Chapitre VI
tôt par son poids dans un autre péché, dit le Pape Saint Grégoire. Saint Pierre ayant renoncé une fois Jesus-Christ son Maître, le- renonce jusqu'a, trois fois Il n'y a qu'un pas d'un premier peché à un autre, et ce pas, dans le penchant «à se trouve le pêcheur, est bientôt fait. 1. Joan. 3. ® Serm. 4. divers. L, 25. Mor, c. 9.
A Tant qu'on demeure dans l'état du peché mortel, on ne cesse por d'avoir Dieu pour ennemi: car Dieu regarde les pécheurs dans sa colere, dit J'Ecriture : ur demeurant ennemis de Dieu pouvons-nous espérer qu'il répahdra sa bénédiction sur nous et sur nos entreprises ? N'est-ce as le peché qui rend les peuples miserables ? Si donc Dieu est contre nous, qui sera pour nous ? "+ Ecch. 4, Prov. 14.
: Si après avoir offensé un homme d'autorité 4 on passoit devant lui la tête levée, sans se mettre à en peine d’avoir encouru sa cojere. Si l’on se mettoit à rire et a badiner en sa présence, comme si on ne lui avoit rien fait, ne .seroit-ce pas
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une insulte et une effronterie outrageante ? C'est Ali précisement la maniere dont le pécheur se
comporte envers Dieu, quand après l'avoir of- Mfensé, il ne se met point en peine de réparer sa
ose paroître aussi tranquille devant sa divine Majesté, que s'il étoit innocent, sans aucune crainte de sa justice, et sans tâcher de fléchir sa colere par ses humiliations. N'est-ce pas li imiter la conduite de l’insensé, dont il est dit dans l’Ecriture, : qu'il commet l'iniquité comme en riant ; et qui bien loin de craindre le mal et de s'en d&
faute, ni de se relever de son peché, ei cuv'il
tourner, passe outre, et se croit en sûreté. Mais on ne se moque pas de Dieu, car sa colerg éclate. M ra tout d'un coup, et il perdra le pécheuft au jour | dela vengeance. ÆEcchi. 4. Prouv. 14.
‘ LE La foi m'apprend qu'il ya un Enfer pour hi ceux qui meurent en péché mortel. Le mauvais Ri Riche de l'Evangile mourut dans san péché, et il M eüt l'enfer pour sépulture. L'expérience, la rai. M son et la foi mème m'assurent-que la mort, quoi. h que. certaine en elle-même, est neanmoins incer. } taine dans ces circonstances. Qui m'a dit que je à ne mourrai pas subitement? Plusieurs qui se portoient aussi-bien que moi, ont été surpris dela B mort. Îls s'attendoient bien sans doute de vivre À on longtems, & sur ce fondement, ils differoient B eur conversion de jour en jour. Qu'est-il arrivé? h La mort les a surpris en péché mortel, et ils sont damnés sans ressource. Ne peut-il pas m'eu R arriver autant? Comment donc puis-je me ré- | jouir dans le danger où je me trouve? Comment puis-je dormir en repos? J'ai un serpent dans le E sein, j’ai un poison dans le cœur, je suis sur le bord de l'Enfer, j'ai la justice de Dieu sur ma té- DE gran te, j'ai les démons à mes côtés, la mort ést der. DS péch. riere moi, il y'a un abime de feu devant moi, et PE bien sous mes pieds. O mon Dieu, où en suis-je? DS libert et comment puis-je vivre seulement une heure en rend cet état ?- Luc 16. | LE mérit : IIL. Quand même je ne mourrois pas subite. BE justic ment, qui peut m'assurer que dans ma taladie, M. j'aurai un Prêtre pour me confesser ? Qui m'a dit BSser a que j'aurais assez de force de corps et d'esprit, et BMque j que mou jugement sera assez sain parmi les dou- MSlut ?
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ort, quoi.
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dit que je ;
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