V. Demandez conseil à votre Confesseur, après
vous être bien fit çonncitre à lui: Dieu se sert
souvent des homines pour nous déceuvrix sa volon-
té. C'est ainsi que s'étant élu le jeuse Samuel
pour être un jour uu grand Prophete, ik ne voulut
as 1.éanmoins l'instzuise par lui méme, mais il Je soumit au Grand Prêtre Héli, et souffrit qu'i s'adressät plus d'une fois à ce viellard, pour connoitre sa volonté. Ce ft pour la même raison
que Jésus-Christ aysat fait eutendre sa voix à Saül’
pour le convertir, ne veuiut pas l'instruire par lui. même, quoiqu'il lui eût demandé aussitôt ce qu'il désiruit qu'ik ft; mais 11 l'agressa au disciple Ananias, afin qu'il apprit de lui ce qu'il devoit Lure Rrg. k. + PR Act: 9 |
VE Evitez ici deux extsém'%s; l’une est de ceux quèse laissant aller à un premier mouvement de ferveur, embrasseët ln premiere pensée qui leur vient, sans É».æniner. si elle est véritsblement.de Dieu, et s':gagent dans ure vie qui leur devient insupportuble, ausstét que ce. premier. feu s'est
passé, ce qui est souvent ce que prétend le démon,
Si vous vons servez des regles qui vous sont iei marques, elles vous douperout une assurance
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a60: Les sages Entrehens.
morale.que vou: êtes dans l'état que Dieu demande de vous, et elles vous rendront ferme et constant dans toutes les tentations," par la confiänce que vous aurez. que Dieu,, qui vous &..conduit, vous auistera. deses graçes.contre toutes les attajues.du malin: esprit.
L'autre. extrémité est de: ceux qui ne sauraient. se: déterminer sur le choix :qu'ils doivent faire, Es voudroient presque que Dieu. leur envoyät ua ‘Anye pourleur.déclarer sa volonté, Îl est.vrai qu'on æn. voit plusieurs.exemples. dans l'Ancien et dans le nouveau Testament ; mais.ves sortes de gruces sont extraordinaires ; ce sont des miracles que tous. ne devons point demander à Dieu, de veur de. le tenter, Il vout néanmoins que nous fassions sa, volonté :. faut donc qu'il nous ait donné d'autre regie pour la conuoitre, et: Ce:ne peuvent étre que celies.qui-viennent d'être rapportées.
VIH, Lorsque vaus aurez connu la: volonté de “Dieu, s'il vous.appelle à un état de vie plus sañt que c: lui du commun des hommes, soyez ferme ct courageux pour exécuter ce qu'il demande de vous. Le nralin esprit ne manquera pas de s'y opposer ; il se servira pour cela de vos parens. ou de vos anis, comme ii # autrefois à l'égard deS. Bernard æt de St. Thomas d'Aquin, dont les parens et les anis moublierent rien pour leur, faire: changer: de résolution. I} vous persuadera que vos parens tenant à. votre égard la place deDieu, leur volonté doit être la regle de la votre. H vous fera paroitre ha vie que vous. voulez eribrasser, comme une vie. mourañte, et une mort continuelle; et Dieu qui vaut a fait connvitre sa volonté, se. rètirera ep vous.
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demande t COnstint idnce que duit, vous taques.du
sauraiént.
vent faire, nvuyät un Vrai qu'on en et dans de gruces racles que , dé veur us fassions nné d'autre at être que
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y opposer ; .ou de vos S: Bernard srens et:ies hanger: de vos parens eur volonté era paroitre ne une vie.
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» Châpitre XL. :
lmssant eù quelqué façon à vous mêmes pour éprou- + ver votre fidélité ét votre courage, et pour vous faire mériter davantage. PATTES : Mais quand il s'agit du service de Dieu, et de l'affaire importante du salut, ce n'est ni la chair ni. le sang qu'il faut écouter. C'est alurs, co:ume dit S. Bernard, qu'il faut fouler aux pieds son pere et sa mure, suivant là parole de Jésus-Christ qui äit que pour être son disciple, il faut haïr son pere et sa mere; c'est-à-dire, comme il l'explique luimême, que celui qui me son pere où sa mere.
plus que lui, n'est.pas digiie de lui, C'est-la le glaive que Jésus-Christ est venu apporter, en séparant lefs d'avec son pere, et la fille d'avec sa mere, Ce glaive rompt les liens les plus forts de la nature et du sang, il nous sépare de ce que nous avons: de plus cher au monde, et de tout ce qui nous est un obstacle a la fidélité que nous devons à Diet. Dieu demande la preférénee dans votre cœur sur. tout autre ; est-il rien de plüs juste?" Il'est votre premier Pere, et il le veut être d'une maniere encsre plus particuliere, en vous appelant à un etut où il vaus donnera des graces qui adouciront tuutes vos peires, et vous les rendront même agréables ; car le joug de Jésus-Christ est doux, et 304 fardeau est léger. Znc. 14. Matt. 10 & 11. Si vous n'écoutez pas maintenant la voix de- Dieu qui vous appelle ; vous l'appellerez. aussi, et iène vous écoutera point. - Si vous refusez de suivre les lumieres que Dieu vous envoye pour vous faire embrasser un état de vie plus parfait, comment osez-vous vous flatter que Dieu vous. donnera de ces graces particulieres, sans lesquelles
et”.
Yous ne: vous sauverez jamais ? N'avez-vous pas aû : contraire tout sujet de craindre que, refusant Fhonneur qu'il. vous a fait de vous appeller à lui dans l'etat qu'il vous fera conno‘tre, ce mépris ne vous refroid'sse dans l'amaur de Dieu, et ne soit suivi de ces scustructions de graccs, dont il nous. menace duns i Ecriture? Mais ce qui. mérite hien ici votre attention, c'est que si vous connoissez que vous.ng vous sauverez que dans un-certain état de vie, où Dieu vous appelle, vous ne pouvez sans péché mortel résister à cet vocatiqn. | : L'exemple du jeune homme dont ‘à est parlé. dans l'Evangile, doit vous faire trembler, Il semble qu'il ne lui. manquoit rien pour embrasser le
Christianisme, H:ayoit observé tous les. Comman-
demens de Dieu dés.sa jeunesse. Mais il étoit. encore appellé à laperièction Evangélique :. il vous manque.une chose, lui dit. Jésus-Christ, c'est de. quitter tous vos bons amis pour me suivre. Faute: d'avoir suisi, l'attrait de sa vaçation, il ya lieu &e
croire. qu'il n'embrussa pas ième ie Christianisme.
Marc, 1 | RE «x Le malheur d'une ame qui. résiste-aux lumieres.
du Saint-Esprit, est décrit d'une maniere terrible:
dans l'Écriture, en ces termes: ‘ La:sagesse enscis gne au dehors, elle fait entendre sa voix dans les. places publiques ; et; elle dit :: O !'enfans,. jusqu'à quand aimerez-vous l'enfance? Jusqu'à quand, Jes.insensés désireront.ils ce qui les psrd ; conver. tisscz-vous par les remontfances. que. je vous fais.”
. Parce. que je vous aï appellés, & que vous. p'avez. point voulu m'évouter:; que j'ai étendu ma main, & qu'il ne s'est trouvé personne qui m'ait