Chapitre XI
quelque chose de fixe et de stable; s'il ne .les soutenoit, elles périroient et retomberoient dans Je néant. Ne les aime donc qu’en lui et tâche de porter vers lui, aussi-bien que toi, toutes celles
me disent ous aim, à tous les , Sils ne
6... M que tu pourras. Dis-leur, dis-leur sans cesse, à Dieu, ct M p’aimons que lui, c’est lui qui a fait tout ce que em pour nous voyons ; attachez-vous à celui qui vous a fait; té que le ctablissez-vous et vous fixez en lui, et vous serez
que ce ne Bi quelque chose de stable et de fixe ; reposez-vous et angoïs- BE en lui, & vous jouirez d’un parfait repos, Zbid. hc-es qu'il Bi ©. 12. HÉNT | Nr
parce que Bi J1II. Si nous aimons nos peres et meres et ceux aître et de M gni ont quelque bonne volonté pour nous; si er, Ô mon M nous avons de la reconnoissance, pour ceux qui nité, pui BA nous ont fait ou qui nous font dû bien : combien que dans R plus d'amour et de reconnoïissance ne devons-nous
, à moins D point avoir pour Dieu, qui nous a fait jusqu’à préles choses BE sent, et qui nous fait sans cesse incomparablement > succéd'r M plus de bien qu'aucune créature au monde. Si
sse point,
t, D j'ai quelques avantages et quelques perfections, t t'établir, R
suit de ia nature, soit de la grace, tout cela vient
tous les 4 de Dieu, qui est le Pere des lumieres, de qui desit rien que çend toute grace excellente et tout don parfait. su?v. ! I! me les a donnés par, pure bonté, sans aucun u dans les R% mérite provenant de ma part ; et il est prêt de
Dieu qui B Dn amouï i deplaire, B able dan: Bi e plaisent, mes, ele:
m'enrichir encore plus de ses dons, si je n y mets poinc d'obstacle par mes infidélités et ingratitudes. Qu'y a-t-il donc que je doive tant aimer que Dieu, puisqu'il me comble de bienfaits? Ne serais-je pas bien ingrat, si je ne répondois pas aux bontés : dun Pere si libéral? Jac. 1. | utres cri BE O mon Dieu, mon souverain hicn, mon bien elles sn véritable, en qui il n’y a pas moins de beauté 0]
= Zn + À PRET EE © — + |
se “ete LR TS
RES EN me
Se 2 — — ne
90 Les sages Entrelicns.
que de bonté ; je dis souvent que je vous aïme de tout mon cœtir, mais vous savez, Sergneur, si Cela
‘est vrai; car jai peur de me tromper mui-mêne,
en vous aimant seulement de bouche, et non d'ef. fet. Quelle marque d'amour vous ai-je donné jusqu'a prèsent? Quand on aime quelqu’un, on pense souvent à lui, on prend plaisir a parler de jui, et on est bien aise d'en entendre parler ; on prend ses hitéréts et sa défense, et on ne peut soufirir qu'on'le blesse en quoique ce soit, Est-ce là ce que je pratique à l'égard de Dieu? Ai-je sa pensée gravée dans mon cœur? Aimé.je à m'entretenir de lui et à en entendre parler ? Ai-je cœur ce qui le regarde? Ne suis-je point indiftérent, quand je vois ou que Pa qu'il est offense ?
Ne suis-je point lâche dans son service, et negligent a éviter le péché? N’appréhendé-je pas plus de déplaire aux hommes, que de déplaire a Dieu ?
Ne se trouve-t.il poiat quelqu'objet narmi les!
choses crées, pour qui j'aye plus d'amuur et d’ate Bi tache, que pour mon Dieu ? “ Car dès que notre
amour se partage entre vous, Seigneur, ct quel. qu'autre chose que l'on aime pour elle mème, et nou pas pour l'amour de vous, on vous en aime
. d'autant moins.” dit Samt Augustin. C'est À
moi à voir quel est l’amour-qui domine dans
‘ mion cœur. Conf. 10. c. 29.
O inon très-aimable Seigneur! Ô bonté inf.
me | que je suis honteux d'avoir commencé si tard
‘ à vous connoître et à vous aimer, beauté ancien.
ne, mais toujours nouvelle! Il est bien juste
‘ que si jusqu'a présent j'ai negligé de vous aimer ‘jé commence au moins maintenant À vous rendre
Famour que je vous dois pour celui dont vou
que | prêce nous.
oblig mis à VOns- Pere
Ja ter:
puisq a son
ETS
aime de r, si cela »i-mênie, non del. B ‘e donné qu’un, on }P parler de Æ arler ; on Bi n ne peut Bi
de Dieu ?
Aimé. je à r? Ai-je iditiérent, offense ?
negligent Bi s plus de a Dieu? :
armi les r et d’ate 4 que notre r, et quel.
méme, et s en une C'estih ine dansk
Re de RUE let en Po Se NE
met Ps D
onté inf.
cé si tard é ancien.
jen juste us aimer, us rendre} ont vou
Chapitre XII. gi m'avez prévenu, puisqu'on ne sauroit rien con cevoir . de meilleur que vous qui êtes le souverain bien. ‘Touchez mon cœur, et il se trouvera embrasé d'un umour ardent pour vous ; faites que ce soit cet amour qui y domine pre ferablement à tout autré. O amour ! 6 feu divin! qui brülez toujours sans vous éteindre jamais, embrasez-moi. Aug. Conf. 10. c. 27 & 29.