CHAPITRE IX
mans - A
@ourtes. Pratiques pour assurer SON salaud,
| | il auj DU Hop
1 | qi 1 dues L dédrde Ex : que
HE d à er UC À un grand désir de faire son me
nl : ch it, doit prendre tous les moyens pas RE fau
| s'hles pour mourir duns la grace de Divu. NI ais BB fait,
pour mourir en cet état, inc faut pas croise I
Quil aatfise de ftre coiuve un eertain Faux pro. jour D hôte, ve souhait stériles ‘ Que mon añe. disoit. ni qui M, puisse morir de lésvort des Justes.” Car il con ny a ancun hourne, quelque vicieux qu'il sui, R dev qui nu format volontiers ce désir, : Anum. 24, à quel Ce qu'il Put faire de plus, cost de travailler à D chac vire de la vie des Justeset s'en tenir à cette È Î belle maxime de Saint Aogustin, qu'on ne san ce | Fait trop avoir dans le cœur encore plus que dans RS pou
le butte! we: Si vare voulez bien mourir, dit ce Ef auti
Pere, vivez bien. Celui qui & hien vécu, ne peut # exe pris mal mourir. Ta bonne mort est lx récompen- 1 C'e se de la honce vie. Suis-je résolu de repasser RE lni-
suivent ces paroles dans mon esprit, et d'en fui. NE SC re la ri ‘He de ma conduite ? St je suis sage, je le BR de ferui, et je ne m apouyerai point sur lesperance fra! douteuse d'une longae vie. ei sur ln vaine con D le c fiance d'as ainendénent futur, eur ce sont ces BR 1
ma
15e Er À | ;
ee Chapitre IX. gt t, dit il, quel .. Phil, 1
Cain.
projets trompeurs qui ont perdu tant de monde, et qui en perdent encore tatit tous les jours." II. Tenez le certuin, dù S. Augustin, et cuittez l'incertain, 11 est certain que je mourrai, Rest incertain quand je mourrai. lfart dur c k que je me tienne toujours dans la disposition dè il paroître devant Dieu, puisque je neûx mounir dès aujourd'hui. S'il m'arrivoit de mourir en ce jour, de que voudrois-je avoir fait ? i'uisons-le des ce ma- ‘ fatre sen ment. Que souhaiterois- : n'avoir pas fait! 1 opens pes D faut donc que je fasse pénitence du fnal que‘j'ai
Len. 0. | {
> , 1 srl,
au. Mais DE fait, et que je ne le fasse plus à l'avénir, | | Pas Croire HI: Qu'est-ce que Dieu demande de mot au- Faux pro. BE jourd'hui, à cette heure, en re moment ? Qu'est ce ñe, disoit. RE qui luiest agréable? 11 faut que :je tÂche ‘de le ” Caril connoitre, & de le mettre en pratique. .C'ar nous
Qu'il suit, À devons, dit Saint Paul, être apaliqué à connoine
e 24 à quelle est la volonté de Dieu, afin de accomplir, avaiilor à BF chacun selan notre état. Æ£nhes. 5.
ir à cette M 1V. Pourquoi suis-je dans cette vie; qu’estine sau. D ce que jy ai a faire’ Y suis-je pour he rien faire, que dans À pour y perdre mon tems, pour le faire perdre:aux
ir, dit ce JS autres, pour les porter au mal par mon mauvais , he peut BF exemple? Bernard, pourquoi es-tù venu ii?
IT
compen. RE C'est ce que ce grand Saint se disoit sonvent à }}}{) repasser D lui-même, pour s'exciter à la ferveur: & c'estaus- | || d'en fai. D si ce que je me dois demander tous les jours, afin ii ge, je le EF de me représenter qu'elle est ma vocation, & &e |! perce D travailler à m'y. sanctifier en la manière que Dieu
Con le demande de noi, 1. Cor. 1. Ephes,
ont. ces BV. “ Que faut-il que je fasse, pour passéder la
vie éternelle ?” C'est ce qu'un jeune hontme demanda à Jesus-Christ dans l'Évangile : ét c’est
aussi ce que je me dois demander tous les jouet ä mot-mémr,. Je n'ai alors qu'à me répondre «(là p que Jesus. Christ répondit x ce jeune honnne. ‘2e ,.,x Si vous vounlez, Jui dit-il, arriver à la vie, gardoB.cu | les Commandemens.” Car ce, n'est pas la KL ec seule, qui doit distinguer le Chretien d'avec y. layen, C'est aussi la vie ; et l'on doit Ja montrer p£ M4 Ja difference de ses actions, et la d'fference de bo: religion, - Ma ‘vie: rpond-t-elle à ma Folk à Matth. 19, | . ne | VI. Dieu me voit, il est présent partout, 20h connoit tout, il'entettd tout. Pourquor done "it ; ne tiendrai-je pas dans la modestie, dans la ri que tenue, ct dans le respect en sa presence ? IS, 7 étrit rurle Livre de vie tout ce-que je fais, tof, cu que je ‘dis, tout ce qué je‘pense. Daus quel al: utmu de dois-je pas ctre sur moi-même? C: c'est à Dieu que je rendrai compte de toute nm conduite, ct un compte très exnet. | ; . VIT. Enfin tout ce que je“tais & tout ce qu je dis, anpartient ou à la voie large, o1 à la voi étroite, C'est ce que m'append S, Jerone. Qui Je est lu voie par laquelle je marche présentementf, “ ; Si je mene nne vie molle & si je pret € les commodités et les satisfuctions présentes 1Bcront biens futurs, je marche par la voie large: car MBDicu: $uis accompagné alors de la multitude, et j#c Dier avec moi un grand nombre de personnes qui 1éBaur lu ressemblent Or it ne fäut pas considerer ce qéS. live, fait la multitude, mais cé qu’a fait Jesus Chr Dieu «qui au lieu delta” vie tranquille et heureuse don es 41 pouvoit ‘jouir, a souffert là Croix, comme (ue de J'Apôtre : c'est pour cela qué ceux qui apparitans ca
LA Chapitre IX 83 s les jour bent à Jesus-Christ, ont cruaifié leur chair avec épondre cBles passions et ses désirs clérépice, Huy a que honnne. Eux qui iwarchent par ceite voie étroile QUI ONE, vie, gardnkecu l'espérance du selut, Lu voie large est la pas la Ni oie de spi pr et de la perditiun. Sp à. n d'avec her. 12. Gal. 5.
montrer paf Mais si uu cuntraire je mene une vis dure et rence de borieure ; si j'ai us cœur. pur et libre, ct st, fodmwa Font aux pivés toutes sortes de minuviais désirs, ne pense qu'u dévenr riche en vertes alors je partout, arche par la voie étroite: car oûtte Conduite ot done m'est suivie que de peu de gens. Ce sont ceuxdans la rh ue Jesus-Christ dans lévanriie u“ppule Le
esence ? [By T'ronpran. Ne dois- jet pas aspirer a étre de,
je fats, toile nombre” Luc. 1:
Daus quel
même ? Calkssregnmamensne., . metre ee qe
se
e toute ni Fr CHASPFFRE X.
tout ce qu , :
ou à la voi Matifs d'amour pour Bic.
ne. Que
esentementtf, “ Y *Ionorerai dit Dicu. quiconque m'honoje prete RE rerñi MAIS Cettx Qui ne ti piisent, LON-
présentes 1 aBBcront dans le mépris” sde «fs que je crois en
arue: Car Dieu; c'est le premisr article du Symbole ; at-je ude, et je Dieu les hautes des qu'il en fant avoir? Aïe nes qui néBour lui Je sentimens de respect qu'il axrité? erer Ce TR. ir.
esus Chr Dieu est un pur esprit, incompréhensible dans ureuse don essence, et fini dans ‘toutes ses perfections. , coume (ue de grandeur dans sa Majesté ! que de gloire à apparitians 54 be: autc ! que &s luuficie dans ea juissat -
PR, EU À, ME AR 71 i
ce! quelle étendue dans son Domaine? qu tünds dans ses richesses! Toute la puissance, toute da grandeur, toute la majesté ues :!° °° de la terre, réunie ensemble et comparée.à celle de Dieu, est quelque chose de moindre que we se. roit un vermisseau, Comparé a toutes Îles pertec. tions des honimes. Nu: ne peut résister à sa co sions lére, purce qu'il est Dieu: & ceux mème qui go une | verneut le monde, Hechissent sous lui, Toutes ie tre s4 créatures devant jui sont moins qu'une gout Ri d'eau en compuraison de 1 Ocean : elles sont moi} souve qu'un grain de sable, comparé à ja p.odigieul} pend étendue de tous les C ‘Urps celestes, 2tomb Et mot, qui suis-je dans toute la masse di ordre créatures ? Je suis beaucoup moins qu'un pit qu'au: grain de sable et de poussicre. Qui suis-je pou de no oser Me présenter devant Dieu, et lui parler? * ble de de parlerai à mon Seigneur, disoit Abraham, rem dindépe pli de de respect pour da majesté de Dieu, je par Jbesoin lsrai a mon Seigneur, moi qui ne suis que pou jsoin d siere & cendre.” Ne sont-ce pas la aussi les selqu'il y tinens daris lesquels je dois être en présence diCommi Seigocur des Seigneurs du Roides Rois” Gen, NRgue le ÏJ!. Dieu par sa seule parole à créé ce granÿif? sou univers, et i! peut l'anéantir d'ur clin d'œil. C'efiiet dig: dui qui à formé seul Ja vaste étendue des Cieux pans l' et qui marche sur les flots de la ner: il traifance porte les montagnes, il rewmue la terre de sa pif L'ai-je ce, et il fuit que “+ colonnes sont ébränl'es. C'firendu : lui qui comma' au soleil et le soleil ne se k@S. Ii. “point, et qui tien ses étoiles enfcrmées cowime «lp! PEU € le sceau : il fait des choses grandes, incomprehen fi "ant bies etuiraculeuses qui sunt sans nonibre. C'est iiS.PES €
ieu, q
ne? qtà puissance, 2. "'S (le à celle de
que QUEUE |:
lus p'ertec.
er 4 sa Cu:
je qui Lou
L'outes 10 ff ne goutte
sont mMolts
p.vdligieuse}
masse de qu'un pit suis-je pou
parler? ‘à rahauu, rem
lieu, je par que pour ussi les sen resetice (ll
s? Gen.
La
é ce gran d'œil. Ces des Cieux re il tra
e de sa pli
inl'es. Ce il ne se le cotime s0
omprehen |
Le. C'es |
‘Chapitre X,
ja mesuré les eaux dans le creux de sa main, et gui la tenant étendue a pesé les Cieux: C'est
Jui enfin qui soutient de trois doigts toute la mas-
se de la terre, qui pese les montagnes, et qui met les collines dans la balance. ‘Toutes ces expres-
sions tirées de l'Ecriture, servent à nous donner {une grande idée de Dieu, et à nous faire connoi-
tre sa forceet sa puissance. Jub. 9. Is. 40.
Rien ne respire que par son assistance, quélle
souveraineté sur ses créatures! Dans quelle dé-
pendance ne sont-elles pas à son égard? Il ne
tombe pas une feuille d'arbre en terre sans son tordre ; quelle providence! Il connoit tout jus-
qu'aux plus secretes des cœurs: il sait le nome de nos cheveux, des étoiles, et des graïns de sa-
ble de la mer ; quelle science ! Il est souverain et lindépendant ; il existe par lui-même, et il n’a
besoin de personne : toutes les créstures ont be-
soin de lui, soit pour être, soit pour agir ; tout ce qu'il y a d'admirable dans le monde, vient de lui
comme de son principe, & tout dépend de lui plus que le raÿon ne dépend du soleil, et le ruisseau de sa source. © mon Dieu! que vous ètes grand et digne de louange! que vous ètes admirable
Edans l'éminence de votre etre ! et que votre puis-
sance éclate dans les ouvrages de vos mains!
L'ai-je bien compris jusqu'a présent? Et ai-je rendu à Dieu les hommages qui lui son dus ?
II. Puisque Dieu est si grand, et que je suis si peu de chose, comment dois-je me comporter evant sa divine Majesté : quel respect ne suisje pas obligé de lui rendre? Quand je pense à Dieu, quand je parle : lui, ou que j'en entends
Les suges Entretiens.
| parler, est-ce avec un saint étonnement, avec ad AU imirdtion à la vûe de ses grandeurs; avec respect ji64
| | | | et avec un saint tremblement ? N'ai-je pas quel. R EN squefois profané son-:saint Nom, soit en le jurant en vain, soit en-l'employant dans ‘mes-discounhe ju inutilement et-sans aucun égard peur sa sainte RUN te ? .. Lorsque je me presente devant Dieu pour aies “Mi parler dans la prière,'-lersque je sais dauBf | l'Eglise où réside d'une mautere- particulier com | “est-ce dans une posture -respectueuse ?. Est.-« À sance | avec humilité;:et -avec attention en sa presence? & il
£on LA
Ah! que j'ai peu connu :jusqu'à present ce qe, te .-c'est que‘ Dieu! Les puissances du Ciel tre] ne
- blent devant sa Majesté ; et: moi, qui -suis-j
| - “pour le traiter avec aussi peu pe respect -que pl ; na ail | | na v
havre da | RE CE But
R its |