DES
vivants et sacrements des morts.
Les sacrements se divisent: (i) en nécessaires et non nécessaires. Les sacrements nécessaires le sont soit comme moyen de salut {necessitate mediœ), soit en vertu d'un précepte imposant la soumission à un ordre divin {necessitate prœcepti).
Les sacrements nécessaires comme moyen de salut sont : (i) Le Baptême, réel ou de désir au moins implicite. Il est la porte par laquelle nous avons accès aux autres sacrements, entrée dans l'Eglise ici-bas, et au royaume du ciel plus tard. (2) La Pénitence en réalité ou de désir, pour ceux qui ont commis un péché mortel après le Baptême. La Confirmation, la Sainte Eucharistie et l'Extrême-Onction sont nécessaires de nécessité de précepte. Les Saints Ordres et le Mariage ne sont pas nécessaires pour les particuliers, mais seulement pour la société.
(2) Il y a les sacrements qui impriment un caractère à Tâme, et ceux qui n'en impriment aucun. Le Baptême, la Confirmation et les Saints Ordres impriment à Tâme un caractère ou une marque ; les autres n'en impriment point ; et c'est pour cela qu'on peut les recevoir plusieurs fois.
(3) On les divise encore en sacrements des vivants et en sacrements des morts. Les sacrements des morts sont ceux qui rendent la vie de la grâce aux personnes qui sont mortes spirituellement ; c'est-à-dire qu'ils font passer l'âme de la mort du péché à la vie de la grâce. Ce sont le Baptême et la Pénitence. Les sacrements des vivants supposent que la personne qui les reçoit est en état de grâce, et ils augmentent en elle la vie de la grâce. Les sacrements des vivants sont : La Confirmation, l'Eucharistie, l'Extrême-Onction, l'Ordre et le Mariage. Il y aurait sacrilège à recevoir volontairement un de ces sacrements en état de péché. On ne doit les donner qu'à ceux qui vivent en Dieu par la grâce ; et c'est pour cela qu'on les appelle sacrements des vivants.
Certains auteurs non catholiques distinguent : (i) Les sacrements nécessaires, qui donnent naissance à la vie spirituelle, tels que le Baptême et l'Eucharistie ; (2) les sacrements supplémentaires, qui rétablissent l'effet perdu d'un sacrement nécessaire, comme la Pénitence ; ou le perfectionne quand il a été imparfaitement reçu, comme la Confirmation et l'Extrême-Onction, qui ne sont que les compléments respectifs du Baptême et de la Pénitence ; (3) les sacrements volontaires, qui, dans certains états de vie restant au libre choix des particuliers, procurent la grâce à l'âme : tels sont l'Ordre et le Mariage. Ces auteurs conviennent que, dans ces pays, on a admis sept sacrements au moins depuis le huitième siècle ; mais que plus récemment l'usage a prévalu de ne prendre le
mot de sacrement que dans son sens le plus restreint, et de ne plus l'appliquer qu'à deux. ^
Il est de foi catholique que les sacrements de la Nouvelle Loi sont au nombre de sept, ni plus ni moins, comme l'ont défini les Conciles de Trente et de Florence, et conformément au décret d'Eugène IV aux Arméniens. Ce décret peut s'appliquer aux Protestants, qui, contrairement à la tradition catholique, admettent tantôt deux sacrements, tantôt quatre, et parfois plus ou moins, et qui regardent quelques-uns des sacrements comme de purs symboles sans aucune efficacité.