Chapitre: XI
créatures. Chacune mime de ces belles qua lités, prises separément, rend. aimables les pere
as À £onnes en qui elles se trouvent.
n le jura
Tout ce qu'il ÿ a de beauté, de vertu, de science et de perfection dans toutes les créatures, se trouve réunt en Dieu. ‘ Il est infiniment grand, dit S. Augustin, infiniment bon, infininent mi- Nulle beauté n’est comparable à la sienne : rien ne borne sa puis-
Ji sance ;. il est le premier principe de toutes choses, | presence’ il les soutient, il les remplit, et il les conserve toutes; donnant à chacun son être, son accrois-
{sement et sa perfection. Mais, à mon Dieu, ajou-
te ce saint: Evêque, qu'est-ce que je dis ici? Et qu'est ce que l'on peut dire en parlant de vous, à
À ma v'e, Ô mes chastes.délices ?” Con. À c. 4 ct 5
Si donc noys aimons les personnes & les choses
mêmes, où il se trouve quelqu'une de ces perfec-
tions, Dieu en qui elles se trouvent toutes dans uu
Msouverain degré, ne doit-il pas être aimé lui seul BA plus que tout ce qu'il y a d’aimable dans le monde?
Pourquoi avons-nous un cœur, sinon pour aimer Dieu et ce qui nons porte à Dieu? Et si nous aimons tant quelques rayons de bonté qui brillent dans les cr’atures; pourquoi ne ramassons-nous pas toutes les forces de notre amour pour les porter vers ce divin objet, où sont rassemblés dans leurs perfections tous les attraits de l’amour le plus pur ?
 beauté, gui surpasse toutes les autres beautés ! possedez
fsi bieu mon esprit et mon cœur, que je ne pense
plus qu'a vous, et que je n'aime rien autre chose que vous, qu'en vous, ou que pour vous. Le ciel
88 Les sages Entreliens.
et la terre éttout ce qu'ils renferment, me disent même de toutes parts, qu'il faut que je vous aime, et ils ne cessent point d'en dire autant à tous les hommes, afin qu'ils soient sans excuse, s'ils ne vous aiment pas. Aug, Conf. 10. c. 6.
11. Heureux qui vous aime, 6 mon Dieu, ct qui aime ses amis en vous, et ses ennemis pour l'amour de vous! Car de quelque côté que le cœur de l'homme se tourne, À moins que ce ne soit vers vous. il ne trouve que douleurs et angoisses, quelque beauté qu'il y ait dans les chc°es qu'il cherche hors de vous et de lui-même ; parce que la nature de toutes ces choses est de naître et de mourir. Nete laisse donc point aller, Ô mon ame, à ee qui n'est que vanité et instab#ité, puis-
que le repos solide et inalterable n'est que dans
lamour de ce qu’on re sauxoit perdre, à moins | up ne-cesse de l’aimer. Pour toutes les choses u monde, elles ne font que passer et ‘e succed r
les unes aux autres, mais Dieu ne passe point, Bi
C'est donc là qu'il faut enfin te fixer et t'établir, $
apres tant d’experiences qui font voir tous les BA jours que les chartres des créatures n’ont rien que À
de trompeur. Aug. Conf. 4. c. 9 & surv.
Si tu es touché de ce qu'il y a de beau dans le corps, que cela mème te porte à louer ce Dieu qui leur a donné l'être, et fait remonter ton amour
de l'ouvrage à l’'Ouvrier, de peur de lui deplaire,
en t'arrétant à ce que tu trouves d'agréable dan: k
les créatures, Si ce sont les ames qui te plaisent, aime-les, maisen Dieu : car par elles mêmes, ele;
ne sont qu'instabilité, non plus que les autres erc- fi atures. Ce n'est qu'en lui, et par lui qu'elles suni hé
qni nous nous plus poin sent, plus
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soit | de EL
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