‹ Les sages entretiens d'une âme qui désire sincèrement son salut [microforme]Chapitre 137 sur 153 · IV: Eposes-vous à vous-même des p'aitences · texte numérisé non relu

IV: Eposes-vous à vous-même des p'aitences

soit comme des remedes pour l'avenir, soit comme des satisfactions paur le passé. Priez votre Con: fesseur de vous en imposer de salutairer, de con»

venables, et de propastionnées à vos péchés. Trai-. tez votre corps durement, traitez-le eomme-une

bête de charge; a l'exemple de St. Hilarion.

V. Snyez sobre darrs le boire et dans le manger, de peur que les attraits de la concupiscence né telächent:en vous la vigueur de l'esprit, qui étant appesantt par les fumées des viandes, seræ moins vigilant pour la priere, et plus fécond en mauvaises pensées, ‘Ne vous laissez point aller aux excès du vin, d'où naît l'impureté.” Æph. 5

VI. Vivez dans une grande défiance de vous même, ef soyez hnmble; car la chûte: dans ce péu * est quelquefois une punition de l'orgueils Ne croyez pas que vous puissiez gardez la conti nence par vos: propres forces. (C'est une erreur dans laquetle étoit S. Augustig avant sa conversion, “ Je regardoïs, dit-il, la continence comme l'effet d'une force qte je crayois que homme dût tirer dé son propre fonds, & j'étois assez ignorant pour re pas savoir ce que dit l'Ecriture, que nul nepeut avoir lu continence que ceux à qui À vous plaît de la donner, à mor Dieu ; & vous me l’auries. | donnée sans doute, si je vous laveis demandée per les gémissemens de mon eœur:” Demandez la donc hunvblement à Dieu, én lui disant avec ce grand Saint: Vous m'ordonnez la continences Seigneur, donuez-moi ce que vous me commandes ; et conmmandez-moi ce que vous voudrez,

Les sag'° Entreliens. |

-, VII. Adonnez-vous à une dévotion réglée; sin. cere et constante ; pensez souvent à Ja mort et au Jugement qui la suit. S. Augustin déelare qu'avant sa conversion, rien ne ralentissoit tant en lui J'impétuosité qui l’entraînoit dans le gouffe des plaisirs sensuels, que la crainté de la mort, et de ce Jugement terrible que Dieu doit exercer à la fin -des siecles. Cette.crainte, dit-il, m'étoit tou. jours demeurée ; et rien, n'avoit jamais pu l'étouf. fer en moi. ‘* Pensez à J'enfer qui est le partage des impudiques. Pensez au Paradis, et considerez . qu'il n'y a rien de plus misérable, que. d'être abime.-düns les. voluptés de Îa chair, et de ne “pouvoir appercevoir cette beauté céleste, qu'on ne doit aimer que pour elle-nième; cette luiniere ei pure, à laquelle les yeux dela chair ne sauroient atteindre, et qui ne se voit que des yeux purs du cœur.” Aug. 6. Conf. 16... :

Pensez souvent à la Passion de Jésus-C briat, et prenez garde de ne pas renouveler ses plaies par vos péchés.

A yÿez souvent recours à la piscine “salutaire de la pénitence, pour vous y laver des taches que vous avez contractées par vos péchés; les Sacre. mens sont les canaux par lorquels Dieu nous com. sunique s4 grace. :

: Appliquez-vous :à faire de bonnes lectures. “ Aimez, dit S, Jérôme, la science des Saintes Ecritures: et vous n'aimerez pus. ke vices de la chair.” Epist. ad Rustic. |

- Assistez souvent aux Sermons. A force d'en. tendre les discours que saint, Ambroise faisoit au peuple tous les Dimanches, le cœur d'Augustin

églée, sin.

ort et au elare qu'a.

tant en lui ouffre des jort, et de ercer à la r'étoit toupu l'étouf.

Je partage considerez que: d'être $ et de ne este, qu'on tte luiniere e sauroient eux purs du

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d'Augustin

- Ekrpitre XXXVIIT. gts

éommença de s'ouvrir à la vérité. La: paroke de PDteu est un via: qui énivre, mais-d'une ivresse qui nous faisant goûter les plaisirs du Ciel; vous dé. tache de ceux de la teure. Aug. 5. Conf. 15.

Ea:pensée respectueuse de la présence de Dietn,. Ja crainte de j'offenser, un: ameur tendre pour Jésus-Chrit.et une dévotion solide pour sa sainte: Mere, sont des. moyens très-puissans pour’ vous conserver dans l’innveence, et pour vous faire huïr tout: œæ qui tient de la corruption de la chair.

Si nous sommes enfans de Dieu, dit.S; Clement Alexandrin; ne’ nous roulons point dans la fangé, me-rampons plus ser la terre eomme des serpens:,

pe nous abandonnons plus à nosfoibles convoitises,. .

élevons nos pensées et nos: discours vers le: Ciel, renonçons au monde et au péché; marchons d'un. pas dégagé sur la terre, comme.si nous- n'y tou-

ehions.pomt; et donnons tous nos soins à. l'étude: .

de la sagesse. Pedag. 6.5. +

Rentrez souvent en vous-mêmes, et: pensez:

je Dieu vous a: donné une raison, comme un.

mbeau pour-vous éelairer et vous eonduire dans: les téuebres de cette vie passagere. Marchez donc fionnêtement et eomme en plein: jour ; quittez les œuvres de ténebres, et entr’autres la molesse et

Limpureté Pensez que-Dieu vous a' donné vm

ænteiidement eapable de Je connoitre, et une volonté capable de l'aimer comme vatre souverain bien. Pourquoi-done vivre en bête, toujours pen ché vers la terre comme un nmmlet et un chevat qui n’ont point: d'entendement? Ps. 18.

Dites-vous ce qu’Augustin se disoit a soi-même =

dusqu'à al” tn if Jusqu'à. quand. re-

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mettrai-je de jour en jour? Pourquoi ne sera-ce ‘pas tout à l'heure ? ; Pourquoi #e me retirerai-je pus dès ce moment de mes ordures et de mes Mmfamies? Que me sert-il d'avoir de l'esprit et ,de la raison:qui est une chuse si-avantagyuse, si -je n'eu fais pas un bon usage ?”.. Conf. 7. & 12. . Elevez de tems en tems votre. cœur par des prieres courtes et vives, qui partent plus du cœur que de la bouehe. Plus vous serez uni à Dieu et présent à vous même, moins vous serez en-dänger ‘de perdre un trésor aussi précieux qu'est la chasteté. Car tout le prix de l'or n'est rien en compa-

raison d'une “me vraiment çchaste, dit le Saint

, Esprit. Eccle. 26. ” VIII. Eofin un grand remede et préservatif conire l'impureté, c'est de savoir s'accuper utile-

.ment. .

Pendant tout le tems que David fut occupé à.

commander les armées, il ne tomba point dans le péché de la chair; mais aussitôt qu'il fut demeuré oisif dans son palais, comme le fait remarquer Y'Ecriture Sainte, 1l se laissa dominer par une pas. dou brutale, et commit un adultere. 2. Rer. 1. Tandis que Salomon fut occupe à faire bâtir un Temple au Seigneur, il ne pensa puint à la cor. ruption; inais à peine eut-il achevé cette œuvre ii

sainte, qu'il s’abavdonna à la volupté, et y suc-

comba honteusement. 3. fes. 11.

--Lorsque j'etois encore jeune, dit St. Jérôme, et à convert des tentations du dehors par l’éloignement du monde, où je vivois retiré daus.les déserts, je ne-pouvois supporter l'ardeur de ma nature qui Me portoit Au mal; et quoique je m'appliquasse à

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