Chapitre XXXFIIL
l'abattre par des jeûnes frequens, néanmoins mon esprit étoit agite de mille pensces qui me tourmentoient.. Pour le dompter, je me mis sous la dis
.cipline d'un duif converti à la foi Chrétienne, afin : d'apprendre de lui la langue Hébraïque. Ceux
qui ont vécu avec moi, sont témoins combien cette étude m'a causé de peine et de pleurs, com-
bien de fois désespérant d'en venir à bout, je l'ai interrompue, et je m'y suis; rémis «de nouveau,
Maintenant je remercie le Seigneur de ce que je retire de doux fruits d'une science aussi amere, que l'est cette sorte de travail |
J'ajouterai, continue ce Pere, une chose que j'ai vue en £gypte. Ïl ÿ avoit dans un Monastere un jeune homme, Grec de nation, qui ne pouvoit, pi par aucune abstinencé, ni par aucun travail}, éteindre en lui.les ardeurs enflammées de la concupiscence, Le supérieur du Monastere le voyant en cet état pitoyable et dangereux, se servit de ce moyen pour l'en retirer. ; Il commanda à üu certain homme grave de l'accabler d'injures et d'outrages,
et de; venir ensuite lui en porter.ses pluintes le premier, comme si c'eût êté lui qui eût recu ces
Josultes.. Le supérieur, qui faisoit tout cela pour
‘le bien du jeune homme par une charité artificieuse,
fit comparoitre des témoins qui deposerent aussitôt en faveur de celui qui avoit fait les. outrages. Le jeune hamme se.mit à pleurer contre de tels anensonges, mais personne n'ujeutoit foi à ce qu'il disoit pour se justifier. 11 n’y eut que le Supérieur du Monastere, qui pour ne le’pas iaisser absorber par une trop grande tritesse, prit adroitement sa défense. La un mot l'année se passa de la sorte;
218 Les sages Entretonà |
après.quoi, eomme où. demanda. à'ce-jeune ons. me s'il étoit encore inquiété par sës anciennes. pensées, il: répondit + “ Has ! comment puurrat. je avoir des pensées diimpureté, je n'ai:pas seule. went le tems de respirer” Kiopremihi non: licet, &-fornicari cent. | | Ce:ssink Docteur rapporté ee exemple pour faire voir la. nécessité qu’il y° a de communiquer ses peines à un sagé Directeur, et combien le trasail, soit d'esprit, soit de: corps, est un moyen. excellent pour vaincre: le viee d'impureté. ‘Si ce jeune homme, dit-il, eût été seul, qui l’auroit sécnüreu: pour remporter. une telle’ victoire? Nul art ne.s’apprend sons maître. es gens du monde vainquent à la. vérité. un vice: par umautre, mais pour gous; nous devaus surmônter les vices pin l'amour et la pratique des vertus. opposées.
Faites quelques ouvrages, ajoute-t-il, afin. que: le dénion voas trouve toujours occupé. Un choa: en pousse dehors un autre, suivant, le: Proverbe, Etant'bien occupé, vous ne vous amusez à-aucune mauvaise-pensée ; et en faisant succédènun exer., cice à nautre; vous ne penserez uniquement qu'à
ce que vous êtes obligé de fire.” Epish. ad Rusticum Monac.
Tant que l'ame est-dominée par la volupté, elleest morte. Résrimez-dunc en.vous.la molesse du: piaisir, et abstenez-vous de tout ce que le siecle vorrompu vous présente d'agréable, car la füite: de ces choses-là Ÿ ” ivre l’ame, comme la recher. he de ces même: 0868 la. fait mourir. S.. 4e,
Cônrfess..
à Jeune ont.
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s ui l’auroit toire ? Nul ns du mondé sautre, rrais les vices pér psées.
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le: Proverbe, sez à aucune dènun exer-, juement qu'è
A ÆEpist: a
-volupté, ellea molesse du:
que le siecle . car la fuite:
me la rechere
. chair est foible.”