Chapitre VI
teurs et l'abattement de la maladie, pour faire un bon examen de conscience.
bonnes œuvres! Car les meilleures actions faites en état de péché mortel, ne me sauveront jamais. Si j'avois une playe sur le corps, ne tàchernis je pas de la guérir au plutôt ? Si j'avois du fui sur mes habits, ne le secourois-je pas promptement ? Quoi donc, mon ame n'est-elle pas plus que mon corps, et le péché n'est-1l pas un bien plus grand mal que tous ces accidens là.
Pourquoi donc me fier sur l'espérance douteuse de me confesser après avoir passé ma vie dans l'égarement? Est-ce que je m'imagine qu'il ne faut qu'un bon Peccavi, et qu'un acte de contrition, pour recevoir la rémission de tous mes péchés? Hé-
las! l'enfer est rempli d'une infinité de malheu-
reux, qu'une semblable espérance a trompé. Cette vaine confiance est même uhe présomption ct un nouveau péché contre le Saint Esprit qui m'averti de pas dire que la miséricorde de Dieu est grande ; qu'il'aura pitié du grand nombre de mes péchés : car son indignation est prompte, aussi bien que sa miséricorde. Quiconque se donne la liberte d'offenser Dieu, parce qu'il est bon, se rend indigne de resseutir les effets de sa bonté, et
mérite au contraire d'éprouver les rigueurs de sa:
justice. ÆEccli. 5.
Maïs supposons même que je puisse me confes: :
ser avant que de mourrir ; est-ce à dire pour cela que je n'aurai plus rien à craindre pour mon salut? Cela servis vrai, si lu Confession suthsoit
Mais quaud cela se- ‘ Eroit, suis-je excusable de vouloir, toujours dans la: L disgrace de Dieu, perdre le fruit de toutes mes
ar à
ner at Fe.
dan hr
OR RE Ou {ie
pour être justifié, mais il faut de plus la Contri. À tion? Et qnelle assurance auroïis-je que ma con. b trition sera veritahle ; qu'elle sera intérieure, sou. M veraine, surnaturelle et universelle? C'est n‘an. | moins ce qui est nécessaire pour être réconcilié À
avec Dieu.
De plus, ai-je jamaie bien pensé aux suites du À péché d'habitude ? Elles sont si funestes, qu'on À à mille peines à se corriger des habitudes qu'on À
à contractées par les actes réitéres du péché, et que ces habitudes se changeant comme en nature, nous portent très-facilement à retomber
toujours dans les mêmes fautes. Outre qu'il Bi en ‘emeure dans l'ame je ne sais quelle ma. Bi
ligoité, qui l'affoiblit, qui lui denne du dégoût pour
GR a US UF er SAS
Dieu, et qui la rend de plus en plus susceptible À
des suggestions de Satan.
conversion.
Jusqu'a quand donc balancerai-je? Jusqu’a quand È ‘ remettrai-je de jour en jour Pourquoi ne sera. À
ce pas tout à l'heure? Pourquoi attendre à de.
main? Que sais-je s'il y a un lendemain pour À
Hélas! à quels dan. PF.
gers ne s'expose pas un pécheur qui differe sa à
moi? Le Saint Esprit m'avertit de ne point dif. E
remettre de jour en jour.
‘ ferer à me convertir au Seigneur, et de ne point Pourquoi donc enaur. È
cir mou cœur à sa voix? Si je veux. être ami À de Dieu, je le serai dans ce moment, car pour À
être ami de Dieu, il n’y a qu'à le vouloir, dit saint Auguitin. Conf. 8: C . À & 12.
" L té, ral.
re, inspi pas qu «
la Contrt, e ma con. }
evre, sou. D!
est n‘an. À
réconcilié À suites du 1 tes, qu'on À des. qu'on À
du péché, comme en À
retomber utre qu'il uelle ma-
goût pour
usceptible
quels dan.
differe sa
qu'a quand
ine 6sera- |
dre à deain pour
point dif.
bne point
nC endur- À
être ami car pour puloir, dit
© Chapitre VI.
* Donnez-moi, Ô mon Dieu, cette bonne volonté. Convertissez-moi à vous, et je me convertirai. Otez de moi ce cœur dur conime de la pierre, et dunnez-moi un cœur docile à vos saintes inspirations. Etant ainsi préparé, il ne me sera pas difficile de devenir votre ami, © mon Dieu, qui êtes la douceur de ma vie.
LLLLLLLLZLZS.
ver
RURE s
CELCTEILLL o